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A little stranger [PV Estelle]

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Nothing will be the same...

Jeu 20 Sep - 18:10
Les yeux brillent, la fascination de l’enfant ne lui échappe pas, il ne doit pas avoir plus d’une dizaine d’année. Accroupi non loin de son coussin il la regarde avec patience, a tenté plusieurs fois de l’appeler pour qu’elle vienne jusque lui, elle l’ignore royalement, feint de ne pas l’entendre. Le petit finira bien par se lasser, elle apprécie grandement qu’il ne force pas le contact et le laisse donc l’importuner tant qu’il n’approche pas plus. Comme prévu, le jeune garçon finit par se relever et aller tapoter le bras du grand blond qui parle avec son père. La conversation entre les deux hommes s’interrompt et Ellias regarde le petit avec un sourire avenant, l’invitant à parler. -Pourquoi elle ne bouge pas ? Je peux la caresser ? Un rapide coup d’oeil au molosse qui a reposé sa lourde tête dans le moelleux de sa couche. -Tu ne peux pas la caresser mais tiens, tu peux lui donner ça, fais juste attention à ne pas la toucher elle n’aime pas ça. Le mécanicien sort un bâton de viande séchée de sa poche qu’il donne à l’enfant, enfant qui repart vers elle tout guilleret, s’assoit un peu plus près de la chienne et tend le bras, la friandise juste devant le museau du rottweiler qui l’attrape délicatement, veille à ne pas entrer en contact avec la petite main. Le père surveille la scène avec inquiétude et se détend en ne voyant aucun signe d’animosité chez la demoiselle.

L’homme échange une poignée de main avec son nouveau mécano attitré, paie ce qu’il doit et appelle son fils qui fait un petit signe de main au britannique. Lequel répond par le même petit signe avec un sourire. Ses seuls clients de la journée repartent, il boit quelques gorgées d’eau et jette un œil au pick-up qu’il remet à neuf. Le cliquetis des griffes sur le béton lui indique que sa douce approche et il sort un second morceau de viande qui disparaît bien vite dans la large gueule. *Si tu travailles sur la Ford je peux aller me balader ? Tu ne me parles même pas quand tu bosses dessus.* Une hésitation, il réfléchit à ce qui se trouve aux alentours, ne voit rien de potentiellement dangereux, ce n’est pas non plus une zone très passante… *Surtout, tu ne terrorises personne, si j’apprends que tu as coursé qui que ce soit tu finiras tes journées ici enfermée dans le bureau.* Son air le plus innocent est servi et elle file sans demander son reste, ou qu’il ne change d’avis en se rappelant certaines fois. Comme ces jeunes trop irrespectueux qui avaient passé une bonne demie-heure coincés dans un arbre, un rottweiler furieux en dessous d’eux.

La brise ébouriffe ses poils ébènes, elle hume l’air à la recherche d’une effluve intéressante, ne sent que les habituelles odeurs de la rue, rien de particulier.

Puis elle le voit, ce compagnon inattendu, cet intrus sur ce capot, qui se lèche nonchalamment la patte avant droite. Elle est bien vite repérée alors qu’elle approche doucement, le félin va jusque s’approcher d’elle pour la sentir, pas peureux pour un sou. Un air malicieux, une bêtise soigneusement préparée, elle aboie soudain, l’insolent ne daigne même pas sursauter, monte d’un étage supplémentaire, se couche sur le toit sans faire plus cas de ce bruyant visiteur. -Tu n’as pas peur… ? Ok, t’es le bienvenu ici, tu t’appelleras Monsieur Chat. Appelons un chat, un chat. Elle laisse son compagnon poilu faire sa sieste, il la regarde s’éloigner pas le moins du monde inquiété. Une tête blonde apparaît à l’entrée du garage, l’aboiement l’a interrompu dans son ouvrage mais il y retourne en constatant l’origine de cette agitation.

Elle fait le tour du propriétaire, enfin, de la cour de terre qui s’étend devant le garage de sa moitié. Une pointe de douleur à la patte lui apprend que le maladroit lié à elle s’est encore coincé la main quelque part. *Rien de grave ?* Immobile, elle attend la réponse, vite rassurée par son âme-sœur qui lui explique avoir fermé la portière sur son doigt, pas assez fort pour se blesser réellement néanmoins. Elle reprend donc ses activités, farfouille un peu partout, suit pendant quelques minutes un lézard qui essaie de la fuir, visiblement affolé à l’idée qu’un aussi gros chien ne le suive. Cela la lasse vite cependant et elle retourne voir le matou aux poils roux et blancs qui ouvre un œil pour la regarder approcher, le referme en constatant que le danger n’est pas immédiat. -En fait tu me fais un peu penser à Arthur… Un soupçon de tristesse la prend quand elle repense à son petit père roux et elle s’assoit en fixant l’animal non doté de conscience. Sa queue en panache fend l’air et il darde ses yeux verts sur elle. Il lui fait définitivement penser au daemon de sa mère. Elle ne s’attarde pas plus. *On peut adopter un chat ?* Il soupire dans le garage, repense au chat allongé sur le toit de la Toyota hors service à l’extérieur. *Je croyais que tu n’aimais pas ça… ? Mais non, on ne peut pas, pas tout de suite, pas avec un bébé en plus.* C’est vrai, elle n’aime pas particulièrement ça, les chats, mais celui-ci n’éprouve pas la moindre once de peur en la voyant, ce qui lui attire la sympathie de la daemonne.

Elle va s’allonger près de l’entrée, regarde les rares voitures dans le coin passer devant le portail ouvert, une ralentit même et la femme à l’intérieur la regarde avant d’accélérer à nouveau. Il n’y a pas beaucoup de distraction, elle va devoir faire un autre caprice à son petit Ellias. Une télé, ou un autre chien, car le chat n’est pas joueur et… Il vient se frotter à elle avec affection mais déguerpit alors que quelqu’un approche. Elle reste là, étonnée par l’attitude de son nouvel ami à quatre pattes qui est retourné sur sa Toyota.


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LITTLE FLOWER
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Lun 22 Oct - 3:11
– Et après on ira au parc?
– Seulement vous êtes sages.

Les paroles d’Estelle étaient claires, pourtant Cassiel et elle savaient fort bien que leurs destinataires ne les retiendraient pas. Victor et son daemon regardaient déjà ailleurs, observant avec curiosité les affiches qui décoraient les murs qui les entouraient. Comme d’habitude, les consignes de leur tante et de son daemon-geai entraient par une oreille et ressortaient immédiatement par l’autre sans laisser la moindre marque dans leur esprit. Il y avait tant à voir, dans ce nouveau pays si différent de la ville en guerre où ils avaient vécu durant toute leur courte vie, qu’ils n’avaient pas de temps à perdre à obéir à une femme qui, somme toute, n’était pas leur mère. C’était un problème qu’Estelle ne parvenait pas à régler. Les évènements de Merkeley étaient encore trop frais dans la mémoire de son neveu pour qu’elle se sente à l’aise de le discipliner comme il se devait. Elle ne s’en sentait pas capable, de toute façon, pas alors qu’elle-même était toujours profondément ébranlée par toute cette histoire.

L’imprimeur apparu dans la pièce, faisant sursauter Estelle et son neveu en les saluant d’une voix forte à l’accent norvégien. Cette visite ne devait durer qu’une minute ou deux, le temps de choisir de choisir la bonne photo pour le nouvel article qu’Estelle venait d’écrire. Une visite qui aurait pu être remplacée par un simple courriel si la blonde n’avait pas ressenti un urgent besoin de sortir de chez elle pour aller prendre l’air loin de son ordinateur et de la mauvaise humeur d’Alicia. Victor l’avait volontiers accompagnée, espérant pouvoir aller s’amuser un peu par la même occasion. Pour l’instant, il était plutôt déçu de son choix, car il n’y avait rien d’amusant dans l’ennuyante conversation que sa tante venait d’entamer avec ce grand homme bedonnant. Ils discutaient photographie et impression, rien de bien palpitant pour Victor, qui n’avait d’yeux que pour le toboggan du parc au bout de la rue. C’est pourquoi il insista pour demeurer dans la salle d’attente lorsque l’imprimeur les invita à passer dans son bureau. Il colla son nez contre la fenêtre et admira en soupirant les voitures garées au commerce voisin. Un battement d’ailes lui indiqua que Cassiel était resté pour les surveiller, son daemon et lui.

– C’est un garage? demanda Victor à l’oiseau en posant son doigt contre la vitre.
– Ça m’en a tout l’air, répondit Cassiel en étirant le cou pour voir ce que lui pointait l’enfant. On ira voir après, si tu veux.
– Après quoi?
– Après le rendez-vous de tante Estelle.
– … c’est long, maugréa Victor après une petite minute de silence.
– Pas autant que de regarder dix fois le même dessin animé, si tu veux mon avis, rétorqua le geai d’un ton moqueur avant d’entreprendre de lisser son plumage.

Victor ne releva pas la pique subtile que venait de lui lancer Cassiel. Il lorgnait plutôt la porte de l’imprimerie, vers laquelle il se dirigea après une petite seconde d’hésitation.

– Hé, Victor, qu’est-ce q… Victor revient!

Mais le garçon était déjà dehors et faisait la sourde oreille aux ordres du geai, qui ne pouvait le suivre sans étirer douloureusement le lien qui le reliait à Estelle. L’enfant descendit l’escalier de béton menant au trottoir et prit en courant la direction du garage en compagnie de son propre daemon, qui gambadait à ses côtés sous la forme d’un chaton.

– Estelle ne sera pas contente, commença le petit félin avant de s’arrêter brusquement, oreilles dressées et yeux grands ouverts. Oh, regarde!

Ils venaient de contourner le bâtiment et d’entrer sur le terrain voisin et déjà, un nouvel obstacle leur barrait le chemin : un énorme chien au pelage noir et roux, qui paressait à une dizaine de mètres devant eux.

– Ooooh! s’exclama Victor.
– Tu crois qu’il veut jouer? lui demanda son daemon, en prenant aussitôt la forme d’un chiot.
– Vient, on va voir! s’exclama le garçon en oubliant les voitures qu’il venait admirer.

Il attrapa une brindille et s’élança vers l’animal pour s’arrêter à quelques pas. Impressionné par l’imposante carrure du chien, Victor n'osa pas s'approcher davantage et remua le bout de bois pour attirer son attention.

– Coucou, gentil toutou! le salua-t-il.
– Tu veux jouer? Hein, dit, tu veux jouer? ajouta son daemon, beaucoup plus hardi, en sautillant à gauche et à droite sous sa forme de labrador. On peut jouer à « va chercher » si tu veux! Copain il adore jouer à « va chercher »!

Copain, le chien de leur grand-mère, était un shih tzu. Rien à voir avec l’énorme rottweiler devant lequel les deux enfants se tenaient, mais, pour le petit Victor Abernathy, il n’y avait aucune différence. C’est beau, l’enfance.

HRP:
 



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« À une époque où règne la confusion, où coule le sang, où on ordonne le désordre, où l'arbitraire prend force de loi, où l'humanité déshumanise, ne dites jamais : "c'est naturel", afin que rien ne passe pour immuable. »
Bertolt Brecht
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Jeu 1 Nov - 17:11
Les pas approchent encore, éveillent sa curiosité. Un petit intrus s’avère être la cause de cette soudaine agitation et la gardienne penche légèrement la tête, intriguée. Quelques secondes passent, pas de parent en vue, mais un enthousiasme débordant de la part des jeunes explorateurs qui approchent. Le bâton dans la main de l’enfant attire son attention comme prévu et elle s’attendrit de voir le petit félin devenir chiot. Voilà deux joyeux lurons pour apporter le divertissement dont elle avait besoin. La masse de poils se redresse et se remet sur ses pattes, n’approche pas cependant. Un regard au-delà de l’enfant, une dernière vérification, personne ne semble le chercher. Enfin, pour le moment. Monsieur Chat observe la scène depuis son toit de tôle chauffé par les rayons solaires, se recouche. Les jeux des cabots ne semblent pas l’intéresser outre-mesure.

Un pas en avant, elle avance doucement et attrape la brindille que le petit tient, file avant qu’il n’ait pu faire le moindre geste. Un petit tour de cour, son bâton dans la gueule avant de retourner voir son compagnon de jeu. Arrivée devant lui, elle s’assoit, pose sagement l’objet de leur jeu et recule un peu afin qu’il le récupère.

A l’intérieur du garage, il travaille, le mécanicien, absorbé dans sa tâche il ne prête aucune attention au lien avec Calla qui ne semble pas inhabituel. Tout se passe bien, son projet avance et il sort de sa bulle un instant en se frottant les mains. Une gorgée d’eau, un coup d’oeil sur la couche vide de la demoiselle. *Rien à signaler ?* Elle sursaute légèrement en plein jeu, ralentit et soupire, il faut lui dire, sinon il s’énervera en le découvrant. *Je me suis fait un autre ami...* Léger sourire, il imagine Calla qui sympathise avec tous les chats du quartier. Le fil de ses pensées est suivi. *Oh, tu veux l’adopter aussi celui-ci… ?* Réponse immédiate, qui alarme évidemment le britannique. *Hum… Pas vraiment, celui-ci a deux jambes et une daemonne labrador, ils jouent au bâton avec moi.* De l’eau est recrachée sous la surprise et il s’empresse de refermer la bouteille et de la poser. *J’ai dû mal comprendre… des parents ?* Elle glousse et cela a le don de le contrarier quelque peu, qu’elle s’amuse de cette situation. *Tu connais des parents qui laisseraient leur enfant jouer avec un rottweiler inconnu dans la rue… ?* Touché.

Le bâton fend l’air, suivit de la chienne qui trottine, laisse sa chance au petit labrador d’attraper quelques fois  la petite branche pour ne pas le lasser. *Je vais… arriver, laisse moi me laver les mains, garde-le avec toi. Ou essaie de le ramener à l’intérieur, le plus loin possible de la route...*

Le rottweiler s’amuse, feindre être un chien banal, aucun jugement, juste l’insouciance de l’enfance. Il n’a pas pris la mesure du danger qu’elle aurait pu représenter pour lui si elle n’avait été qu’un chien classique avec ce gabarit là. Mais elle le trouve tellement mignon ce petit bonhomme qui, de toute évidence, s’ennuyait où il était précédemment. *A vos ordres, capitaine !* Sans qu’elle ne montre rien, elle stoppe soudain le jeu, s’en retourne à l’intérieur où elle prend la direction des commandes de la grande porte. Quelques secondes après sa disparition, le mécanisme se met en branle, et le garage s’ouvre, dévoilant deux véhicules aux capots ouverts et d’innombrables outils et machines.

Dans les arrières de son garage, le jeune homme se dépêche de se laver les mains incrustées de cambouis. La grande porte qui s’ouvre lui provoque un petit soubresaut de surprise et il sourit de sa bêtise. Deux aboiements joyeux retentissent, une invitation à approcher pour l’enfant, invitation de la peu bavarde Calla. Le molosse sautille avec joie devant l’énorme ouverture désormais accessible. Se dirige tout guilleret vers son compagnon de jeu, s’allonge à mi-distance et attend que ses nouveaux amis approchent alors qu’Ellias lui dit se sécher les mains. Dans pas plus d’une minute, le géant blond viendra interrompre leurs jeux pour son plus grand désarroi.


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