Nicolae ✖ Alchimie de la douleur.

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KING'S H E A R T

Lun 1 Oct - 0:28
Alchimie de la douleur.
Nicolae & Àsgard
Et sur les célestes rivages je bâtis de grands sarcophages.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Ton cœur s'emballe là ou se mêle ton âme abyssale.
Si tu le pouvais, tu pleurais d'avance car oui, tu le sais, tu es au courant de ce qui va suivre. Mais tu essaies, tu tentes le coup encore une fois. La persévérance, il ne te reste plus que ça de toute manière Àsgard. Ça et l'espoir fou que cet abîme t'oublie ne serait-ce qu'une journée. Mais ça ne sera pas aujourd'hui, tu le ressens, il crépite déjà en toi, te ronge d'ores et déjà, te fais te consumer lentement. Terriblement lentement... Tu t'assoies plus par contrainte que par nécessité, poings se fermant et mâchoires se serrant. Tu clos tes paupières, respiration bruyante dans le désir de rendre cette géhenne moins lancinante. Moins cruelle. Triste rêverie, choquante utopie, absurde connerie. Viking, tu ne pourras jamais t'en défaire. Réfuter la douleur, refuser qu'elle s'immisce en toi alors qu'elle te pénètre en se moquant de toi. Salement, elle te viole sans vergogne en ne te laissant aucune chance de t'en sortir. Pris entre ses griffes, tu resteras à sa merci sans que cela ne puisse jamais se finir.  

La cloche sonne l'heure de la récréation. Tes yeux s'écarquillent, cette fois ci tu n'avais pas été assez alerte à l'endroit ou tu te baladais. Grossière erreur... Quinte de toux grasse, perle de sang s'expulsant de ta gorge, expiration comme inspiration sifflants. Début de la descente aux enfers. Chercher l'air devient de plus en plus complexe, il faut tirer loin pour donner l'impression d'en avoir assez. Seulement ça ne sera jamais suffisant pour t'épargner et cela, tu en es parfaitement conscient. Alors tu te lèves Àsgard, peines à mettre un pied devant l'autre mais il faut que tu partes, que tu t'en ailles d'ici pour aller crouler dans une rue un peu plus loin. Attendre que cette souffrance se lasse de toi en ce jour après t'avoir vidé une nouvelle fois de ce qui fait que la vie peut peut-être valoir le coup d'être vécue.
Tu ne cherches, et ce à aucun moment, à croiser le regard des passants, marchant puis courant pour fuir là où tu ne sais où. Aller mourir en se cachant comme un animal, se trouver un endroit ou personne ne passera, devenir l'oublié du monde. Une main presque au centre de ta cage thoracique, tu sens les battements tenter d'exploser littéralement cette prison d'ossement. Encore un pas, puis deux. Et plus rien, tu t'écroules en perdant l'usage d'une de tes jambes, paralysie partielle, palpitant abandonnant également ton être pendant quelques instants. Pertes de pouls, simulation d'arrêt cardiaque avant de se remettre à fonctionner dans une violente contraction. Tu hurles sous la détresse, sous cette affliction qui te pousses à l'exprimer sans que tu ne le désires.

Tu ramènes contre toi, la seule jambe qui répond encore aux ordres de ton cerveau. Nouveau saut du coeur, nouveau cri d'agonie. Les larmes humidifient tes joues Àsgard, alors que plus que tout tu convoites le cessez-le-feu de cette guerre qui te ravage de part et d'autre. Kementári, vois l’œuvre de ton départ ! Tout cela, c'est toi et ton absence, qui le provoque. L’entraîner au seuil de la mort pour finalement le laisser misérablement en vie.

Tes bras tremblent un temps, annoncent l'arrivée de ce que tu te mets toujours à redouter. Un à un, tes muscles se raidissent et ton corps, plus que nauséeux vomit une bile sanguinolente dans laquelle tu baigneras. Souilleux. Pouilleux. Quelle image montres-tu de toi Àsgard ? Toi que l'on connaît tous, si froid, si fermé, si... inaccessible. En ce début de matinée pourtant, tu l'implores, lui, cette silhouette d'homme que tu tentes de deviner au loin, ta bouche s'ouvrant à demi, espérance absurde de pouvoir parler. Quémander sa bienveillance. Comment oses-tu souhaiteer être secouru alors que toi Àsgard, tu passerais ton chemin en faisant celui que cela ne concerne pas. Qu'il te laisse à ton sort, après tout, ne mérites-tu pas juste cela ? La roue tourne Viking, la roue tourne...
Et pendant que ton corps se mortifie, tes yeux supplient.



©️ Gasmask


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skeggöld, skálmöld, skildir ro klofnir

Se savoir autre, admettre les différences, ne prétendre ni imposer sa façon d'être, ni copier celle des autres, c'est une sagesse à laquelle il est devenu audacieux d'aspirer.Quand tu t'éveilleras... le monde tremblera. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] signature by anaëlle.
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