Lieux hantés

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Jeu 13 Sep - 15:39
Après une rude journée de travail à l’auberge, je sors finalement du bâtiment en poussant un grand soupir. Je suis heureuse de m’être trouver un job dans la restauration malgré mon déménagement forcé en Norvège, mais parfois je ne sais plus trop où donner de la tête dans cet endroit. En sept ans de service et même quand j’étais à Merkeley, je n’ai jamais servi autant de clients daemoniens depuis que je suis ici. En soit, cela ne me dérange pas, mais dès qu’un daemonien se pointe ça fait automatique bouches à nourrir au lieu d’une. Évidemment, quand ils prennent place à une table, l’âme ne reste pas là les pattes croisées à attendre que sa moitié termine de manger tranquillement et il commande toujours quelque chose pour l’accompagner, ce qui est tout à fait normal. Vaaldrick ferait la même chose si je l’emmenai au restaurant avec moi, c’est juste que ça me donne le double de travail à faire. Heureusement, les gens sont gentils par ici et je me sens toujours bien quand je quitte mon lieu de travail malgré une grosse journée comme celle-ci.

Un sourire sur le visage, je m’avance vers mon daemon qui m’attend patiemment sur la grande terrasse en bois en observant les montagnes qui nous et dès qu’il m’aperçoit, il ne peut s’empêcher de roucouler de bonheur. Après lui avoir donné une caresse sur sa grosse tête, il m’invite à grimper sur son dos pour me ramener à la maison, ce que je fais sans hésiter. Toutefois, avant de rejoindre notre destination, je lui fais part de mon envie d’arrêter chez le fleuriste pour y prendre quelques fleurs et comme la boutique se trouve tout juste sur notre route, ça ne devrait pas lui poser problème. Tandis qu’il s’envole, le dragon émet un grognement surpris et tourne son regard dans ma direction.

* Tu veux encore acheter des fleurs ? *
* Bah pourquoi pas ? Celles que j’ai à la maison commencent sérieusement à se faner. Ça ferait du bien d’avoir un nouveau bouquet bien coloré et qui dégagerait une merveilleuse odeur... tu ne crois pas ? *
* C’est Ryan qui va être content. *

Comme toujours, le reptile grommelle dans sa barbe et secoue la tête, mais il se contente tout de même de m’écouter sans en ajouter davantage. Mon sourire s’étend élargie depuis notre départ, je jette un coup d’œil à ma montre pour m’assurer que nous sommes dans les temps lorsque je constate que la boutique est sur le point de fermée. Paniquée, je n’ai rien besoin de dire que mon daemon accélère le battement de ses ailes en direction d’Okolnir et plus les secondes passent, plus j’ai peur de me cogner le nez sur une porte fermée. Je pourrais toujours revenir demain, mais même avec le temps qui joue contre moi en cette fin de journée ensoleillée, j’ai envie de tenter ma chance. La ville s’étend bien vite sous notre ombre qui passe rapidement sur les bâtiments et le dragon parvient à se poser en douceur non loin de la boutique. Affolée, je descends de sur son dos le plus rapidement possible pour m’élancer en courant en direction de la boutique tandis que le dragon me suit en marchant, la tête basse.

Dès que je touche à la porte, je suis heureuse de voir qu’elle s’ouvre encore et la petite clochette qui annonce l’arriver d’un nouveau client tinte plus fort cette fois-ci à cause de ma précipitation. Essoufflée, je m’avance vers le comptoir en tentant de reprendre mes esprits et j’adresse un sourire désolé au propriétaire des lieux.

- Pardonnez-moi, je sais que vous êtes sur le point de fermer, mais... est-ce qu’il vous reste des fleurs ? J’aurai aimé pouvoir passer plus tôt, je suis vraiment désolée, mais je viens tout juste de terminer de travailler.

Mon souffle maintenant plus régulier, j’entends la clochette qui sonne de nouveau pour laisser entrer le gros dragon à l’air désespéré. À cause de sa corpulence et ne voulant rien détruire dans la boutique, il se contente donc de s’asseoir dans l’entrée en attendant que je termine ma commission. Pitié, faites qu’il reste des fleurs...


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Ven 14 Sep - 20:23
La journée s’écoule tranquillement, les heures rythmées par la confection de bouquet, les discussions avec les habitués et le soin aux plantes. Le quotidien bien rôdé d’un métier qu’il a exercé depuis plus de vingt ans. De temps à autre, Betty et lui ne sont pas d’accord avec la composition à proposer à un client et chacun y va de son bouquet, laissant à la pauvre personne en question le soin délicat de les départager. Aujourd’hui, Darwin a plus de succès. Betty a les yeux plissés et propose des choix de plus en plus extravagants, fleurs sophistiquées et luxueuses contre les équilibres simples et parfumés de son daemonien. Elle séduit un ou deux clients, mais pas suffisamment pour concurrencer sérieusement Darwin. Il porte le sourire satisfait d’un chat ayant juste attrapé un canari et elle a presque envie de le lui faire ravaler. C’est banal, mais c’est agréable, une routine agréable. Il réussit même à convaincre un enfant de commencer à exercer ses talents de jardiniers en herbe avec une plante grasse plutôt qu’un bonsaï, au plus grand soulagement de ses parents. Darwin préfère perdre un peu d’argent que de mener l’arbre miniature à une mort prématurée.

Bientôt, l’heure de la fermeture approche. Le commerce est calme, les gens plus désireux de rentrer chez eux que d’acheter des plantes. *Tu sais bien que je n’aime pas le curry. Je ne sais même pas pourquoi tu as acheté de quoi en faire.* *Parce que, moi, j’aime ça.* Elle grimpe sur le comptoir pour s’y asseoir et le fixer d’un air désapprobateur. *Et qu’est-ce que je suis censée manger, moi ?* *Il y a des restes de gratin-* *Des restes ! Et bientôt tu vas vouloir que je fasse les poubelles, c’est ça ?* Il sourit doucement, toujours patient quand il est question de sa petite dame et de ses sensibilités. *Loin de moi l’idée, Betty. Qu’est-ce que tu voudrais manger ?* Elle fait mine de songer, comédie parfaitement exécutée, alors qu’il sait qu’elle a déjà une idée bien précise en tête. *Du saumon fumé.* Bien sur, pourquoi se contenter de la viande hachée qui est dans le frigo ? Pourtant, Darwin est bien incapable de lui refuser un petit plaisir aussi simple que celui-ci. *On passera à la supérette après avoir fermé alors.*

Pourtant, fermer, ça n’a pas l’air d’être pour tout de suite. La sonnette tinte vivement et une jeune femme traverse l’espace entre la porte et le comptoir en quelques enjambés, le souffle court et la voix rapide. « Pardonnez-moi, je sais que vous êtes sur le point de fermer, mais... est-ce qu’il vous reste des fleurs ? J’aurai aimé pouvoir passer plus tôt, je suis vraiment désolée, mais je viens tout juste de terminer de travailler. » Il sent l’agacement qui bourdonne chez sa daemonne, mais il se contente de sourire, amusé par les excuses. Au moins, elle a conscience de ne pas vraiment être dans les horaires d’ouverture. « Bonsoir, mademoiselle Svensson. Ponctuelle comme toujours », il se permet de remarquer avec un sourcil haussé, ne se privant pas du sarcasme facile mais sans méchanceté. Ce n’est pas la première fois que la jeune femme met les pieds dans la boutique aussi n’est-il pas étonné par le dragon qui vient s’assoir dans l’entrée de sa boutique. Il lui adresse un signe de tête en salutation et passe déjà de l’autre côté du comptoir, examinant ce qui lui reste de fleurs fraîches. « Voyons voir ce que j’ai. Il me reste des bouquets d’œillets », simples, colorés, efficaces, « ou sinon je peux vous proposer quelques lys blancs avec des anémones et des delphiniums bleus. Est-ce que vous cherchiez quelque chose pour une occasion particulière ? » Il s’enquiert, poli comme toujours, malgré Betty qui continue de faire sa mauvaise tête sur le comptoir. *Tu ne proposes rien ?* Elle se gratte derrière l’oreille pour montrer le peu de cas qu’elle fait de ce dernier bouquet. *J’ai faim*, réplique-t-elle comme si c’est une justification parfaitement sensée.



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Ven 21 Sep - 2:37
Le commentaire du fleuriste ne fait qu’accentuer ma culpabilité. Je n’ai pas l’habitude de me pointer à l’heure de fermeture, l’agacement de Vaaldrick peut en témoigner et je regrette très vite mon initiative. J’aurai du me montrer raisonnable pour une fois plutôt que d’essayer d’être à l’heure en sachant très bien que c’était presque impossible en quittant mon lieu de travail et comme d’habitude, je n’ai pas écouté ma moitié à ce sujet. D’ailleurs, ce dernier adresse un simple hochement de tête au propriétaire pour le saluer afin de lui rendre la politesse, ce qui n’est clairement pas dans ses habitudes. Il se montre beaucoup plus enthousiaste que ça d’habitude, mais en ce moment il est trop dépassé par les derniers évènements pour se montrer joyeux. Son agacement me tire un sourire en coin et je dois avouer que j’aime voir cet air grognon sur la tête du dragon noir. La voix de l’homme rapporte bien vite mon attention sur lui et mon sourire fait place à une légère grimace.

- Non je ne cherche rien en particulier. C’est seulement pour décorer un peu la maison qui est encore... très vide après ce déménagement.

J’ai encore du mal à me faire à cette nouvelle vie, non pas parce que j’en suis malheureusement, mais plutôt parce que je ne pensais jamais revenir aussi rapidement dans cette partie du monde. J’ai quitté la Suède il y a trois ans dans l’espoir de ne jamais y remettre les pieds et voilà que j’ai été emmenée de force dans le pays voisin. Je pourrais très bien décider de repartir vers de nouveaux horizons, quitter le nord de l’Europe une bonne fois pour toute, mais Ryan a décidé de rester en Norvège et je suis incapable de le quitter. Sa présence m’a toujours rassurée et dans un sens, je suis heureuse qu’il ait quitté son petit appartement donné par la ville pour emménager dans une maison plus spacieuse pendant ma convalescence. Il accepte de m’héberger en attendant que je me trouve un logement et j’ai pris l’habitude de ramener des fleurs à l’occasion pour mettre un peu de couleur dans ce lieu toujours dégarni de meuble. Les bouquets l’ont toujours fait soupirer et à voir la gueule de mon daemon actuellement, il ne devrait pas tarder à l’imiter.

Secouant la tête pour tenter de retrouver mes esprits, je sens ma culpabilité grimper de nouveau en flèche. Décidément, je ne peux rien faire pour la faire disparaître.

- Si je tombe vraiment mal vous n’avez qu’à me le dire, je pourrais repasser demain.

Prête à quitter les lieux selon sa réponse, je détourne le regard vers le fond de la boutique et c’est à cet instant que j’aperçois quelque chose d’étrange du coin de l’œil. Intriguée, je tourne complètement la tête dans cette direction pour constater qu’il s’agit d’un esprit. Il est là, debout et immobile. Il a toujours été là d’ailleurs, comme à chaque fois où je suis venue acheter un bouquet dans cette boutique. Décidément, il aime bien cet endroit... ou bien il avait un lien quelconque avec le vendeur à l’époque où il était encore en vie. C’est difficile à dire et comme je vois tellement de fantôme dans une journée, j’évite de penser à ce genre de détail. L’homme semble triste, son regard dirigé vers le fleuriste et même si je l’observe avec un peu plus d’intensité pour lui prouver que je le vois, il ne réagit pas. Devrais-je prévenir le propriétaire qu’un esprit semble s’être approprié les lieux ?

Pour l’instant il ne semble rien être arrivé de grave, Darwin semble même ignorer sa présence, mais je suis bien placer pour savoir que la situation peu rapidement dégénérer. Suffit qu’il fasse un geste de travers pour que le fantôme s’énerve et décide de ravager la boutique. Au fond de moi, je sais qu’il vaudrait mieux lui en parler, mais j’ai aussi peur de l’effrayer. Ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise avec les esprits... et il y a même des gens qui n'y croit pas.

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Lun 8 Oct - 17:30
Darwin hoche doucement la tête quand sa cliente lui explique à quoi servira le bouquet. Il a du mal à s’imaginer ce que ça peut être, se retrouver transporté de l’autre côté du monde après avoir vécu de terribles atrocités, tout ça pour trouver un logement vide et revenir à une parodie de vie normale. Ça doit être horriblement dur. Pourtant, Darwin, il est heureux de la situation. Il est heureux que ces gens aient été sauvés, il est heureux de la possibilité que les dieux en lesquels Michael croyait avec autant de ferveur soient derrière ça, il est heureux des aides et des soins mis en place par les services de la ville. Ils essaient tous de faire de leur mieux dans une situation qui n’aurait jamais dû dégénérer de cette façon. Pour Darwin, aujourd’hui, ça se résume à fournir un bouquet afin d’apporter un peu de confort à des pièces qui résonnent encore du manque de mobilier. « Ne vous inquiétez pas pour ça, je vous en prie. Ce n’est tout de même pas de votre faute si vous finissez tard le travail. »

Il réfléchit un instant à ce qu’il aimerait trouver en rentrant chez lui si son propre appartement n’était pas déjà bien colonisé par les plantes. *Michael avait raison. Sans lui, on vit dans une vraie jungle.* Il interrompt son geste pendant une seconde, bras tendu vers des fleurs soudainement immobile, cligne des yeux et prend trois tiges. C’est rare que Betty mentionne le nom de Michael. Généralement, ils dansent tous les deux autour de son absence, mais il suppose que le raton n’a pas vraiment été elle-même dans la journée, plus renfrognée et silencieuse qu’à son habitude. Si c’est là que ses pensées étaient, il comprend aisément pourquoi. Il ne sait pas vraiment quoi répondre si ce n’est qu’il doit dire quelque chose, n’importe quoi parce qu’il ne veut surtout pas que sa moitié pense qu’il ne discutera pas de ça avec elle. Il n’en a pas envie, c’est vrai, mais si elle peut y trouver un peu de paix, il fera des efforts. *Il n’avait pas souvent tort quand il était question de nous.*

Il ne s’attarde pas plus sur le sujet et s’occupe à composer un bouquet coloré et odorant pour amener un peu de vie au logement de Malaika et de son démon. Il travaille rapidement, associant certaines des fleurs restantes avec aise : il pourrait presque faire ça les yeux fermés, la disposition de la boutique ancrée en lui avec les années. Quand il se retourne pour proposer sa création à la jeune femme, celle-ci fixe le fond de la boutique, visiblement pensive. Darwin suit son regard, contemplant un instant les philodendrons, fougères et autres plantes en pot. « Une plante peut aussi être une bonne idée pour décorer de façon plus durable », il suggère poliment, bouquet en main. Maintenant qu’il y songe, l’idée est bonne et sera bien plus économique pour Malaika. Il attend patiemment, un sourire poli aux lèvres, que la jeune femme fasse son choix.



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Mar 16 Oct - 2:18
Une dispute mentale éclate entre Vaaldrick et moi sans que l’autre daemonien et sa daemonne ne soient mis au courant. Nous ne laissons rien paraître physiquement, même si nos esprits bouillonnent littéralement. Je ne pense pas que Darwin s’emporte ou soit effrayé par la réalité, voilà pourquoi je désire l’informer de la présence de l’esprit qui se trouve à l’arrière de la boutique, mais le dragon préférait que je garde le silence à ce sujet. Non pas pour faire du mal au fleuriste, mais plutôt pour lui éviter de souffrir en apprenant la vérité. Ce n’est pas tout le monde qui croit à ce genre de phénomène paranormal et si c’est le cas, ce n’est pas tout le monde qui arrive à vivre en ayant l’esprit tranquille par la suite. De mon côté, je n’ai pas eu le choix d’apprendre à vivre avec eux. Il doit forcément avoir un lien entre cet esprit et le vendeur pour qu’il soit toujours là à chaque fois que je viens y faire des achats. Darwin sait-il seulement que cet homme est mort ?

Je laisse le fleuriste s’occuper de l’arrangement du bouquet et son commentaire au sujet des plantes me tire enfin de mes pensées. Ne sachant pas depuis combien de temps je suis là à observer le fantôme, je secoue vivement la tête en retournant mon attention vers l’homme ayant de nouveau un large sourire aux lèvres. Je préfère faire comme si de rien n’était... pour l’instant.

- Une plante pourrait être intéressante, mais... les fleurs seront parfaites pour cette fois-ci, dis-je en prenant le bouquet qu’il me tend gentiment. Et puis, je me sentirais mal de vous avoir fait travailler pour rien si je change d’avis à la dernière minute comme ça.

Je ne sais toujours pas si j’ai le pouce vert, mais ce n’est plus qu’une question de temps avant que je le sache. Il y a suffisamment de place dans la maison pour y installer une plante et j’ai la ferme intention d’en acheter une lors de ma prochaine visite. Avant de sortir mon portefeuille, j’en profite pour sentir les fleurs qui, toutes ensembles, dégagent une odeur agréable. Dommage qu’elles ne restent pas belles longtemps... sinon je sens que j’en mettrai partout dans la maison, au plus grand découragement de Ryan. Déposant le bouquet sur le comptoir pour pouvoir le payer, j’attends que la transaction soit terminée avant de prendre mon courage à deux mains pour me lancer. Selon moi, Darwin à le droit de savoir ce qui se passe dans sa boutique et peut-être que cela lui permettra de mieux traverser son deuil, s’il y en a un évidemment.

- Heum... je ne sais pas trop comment aborder le sujet, mais j’aimerai vous dire quelque chose. Quelque chose d’important.

Vaaldrick me fait savoir que ce n’est sûrement pas le bon moment pour leur dire, surtout qu’ils étaient sur le point de fermer la boutique lorsque je suis arrivée comme une tornade. Si c’est vraiment le cas, j’imagine que le fleuriste ne se gênera pas pour m’arrêter dans mon élan et me demander de repasser prochainement pour lui dire ce que j’ai sur le cœur.

- Je ne veux pas vous faire peur, mais... mon pouvoir me permet de voir les esprits qui nous entoure et pour tout vous dire, il y en a un là-bas, tout au fond de votre boutique. Normalement je ne me préoccupe pas de leur présence, mais à chaque fois que je viens acheter des fleurs ici, il est là. Il est debout et vous observe, à la fois calme est paisible.

Je me tais un moment pour laisser une chance à l’homme d’encaisser ce que je viens de dire. S’il n’était qu’un humain j’aurai probablement voulu le protéger en gardant la présence de l’esprit secrète, mais comme il est aussi daemonien j’espère qu’il croira mes paroles. Nous avons tous un pouvoir, enfin... tous à l’exception de quelques personnes survivantes de l’épidémie de Merkeley et je ne souhaite pas non plus lui faire peur. L’esprit semble bon dans le sens où il n’est pas agressif ni perturbé comme ceux qui viennent me harceler à l’occasion et cela me pousse à croire qu’il a accepté sa mort en quelque sorte. J’ai l’impression qu’il veille sur le fleuriste, mais il m’est impossible d’en être certaine pour le moment.

- Avez-vous perdu un proche récemment ? Un membre de la famille ou encore un ami ?

J’aimerai pouvoir lui dire le nom de l’esprit, mais je n’ai pas communiqué avec ce dernier malgré les nombreuses fois où je l’ai aperçu. Je pourrais toujours décrire son physique, mais je préfère attendre de voir comment Darwin prend la nouvelle avant de faire quoique ce soit pour éviter d’envenimer la situation. Il me mettra peut-être dehors sans plus de cérémonie, qui sait ?


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Jeu 18 Oct - 21:58
*Elle est bizarre aujourd’hui, non ? Et regardez donc qui parle, songe Darwin, sans venin, simplement parce que personne ne semble être tout à fait soi-même en ce moment. Il sourit avec gentillesse quand la jeune femme s’extrait de ses pensées dans un vif mouvement de tête et se décide pour le bouquet. « C’est fort aimable de votre part, en ce cas », il commente avec un sourire amusé. Il est là pour trouver la perle rare, la plante ou les fleurs qui conviendront à la personne qu’il a en face de lui et à s’adapter à chaque fois. Cependant, si sa composition plait, il ne va pas insister, pas quand Betty attend fermement le moment de fermer. Il complète le bouquet avec un peu de verdure décorative, l’enveloppe de plastique et de papier fin et noue le tout avec l’aisance de l’habitude. Après, c’est le ballet traditionnel : annonce du prix, carte de paiement et machine qui passent de mains en mains, remerciements polis.

Betty s’étire. C’est un geste qui manque un peu de discrétion, à la limite du malpoli pour une dame qui insiste aussi souvent sur les manières. Darwin fronce les sourcils en sa direction. « Heum... je ne sais pas trop comment aborder le sujet, mais j’aimerai vous dire quelque chose. Quelque chose d’important. » Celle-ci, il ne s’y attendait pas. Ses sourcils se froncent un peu plus, soucis mêlé à une bonne dose de curiosité. Certes, la demoiselle a l’air préoccupée depuis son arrivée dans les lieux, mais Darwin pensait que c’était lié à son travail. Après tout, Malaika ne fait pas encore partie de ces habitués avec lesquels il échange plus que les politesses de rigueur et quelques questions innocentes. Prudemment il hoche la tête pour l’inviter à continuer dans un geste muet. « Je ne veux pas vous faire peur, mais... » *Ce n’est jamais bon signe quand quelqu’un commence comme ça.* Le raton lance un regard en coin à l’autre daemon resté dans l’entrée. *S’ils veulent nous braquer, on ne fait pas le poids.* *Et si on écoutait ce qu’elle a à dire au lieu d’assumer le pire, tu veux bien ?*

Il s’avère que ce que Malaika a à dire, c’est le pire. « Les esprits », il répète dans un murmure perdu, les yeux instinctivement attirés par le fond de la boutique, comme s’il s’attend à voir quelqu’un, lui aussi. Mais il n’y a rien. Il ne peut rien y avoir, pas vrai ? Ses mains se crispent sur le comptoir, sans qu’il s’en rende compte. C’est qu’il a le cœur qui bat plus vite, Darwin, malgré ses tentatives pour ne pas songer à une personne en particulier. C’est un doute qu’il ne peut pas se permettre, une hésitation dangereuse dans le tour d’équilibriste qui lui permet d’avancer en dépit de l’absence, gouffre béant sous ses pieds. « Avez-vous perdu un proche récemment ? Un membre de la famille ou encore un ami ? » Au bout de cinq ans, ce devrait être plus facile, n’est-ce pas ? Alors pourquoi il se sent encore au bord de l’asphyxie ? Il pense aller mieux, être enfin un peu apaisé, et voilà qu’il se coupe sur un fragment de tragédie. La blessure est de nouveau ouverte et il n’a rien pour calmer la douleur.

Darwin, il se raidit, perd sa bonhomie de gentleman à l’humeur égale, soudainement froid et distant. « Si c’est une plaisanterie, elle est de très mauvais goût. » Betty s’agite. Elle s’interpose et pousse de ses petites pattes contre le torse de son humain. « Darwin », elle tente, doucement. « C’est ridicule. S’il y avait un esprit ici, je le saurais. Il se serait manifesté, il ne m’aurait pas- » laissé comme ça. Il s’interrompt, incapable de finir sa phrase et prend une profonde inspiration. « Il est plus que temps que je ferme boutique, mademoiselle Svensson. » Betty hésite avant de se tourner vers la jeune femme. « Je m’excuse pour le comportement de mon daemonien, mademoiselle. S’il vous plait, n’y faites pas un attention. » Elle sent la colère qui couve chez lui et qui résonne dans sa poitrine à elle, si loin du calme lisse des derniers temps. « Betty, ça suffit. » « Non, toi, arrête ! S’il y a la moindre possibilité pour que ce soit vrai et que ce soit Michael, j’ai tout autant le droit que toi de décider pour moi-même si je veux savoir ! » Ils se fixent un instant, silence pesant, poils de raton hérissés et mâchoire humaine serrée à la limite du douleureux. Finalement, Darwin expire dans un souffle tremblant. Betty se tourne de nouveau vers Malaika et reprenant d’une voix douce. « Nous avons perdu Michael il y a cinq ans. C’était le mari de Darwin. »


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Ven 26 Oct - 16:22
Je crois que j’ai été trop loin. Le fleuriste s’est renfrogné, il est tendu et ne semble pas du tout apprécier ce que je viens de dire. Pourtant, il s’agit seulement de la vérité, mais comme je le savais déjà, ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise avec les esprits. Je regrette déjà mes paroles et je suis heureuse que Vaaldrick ne me fasse pas culpabiliser davantage mentalement, puisque lui il ne souhaitait rien dire à ce sujet. Il a tendance à me laisser prendre mes propres décisions sans me surprotéger comme beaucoup de daemons font et bien que j’aurai voulu que cela se passe autrement cette fois-ci, il reste fidèle à ses habitudes en restant silencieux. Comme toujours, il me laisse affronter les conséquences de mes actes même si je ne pensais pas que l’homme réagirait de cette façon. Je ne sais plus trop comment me comporter maintenant et j’ai visiblement touché une corde sensible. Je n’aurais pas du parler de mon don, il aurait du rester secret... comme c’est le cas depuis sept ans.

- Je... je suis vraiment désolée, je ne voulais pas...

Mes mots se coincent dans ma gorge quand j’apprends que le prénommé Michael était le mari de Darwin. J’ignore s’il s’agit bien de l’esprit qui se trouve tout au fond de la boutique, mais comme il est présent à chacune de mes visites, j’ose croire que c’est le cas. Je suis vraiment bouleversée d’apprendre une telle chose, je croyais que c’était un ami ou à la limite un frère... pas un conjoint. Ça doit être très difficile pour lui et je comprends mieux sa réaction maintenant, même si je n’ai plus trop envie de m’attarder en ces lieux. Tu ne pouvais pas savoir qu’il était toujours en deuil. Non, mais... j’aurai pu éviter de le faire souffrir. J’ai fait renaître des souvenirs douloureux en lui. Ça m’apprendra à trop en dire sur les esprits. Toujours assis dans l’entrée, le dragon penche la tête sur le côté et tente mentalement de me rassurer, mais cela reste sans effet pour le moment. Seul le temps pourra atténuer la tristesse et le regret qui m’envahit, tout comme la souffrance de Darwin.

- C’est moi qui m’excuse, je n’aurais pas du vous parler de ça, répondis-je après un moment, surtout à l’intention de Betty. Je... je crois qu’il serait mieux pour nous de partir.

Puis, sans rien ajouter puisque j’en ai visiblement trop dit et ne voulant pas aggraver la situation, je remercie le duo d’un signe de tête pour le bouquet que je tiens toujours en main avant de me diriger vers mon daemon qui s’est déjà retourné vers la porte, prêt à rentrer à la maison. Il est temps pour eux de fermer boutique, je les ai trop longtemps retardés comme ça. En y repensant bien, seule ma meilleure amie restée à Merkeley et Ryan sont au courant de mes capacités de medium et je crois qu’ils auraient du le rester... pour le bien de tous. C’est difficile pour moi de ne pas pouvoir parler de mon pouvoir à mon entourage, surtout en voyant tous les autres daemoniens qui le font, mais si c’est pour protéger les gens, alors je dois trouver la force de rester silencieuse. Une fois dehors, la sensation du vent qui souffle sur mon visage me pousse à soupirer tout en baissant les yeux sur les fleurs colorées que je viens d’acheter.

Je culpabilise tellement que j’aimerai pouvoir disparaître dans le sol. Aurais-je seulement le courage de remettre les pieds dans cette boutique un jour ?


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Jeu 1 Nov - 22:52
*Elle est partie. Tu es content ?* Content ? Bien sûr que non, il n’est pas content. Il a les mains qui tremblent, légèrement, et il a froid bien que la boutique soit à une agréable température. Pourquoi est-ce qu’il a si froid ? Ses yeux sont revenus s’attacher à ce point dans le fond de la pièce. Y a-t-il vraiment un esprit là-bas ? Son esprit ? Depuis combien de temps ? Darwin ne sait pas comment réagir. Devrait-il être heureux qu’il subsiste quelque chose de son mari dans ce monde ? Ou horrifié à l’idée ? C’est stupide. Tout cela est stupide et il devrait ne jamais y repenser. Juste une mauvaise blague. *Oh oui elle avait l’air de s’amuser comme une petite folle !* Il essaie de chasser la voix de Betty de sa tête. Il n’a pas besoin de sa colère et de ses reproches. Plus que tout, il n’a pas besoin de sa douleur, écho exact de celle qui lui déchire les poumons et l’empêche de respirer correctement. *Reste là si tu veux. Moi je vais aller rassurer cette pauvre demoiselle.*

Fidèle à ses dires, Betty descend du comptoir et se précipite vers la porte, se faufilant de justesse avant qu’elle ne se referme. Elle descend la rue à la suite de Malaika et de son daemon. Darwin sent la distance, lien tiré jusqu’à l’inconfort puis à la limite de la douleur. Ses yeux se détachent enfin de sa collection de plante en pot et il emboîte le pas au raton laveur. Il rouvre la porte et s’adosse à la chambranle, l’air frais l’aidant à respirer. Plus loins, Betty a déjà rattrapé leurs derniers clients. « Mademoiselle Svensson ! Mademoiselle, un instant, s’il vous plait. » Elle hésite un peu. Elle aussi, elles est déboussolée, loin de son assurance naturelle. Pourtant elle ose. Courageuse jusqu’au bout des poils, sa petite dame. « Je suis désolée de la réaction de Darwin, vraiment. Vous ne devriez pas avoir à vous excuser pour votre don. Encore moins dans cette ville. Je ne sais pas si ça fait une grande différence, mais je vous suis reconnaissante de nous avoir informés de ce que vous avez vu. » Elle incline la tête, seul signe de remerciement auquel elle peut songer à l’instant.

Darwin regarde tout ça de loin. Il hésite quand il entend les paroles de sa daemonne. Et si toute cette histoire est vraie ? Si ce don existe et qu’un fantôme est bien là ? Il ne peut pas continuer à vivre comme si de rien était. Puis, les excuses, ce n’est pas à Betty de les présenter, mais à lui. Il passe une main dans ses cheveux, un soupir échoué sur ses lèvres, loin de l’habituel stoïcisme anglais. S’il y a quelqu’un capable d’un tel dramatisme juste pour tirer une réaction de lui, c’est bien Michael, de ça, il ne doutera jamais. Il réprime un juron avant de céder et de rejoindre les autres. « Je vous présente mes excuses, mademoiselle Svensson. Je n’aurais pas dû m’emporter ainsi, j’en suis navré. » Ce sont des mots sincères, encore plus précieux en ce que Darwin n’admet que rarement ces torts. Cependant le sujet est trop important pour se cacher derrière sa fierté. « Est-ce que... » Il hésite de nouveau, peu sûr de ce qu’il peut dire après une telle discussion, peu sûr de ce qui arrangera les choses et leur permettra de mettre un peu de normalité dans leur soirée. « Est-ce que je peux vous offrir une tasse de thé pour me faire pardonner ? » Betty hoche de la tête avant de venir adosser son poids contre la jambe de son humain, signe de réconciliation et soutien muet en même temps. *Encore un autre effort, Dada.* « Vous pourriez m’en dire plus sur votre don, si vous le voulez bien ? Ce ne doit pas être quelque chose d’évident à vivre. » Fierté qui éclot dans son esprit, conséquence directe des sentiments du raton laveur. *C’est mieux, oui.*



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Nothing will be the same...

Ven 9 Nov - 2:48
J’ai l’intention de retourner chez moi à pied lorsqu’une voix m’interrompt dans mes pensées. En me retournant, je suis surprise de voir que Betty nous a suivit dans la rue, elle qui semblait si agacée de notre présence quand nous sommes entrés pour acheter un bouquet quelques minutes auparavant. Mon étonnement ne fait que s’accroitre en entendant ses excuses à l’égard de Darwin et Vaaldrick, qui partage aussi ma surprise, ne peut s’empêcher de vivement redresser les oreilles après s’être tourner vers la ratonne. Nous sommes tous les deux à l’écoute de ce qu’elle a à dire et je ne peux m’empêcher de m’agenouiller devant elle pour tenter d’être à sa hauteur, le bouquet coloré toujours dans mes bras. Le dragon s’approche de quelques pas à son tour, autant pour éviter de nuire aux déplacements des autres passants que pour pouvoir être en mesure d’entendre notre conversation.

- J’ai sans doute été un peu maladroite, lui répondis-je en tournant légèrement la tête, mal à l’aise. Je n’ai pas l’habitude de parler de mon pouvoir comme ça et j’aurai peut-être du chercher mes mots un peu plus.

Ou tout simplement ne rien dire pour éviter d’empirer les choses. Comme la daemonne dit être reconnaissante que j’ai osé révéler la présence de l’esprit, je n’ose pas dire à voix haute cette pensée pour éviter de la vexer. Je suis heureuse qu’elle le prenne bien, mais je suis aussi très déçue d’avoir énervé sa moitié. Ce n’était pas dans mes intentions, mais c’était un risque à prendre et j’en étais pleinement consciente. D’ailleurs, parlant du loup, ce dernier ne tarde pas à faire irruption dans la rue pour venir nous rejoindre. Ne sachant plus sur quel pied danser en sa présence, je me redresse pour lui faire face sans trop savoir si je dois lui sourire ou non. Je me contente donc de l’écouter seulement et je suis de nouveau surprise d’entendre qu’il est désolé, même si je considère toujours que tout cela est de ma faute. Si Betty n’accepte pas mes excuses, j’imagine que c’est aussi son cas.

- Votre réaction était tout à fait légitime. Quand les gens apprennent qu’un esprit familier rôde autour d’eux, généralement c’est comme s’ils vivaient un second deuil. En temps normal je ne parle pas trop de mon don pour éviter d’effrayer les gens justement... commençai-je en esquissant une légère grimace, mais il se pourrait bien que j’accepte de m’ouvrir un peu devant une bonne tasse de thé, si c'est ce que vous voulez.

Plus je parle et plus ma grimace se transforme en sourire. De toute façon, j’ai déjà dit à Darwin ce que j’étais capable de voir, alors aussi bien poursuivre dans ma lancée surtout si c’est lui qui me le demande. De plus, cela me fera peut-être du bien de partager mes problèmes pour une fois.

- J’y pense, vous ne devez surement pas avoir mangé si vous fermer boutique à cette heure-ci. Préférez-vous qu’on remettre le thé à une autre fois ? Sinon on peut aussi se trouver un restaurant si vous avez faim.

Dans notre cas nous avons mangé un peu avant de quitter l’auberge puisque les erreurs de commande ne manque pas et c’est toujours le personnel qui doit s’occuper de faire disparaitre les restes. Si certains cuisiniers préfèrent tout jeter, moi je préfère tout manger si mon estomac peut le supporter et Vaaldrick joue aussi très bien le rôle de l’aspirateur sur patte. Tout dépendra de la décision de l’autre duo et s’ils votent pour le resto, je suis prête à parier que le dragon trouvera quand même quelque chose à commander. Ma moitié est vraiment trop gourmande, plus gourmande que moi en tout cas, et tandis que je suis occupée à discuter avec Darwin, je ne remarque pas qu’il s’est approché de Betty avec son long cou tout étiré vers l’avant pour tenter de la renifler. Décidément, il sait comment s’y prendre avec les autres daemons... ou pas.


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