Elijah ✖ Nous sommes notre propre peine, notre propre remède.

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Dim 16 Sep - 17:14
Nous sommes notre propre peine, notre propre remède.
Elijah & Àsgard
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J'suis là Às. J'suis là...
La phrase trouve un écho amère dans ton crâne et tu peines à la croire alors que vous vous avancez vers la sortie du temple. Qui fut vraiment là lorsque tu en avais besoin ? Qui est-ce qui s'est obstiné malgré tout pour te porter secours ? Personne. Ni ta mère, ni ton père, ni aucun de tes frères. Tous ont, soit baissé les bras devant ton caractère, soit t'ont tourné le dos. Démerde-toi tout seul Àsgard !
Tu ne crois pas ce qu'il te dit, ça sonne comme quelque chose de faux, comme quelque chose qui ne se produira jamais et pourtant... Pourtant, tu aimerais tant savoir qu'il te dit la vérité, savoir que tu peux fermer les yeux et profiter de nuits plus douces grâce à sa simple présence, à son simple soutien mais tu ne les crois plus, pas pour ça. Tu poses une main sur son épaule en t'écartant de lui. Sourire jaune et tu secoues la tête en ravalant tes dernières larmes.

Tu as toujours été un utopiste Elijah, n'est-ce pas ? Pourquoi commenter alors que tu ne seras pas capable de tenir parole ?

Mauvais. Tu prends mal sa remarque et une pulsion en toi bat jusque dans tes tympans. Tes nerfs se nouent, et tu frottes durement ton front de tes doigts pour ne pas craquer. Tu n'as jamais réellement su te remettre en question, tu n'as jamais voulu comprendre que c'est par ta faute que le monde t'a abandonné. Pourquoi ne sont-ils pas capables d'essayer de composer avec la personnalité de chacun ? Pourquoi serait-ce à toi de faire l'effort de t'adapter aux autres ? Peut être est-ce parce que toi tu aurais bravé tous les ouragans pour venir en aide à ceux que tu aimes, peut être est-ce parce que toi tu aurais affronté n'importe quel cataclysme pour les protéger. Et tu l'as déjà fait. Les protéger de la vie, de ses dangers... Protège ta famille. La phrase t'irrite encore, toujours.
Oui, tu le sais bien que ce n'est pas de ta faute et ce n'est pas toi que tu accuses.

Comment peux-tu avoir le culot de me dire que tu seras présent pour moi, alors que vous avez tous détourné votre regard de moi lorsque Thörgys décida pour vous qu'il était temps de rentrer en Norvège parce que lui, il ne pouvait plus supporter ma présence !? En vous taisant, en le suivant, vous lui avez tous donné raison, aucun de vous n'a osé s'opposer à lui. Aucun d'entre vous n'a de jamais eut les couilles de lui tenir tête de toute façon, le seul con à le faire c'était moi !  Mais pour quelle raison vous lui auriez tenu la tête, vous les princes à qui l'on devait tout pardonner, vous a qui il ne fallait rien demander, vous qu'il ne fallait surtout pas déranger, vous à qui nous devions remplir le moindre de vos souhaits afin que vous ne connaissiez jamais la frustration.

La pression monte, la tension t'entoure comme une vague palpable et désagréable. Ton ton est cinglant, tu n'avais jamais pu cautionner le comportement de tes parents à l'égard de tes frères. La difficulté de ne pas monter d'un cran est encore plus présente mais ton comportement irrité laisse, quant-à lui, parfaitement comprendre que tu perds de ta sérénité... La tempête prend de l'ampleur et toi-même tu sais combien elle peut être dangereuse et cette fois-ci, il n'y a pas Kementári pour t'apaiser... Tu aurais pourtant bien eu besoin d'elle, pauvre Àsgard...

Tout père qu'il peut être pour nous, jamais je ne lui pardonnerai, tu m'entends bien Elijah !? Il m'a conditionné, a tenté de me fabriquer à son image, que je sois celui qu'il voulait que je sois et non celui que je devais être. À protéger cette putain de famille tu sais jusqu'où ça m'a poussé Elijah ? Non, tu ne pourrais te l'imaginer et probablement même que tu ne voudrais jamais le savoir, petit prince. Elijah, tu n'es pas là pour moi, seulement là au bon endroit au bon moment et je suis incapable de te croire lorsque tu prononces ces mots pendant que personne ne fut présent durant la guerre civile de Merkeley. Laissé à l'abandon comme un vulgaire clébard, adviendra de lui ce qu'il adviendra. Tu sais ce que c'est toi de souffrir en ne pouvant plus compter sur quelqu'un ?

Tu te ressaisis. Ça fait sept ans maintenant, sept années depuis qu'Ida est partie, depuis qu'Elisa m'a trompé. Le début d'une chute libre en enfer, celle ou aucun filet ne te retient, ou tu tombes seulement comme une masse. Mon corps, mon âme, tout en moi n'a jamais cessé de souffrir. Je viens de tout perdre Elijah. Kementári, elle était la seule preuve de mon humanité, depuis des années, c'était elle qui me portait, elle qui me guidait, elle qui me calmait, elle qui me protégeait, elle qui m'aimait. Son absence c'est au-delà de la mort d'un Daëmon. Quand Elisa est allée vivre ailleurs, je croyais que je ne pouvais pas vivre pire douleur que celle ci. C'est Kemen' qui tenta de m'aider à me relever après m'avoir laissé le temps qu'il me fallait. Je me suis fait insulter par Kjed d'être parti, mais que connaît-il de la vie ce petit con ? Aucun humain ne porte ni la patience, ni la réflexion de Kementári, aucun humain n'avait ce pouvoir qu'elle seule pouvait exercer sur moi. Si je suis encore là aujourd'hui, c'est sans aucun doute grâce à elle. Tu t'arrêtes quelques secondes. Vous avez fini par me laisser choir Elijah, vous cachant derrière une colère que vous ne vouliez même pas comprendre, finissant par ignorer la raison de mon départ, la mort de ma fille et l'acte de la femme que j'aime. Je ne suis certainement pas le mieux placé pour en parler, mais je sais bien qu'il est plus simple de jeter la pierre que d'accepter ses erreurs... Dénonciation. Je vois les morts... Révélation.

Tu vois Ida, c'est ce que tu veux lui faire comprendre. Non tu n'es pas fou, non tu ne sais pas s'il comprendra là ou tu veux vraiment en venir mais au fond de toi, tu l'espères. Tu le sais, ton discours, tes reproches, tout est complètement décousu. Si en réalité tu as réellement besoin qu'il soit là pour toi, que tes reproches ne soient qu'une mauvaise interprétation de leur silence, tu ne le lui diras jamais. Tu inspires et regagne un calme certain, acceptant de laisser enfin s'en aller cette fureur qui vit le jour par la mort de ton âme. Tu t'assoies non pas sur le banc mais à ses pieds, main divagante sur la terre à ta gauche. Si tu la cherches, elle sera toujours à tes côtés. Toujours.

J'ai revu Elisa... Et c'est insupportable. Elle est comme... marqué au fer rouge. Sa voix, son regard, ses gestes... Lorsque je suis avec elle, je me sens incapable, privé de ma liberté de penser, d'agir. Lorsque je suis avec elle, elle me rappelle combien j'ai pu l'aimer et ô combien je ressens encore la puissance de ce sentiment. Dès lors que je ne la vois plus, j'ai l'impression d'être guérit, de ne plus jamais être dépendant d'elle. J'ai peur de la recroiser un jour Elijah... J'ai peur parce que je sais que sans elle je ne serais peut-être jamais autant heureux qu'avant je ne pouvais l'être mais en même temps tu sais jusqu'à quel point ma rancune peut me rendre infecte. C'est dur de vouloir protéger de soi-même la personne que l'on aime parce qu'on est incapable d'offrir le pardon.

Elijah, il a souvent été celui à qui tu te confiais lorsque vous étiez plus jeune. Plus mature et moins égoïste que son jumeau, toi tu n'avais jamais trouvé qu'eux deux se ressemblaient...

Finalement, il y a plus de dix ans de ça, tu avais en partie raison : vous m'avez perdu pour une femme... Ou à cause, je ne sais pas trop...



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Dim 23 Sep - 14:29
Sur son visage, comme un doute, une hésitation ; il se recule légèrement, avise sa posture. Il sent son sourire à l’image du dedans — un peu désolé, un peu déconfit, trop nerveux. Le monde d'Àsgard il ne le connait pas. Pardonne-lui Àsgard de ne pas savoir, d'être si maladroit. Sur ses épaules à lui on a jamais fait peser plus d'espoirs qu'il ne pourrait en porter.

Thörgys décida pour vous qu'il était temps de rentrer en Norvège parce que lui, il ne pouvait plus supporter ma présence !? Il se souvient d'un peu tout ça. De cette dernière fois. L'incertitude. Piégé entre la peur et la volonté. Son esprit avait choisi la solution de facilité, celle qui protège, celle qui préserve, celle qui empêche de s'écorcher sur les rebords tranchants. Alors il avait fermé les yeux Eli. Il n'en était peut-être pas fier. Pas du tout même. Il avait fermé les yeux délibérément. Peut-être qu'il aurait dû insister parce que c’était trop troublant, trop flagrant. Et peut-être qu'il aurait dû essayer d'empêcher leurs coeurs de se déchirer. Il aurait peut-être dû chercher en Àsgard ce qu'il ne voyait pas. Ce qu'il ne montrait pas surtout. Mais il n'a jamais voulu voir, pas voulu savoir non plus Elijah. Aujourd'hui il était rempli de regrets.

Boom.

Ça tape, ça tape fort. Il encaisse sans broncher. Il n'avait pas même cligné des yeux. De peur de ne plus voir Àsgard devant lui la minute d'après. Peur que ça soit un cauchemar. Peut-être qu'il aurait préféré. Laissé à l'abandon comme un vulgaire clébard, adviendra de lui ce qu'il adviendra. Tu sais ce que c'est toi de souffrir en ne pouvant plus compter sur quelqu'un ? Il est là et espère, que l'orage prendra fin. Qu'il finira par lui pardonner. Il est là et espère. Encore et encore. Il est doué pour ça. Y croire, à moitié. Parfois. Mais y croire quand même. Torturé par ses mots. Perdu dans ce chaos qu'il vit en pointillé. Il était là, avec ses maux, avec ses peines, les poches remplies de regrets. Et ce sont des souvenirs en pagailles qui remontent. Puis il y a les mots d'Àsgard qui résonnent dans son coeur. Y font de petits trous. Poison.

Boom.

Il y a les cris, ceux que l’on aime entendre. Les cris des enfants, qui courent et se roulent dans l’herbe.
Il y a les rêves enfantins, que l’on oublie bien trop tôt et dont on ne se souvient qu’à la fin des éternités.
Il y a les enfances joyeuses, celles que l’on aimerait garder à jamais, ancrées dans les temps, figées entre les mondes qui se détruisent d’eux-mêmes.
Puis il y a cette vie d'adulte qui vous attrape. Vous éreinte.

Aucun mot ne sortit de la bouche d'Elijah quand Àsgard termina. Je vois les morts... Il lui fallait un peu de temps pour encaisser, comprendre les mots qui condamnent. Il aurait voulu lui dire. Lui dire tous ces pourquoi, tous ces comment qui blessent. Mais rien n'aurait sonné juste. Esprit un peu embrumé. Sens détraqués. Et Völupsá silencieuse. Jamais elle n'aurait dit quelque chose à Àsgard. Peut-être parce qu'elle avait toujours su. Réussir à lire en lui. Au moins un peu. C'était une prouesse que la reine était capable de réaliser. Peut-être aussi parce qu'elle avait partagé son ressenti. Qu'elle avait toujours vu Elijah comme un prince. Àsgard comme un vrai roi. Car le poids de la couronne n'est connu que des Rois et jamais Elijah n'avait eu à le supporter.

La brûlure de sa gorge s'amenuise, il relève les yeux qu'il avait baissé et y arrive — sourire, rien qu'un peu. Toujours aussi naïf. Utopiste. Peut-être. Au moins un peu. Il pas comment lui dire à Àsgard. Tout ce qu'il lui doit. Tous les merci qu'il n'a jamais dit. Toutes ces fois où il a endossé le rôle de celui qui peut tout encaisser pour les autres. Lui n'avait jamais rien eu à faire. Enfant gâté que la vie avait épargné. Mais le destin ne laisse jamais personne indemne et aujourd'hui il le rattrapait. Il venait lui donner les coups qu'il n'avait jamais pris. Puisque Àsgard les avait toujours pris pour lui. C'est dérangeant de se savoir coupable. De regarder la vérité. Celle qui sonne juste mais qui fait si mal. Il observe Àsgard. Ses yeux glacés plongent dans les siens, comme pour y trouver un semblant de réponse. Quelque chose à dire. Tu l'as vu n'est-ce pas ? Il l'avait prononcé en chuchotant. Il la connaissait la réponse. Ça aussi il allait devoir le gérer. Il observe Àsgard se perdre en lui-même dans une réflexion qui lui échappe.

Je... La gorge encore sèche. Les larmes aux bords de ses yeux bleus qui lui crient toutes les choses qu'il ne peut pas prononcer. Arrête. On t'a pas perdu. Ça n'arrivera jamais. Il ravale sa salive comme pour l'aider à faire sortir les mots coincés au fond de lui. Il est pitoyable Elijah. Roi de pacotille. A peine endurci par la vie. C'est pas à toi qu'il faut t'en vouloir. Et si t'as pas envie de te battre ou d'avancer alors fais le pour Ida. Pour Kem aussi. J'sais bien que c'est pas facile mais arrête de te repasser toujours les mêmes films. Parce que tous ces souvenirs finiront par te tuer. Gorge nouée. Funambule qui titube. Mots qu'il savait interdits parce qu'encore douloureux mais qu'il avait quand même prononcé. J'ai jamais été là quand il le fallait. Et j'peux pas te demander de me pardonner. Juste d'au moins supporter l'idée qu'aujourd'hui je suis là et peut-être que les choses peuvent encore changer. Sa phrase se termine dans un murmure.

J'aurais jamais d'enfants Às. Je pourrais jamais comprendre ce que tu ressens. Mais t'es pas le seul à avoir des blessures que tu caches. C'était pas vraiment un reproche. Et ses mots sonnaient avec amertume, passant douloureusement la barrière de ses lèvres. Peu importe demain, le jour ne se lèvera plus jamais de la même façon et ça il le savait Elijah. Mais il voulait se rappeler, lui montrer que le jour se lèvera toujours. Sourire hésitant, fragile, risette malheureuse — si tu savais comme il a peur Àsgard.

Boom

Le monde entier qui a dévié. Et ses inspirations deviennent laborieuses. Ses poings serrés, les ongles et ses paumes entamées. Et sa peau il voudrait la déchirer et son coeur l’arracher. Il attrape son poignet et se réfugie dans ses bras.

Et il tremble et ça le déchire (encore) — pardonne-lui.
Et il s'excuse et ça le brûle (toujours) — pardonne-lui Àsgard de ne pas savoir quoi dire.



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Lun 24 Sep - 15:13
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La langue passe sur tes lèvres alors que tu ne réponds pas à sa question. Tu l'as vu, oui et la vois encore et toujours. C'est ainsi et elle n'est pas la seule, ne le sera plus jamais. Jeunesse innocente t'épargnant la lourdeur d'un pouvoir trop grave de sens pour toi mais plus maintenant. À l'image de Zeus qui condamna Atlas à porter la voute celeste pour l'éternité, tes épaules et ton dos sont eux aussi chargés d'un poids trop épuisant pour ta simple personne. Tu as toujours tenu bon, tout du moins en apparence. Ne pleure pas, à aucun moment Àsgard, reste droit et fier. Ne dévoile ô grand jamais tes peines et tes faiblesses, c'est par ce biais que le monde te fera souffrir. Stay strong. Disait votre mère en te prenant par les épaules, accent anglais massacré par son air chantant du nord de la Norvège. Alors tu esquissais un sourire, l'enveloppant de tes bras puissants et gardera pour l'éternité un laisser paraître qui ne laissera que peu de fois la place au doute sur ce que tu peux réellement ressentir. Il n'y eut qu'avec Elles ou tu t'offris plus de liberté, le loisir d'être toi-même quelle surprenante saveur cela avait-il... Et tu le payas, toujours au prix fort. Par l'abandon, la disparition, la mort, au regard de la vie ou des Dieux, tout semblait être un bon prétexte pour te fustiger de n'avoir respecté les recommandations pourtant claires de Solfrid. Encore aujourd'hui, plus rien ne t'épargne... Doigts jouant avec la terre tu laisses ton frère à ses quelques réflexions, souvenir de ton âme tentant de te porter une pincée de réconfort.

Courte durée ton frère reprend la parole. Tu redresses ton regard sur l'horizon et soupire, lassé de l'entendre. Tu as l'impression qu'il n'a pas grandi, qu'il s'arrête au sens premier des mots sans chercher à comprendre la profondeur qu'ils revêtent. Ou peut-être est-ce toi qui à trop vieilli. Tu ne saurais dire... Et Elijah, il ne te laisse pas le temps de la réflexion alors qu'il continue à bafouer le peu d'honneur qui te reste avec ce qu'il est en train de dire. Tes yeux s'écarquillent, difficulté à réaliser ce qui ose sortir de sa bouche, te faisant tressaillir. Tu serres tes poings et les collent à ta bouche. Contiens-toi ! Contrôle-toi ! Décharge envoyée au travers de tout ton corps le faisant trembler dans un excès de violence que tu tentes de garder pour toi. S'il n'était pas ton frère Elijah, tu lui aurais déjà cassé chacune de ses dents. Tu fermes les yeux, profonde inspiration. Tu désires retrouver un semblant de calme sans pour autant y parvenir. Kementári n'est pas là et tu te sens dépassé par cette bête qui vit en toi, personne n'est plus présent pour lui resserrer les liens et l'empêcher de se dévoiler au grand jour. En désespoir de cause tu cherches le regard de Völupsá, nerfs continuant de te faire vibrer sous l'effet de la contention de cette fulgurante colère.

 Elijah, peux-tu m'expliquer ce que le petit prince a eu à vivre pour qu'il puisse se croire à sa place en me donnant ce genre de ''conseil'' ?  Ton moqueur. Ce rôle n'est aucunement le sien et parler au nom de ta fille et de ta daëmone, quelle bien stupide erreur...  Tu ne connais de moi que ce que je souhaite vous montrer, ne joue pas a celui qui peut prétendre de quoi que ce soit à mon égard.

A-t-il seulement idée du chemin parcouru ? De ta réalité : tête se trouvant à mi-chemin entre les profondeurs des l'océans et la surface de l'eau ? De ton courage et de ta témérité pour laisser croire au monde que tu piétines les marées et les torrents qu'importe ce qui se passe dans ta vie ? Non, il ne peut se l'imaginer. Impossible d'en être autrement vu son comportement. Ton frère, il t'irrite plus que sa présence ne te fait du bien. Pourquoi les Valdason se sentent donc t-ils obligés de te pourrir chacun des moindres instants que tu peux passer avec eux. Depuis que tu vins en Amérique, la situation ne cesse de se dégrader, royaume en guerre dans laquelle chacun joue un rôle primordial.
Tu te retiens d'être railleur, au moment où Elijah compare sa blessure aux tiennes. Honnêtement, il est sérieux ? Mauvaise blague, tu te redresses, stabilisé sur tes deux jambes, racles ta gorge et mime une révérence en sa direction.

Pardonnez mes plaintes et mes supplices, jeune monarque, faire le deuil d'un enfant qu'on aura jamais mais que la médecine sera amenée à nous apporter, c'est si dur...  Tu deviens mauvais, cynique. Pourtant au fond de toi, tu es peiné pour ton frère mais trop habitué à dissimuler tes sentiments les plus bons, ton naturel se charge de caché cette vérité. Tu te rapproches de lui, lui saisit fermement les épaules de chacune de tes mains.  Arrêtes d'essayer de te faire plaindre comme on vous l'a si bien appris. Et... Pour qui tu me prends Elijah ? Un lapereau de six semaines pour me parler ainsi ?

Ils te dégouttent tous, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Le revers de la médaille, Thörgys doit être fier de ses fils tient. Tu laisses tes mains glisser le long de ses bras, et les tapotes sans agressivité. Déception franche calmant ta fureur, ça faisait longtemps que tu ne t'étais pas senti ainsi...

Merci pour ta proposition mais je vais me trouver quelque part ou dormir, on se reverra quand tu auras autre chose d'adulte que le physique.

Demi-sourire attristé au coin de tes lèvres, tu finis par lâcher ton frère, tes yeux allant jusque dans ceux de Völupsá. Dans la nuit noire plane comme un air de désolation qui ne trouvera pas son explication. Pardon d'avoir agi ainsi ? Pardon que tu n'aies pas le daemonien que tu puisses espérer ? La chienne comprendra ce qu'elle désirera de cela alors que tu te retires de là ou vous vous trouviez...



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Jeu 27 Sep - 17:30
Spoiler:
 

Trop stupide ou peut-être juste assez, Elijah s'élance sans jamais penser à s'écraser. Parce qu'il avait toujours eu l'habitude d'être rattrapé, par sa mère, par son frère, par Völy aussi. Mais peut-être qu'il aurait du réfléchir un peu plus parce qu'aujourd'hui il n'y avait plus personne pour l'empêcher de tomber. Il aurait dû. Peser ses mots et être à la hauteur du rôle que Völupsá lui avait toujours confié. À elle aussi il sentait la déception, elle avait le même regard qu'Àsgard et il n'arrivait pas à le supporter. Il était oublié des dieux Àsgard, il errait au purgatoire. Et Elijah aurait aimé l'y rejoindre pour le sauver.

Mais il se tait — faible et fragile. Il n'a pas l'audace. Imbécile. Il tangue, il vacille au bord du vide et il voudrait être capable de tendre la main, de rattraper Àsgard, Völupsá aussi. Il n'avait pas perdu uniquement son frère. Sa louve aussi. Il l'avait toujours su. Gamin elle avait grandi sans lui, le laissant se comporter comme un enfant alors qu'elle devenait reine. Il avait toujours eu un train de retard Elijah, elle l'avait toujours supporté dans l'espoir qu'un jour il ait un rôle à jouer, qu'il devienne enfin quelqu'un. Enfin un roi. Et encore aujourd'hui il avait échoué. Le genou plié. Vaincu. Il aurait voulu être capable de les rattraper. De les sauver. Peine perdue. 

Il reste immobile, presque inerte, rendu apathique par la douleur sourde qui gronde au fond de lui. Le plus blessant étant sans nul doute qu'après tout ce temps Àsgard savait encore trouver le chemin jusqu'à son coeur, qu'il avait encore raison. Toujours. Digne souverain des Valdason. Il n'y avait que lui qui pouvait porter la couronne.

Il tente de se redresser Eli. Fronce les sourcils. Se racle la voix mais rien ne sort. Aucun son. Qu'avaient-ils encore à se dire tous les deux ? Qu'avaient-ils encore à faire ensemble ? Frères qui se déchirent. Même l'histoire était d'une triste banalité. Il y a une impression désagréable qui persiste au fond de lui. Malgré les efforts qu'il fait pour ne rien laisser paraître. Mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Une infime part de lui-même hurlait pour lui faire entendre raison, sauf que cela n'avait d'autre conséquence qu'un violent mal de tête, un malaise flou, persistant. Putain. Il répétait ce mot en boucle, silencieusement.

On est si laids, à présent. Il avait lâché une bombe à travers ses mots Elijah. Et maintenant il n'y avait plus que ceux d'Àsgard qui résonnent au creux de lui. Des mots qu'il lui crache, venin à moitié dissipé. La violence de ce qu'il n'aurait pas pu éviter pour toujours. Il fallait bien que ça arrive. Ça aurait fini par leur retomber sur le nez, un de ces jours, alors peut-être que c'était la suite logique. Regarde-nous avec nos coeurs qui nous explose au visage. On est si laids, maintenant.

Il sent ses tripes secouées, accrochées, percutées par ces déflagrations que sont les mots de son frère, réaction en chaîne, explosion et retombée. Il est prit d'un tremblement terrible, compulsif, ça lui sort de l'estomac et le bouscule, lui et sa raison. Et le regard ambré de Vôly qui aurait voulu suivre Àsgard lui abîme un peu plus le coeur. Elle lui avait assigné le dernier coup. Le couperet était tombé.

Il a les yeux qui brûlent, les prunelles qui crament. Il n'y aura plus de retour en arrière. Sa louve le défie du regard. Elle a cette même froideur dans le fond des yeux. La même qu'il y a des années. Le regard d'une mise à mort. Il a la mâchoire qui grince Eli. Et sur sa peau il sent les mots d'Àsgard qui se gravent au couteau. C'est un « c'est fini » qui jure et crie. 

Putain. Àsgard. Pardonne moi.
T'agonises et moi je me noie.

Spoiler:
 




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