"Les amis, c'est comme les lunettes..." - PV Eirin

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Mar 2 Oct - 20:50


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Eirin & Espen

« MERDE ! » La tartine s’envole, effectue un triple looping avant d’atterrir côté confiture, bien sûr, sur le carrelage immaculé de la cuisine. « Merde, merde, merde ! » « Langage ! » Je m’agenouille, tapant mon genou trop fort sur le sol et retiens un couinement de douleur. « C’est bon Ella, laisse tomber, j’ai plus cinq ans ! » Je ramasse les morceaux épars de ma biscotte sur le sol et les jette rapidement dans la poubelle en soupirant. « Tu n’es peut-être plus un enfant, mais ce n’est pas une raison pour jurer comme un charretier ! » Je lance un regard noir à l’oiselle posée sur le dessus du placard. Je finis de nettoyer le sol et jette l’éponge dans sa direction. Bien sûr, elle l’esquive avec un soupir offusqué. Elle ébouriffe ses plumes avant de se reposer sur le dossier de la chaise. « C’est très bas ça.» Je secoue la tête, un sourire contrit aux lèvres. « Roh, c’est bon. » Edward rentre dans la cuisine, la queue haute et le regard alerte. « J’espère que vous ne faites pas de bêtise. Du moins, pas sans moi. » Le Daemon de ma mère est pire que moi quand il s’agit de faire le pitre. « Jamais, Edward voyons ! » Maman ne tarde pas à le suivre et je la sers dans mes bras. Je suis revenue vivre à Ókólnir depuis quelques semaines à peine et ça fait du bien de la voir tous les matins, les quelques mèches grises qui s’éparpillent dans sa chevelure me rappelle qu’elle n’est plus toute jeune et que j’ai de la chance de pouvoir profiter d’elle. Trois tartines et une tasse de café plus tard, je sors de la maison, Estrella dans mes cheveux comme toujours et mon casque sur les oreilles. Le vent est frais, l’automne arrive à toute allure sur nous et j’avoue que j’ai hâte de voir l’hiver arriver. La neige m’a manqué et j’ai envie de voir comment les nouveaux arrivants vont réagir à l’hiver ici. Je fredonne en avançant à grande enjambée vers le Temple, le temps est suffisamment clément pour que je puisse rejoindre Eirin dans le jardin. Aujourd’hui, footing. Je n’ai jamais été un grand fan de sport, mais courir un peu ne me fera pas de mal et si ça peut me permettre de passer un peu de temps avec ma meilleure amie, c’est tout bénef.

J’arrive à l’entrée du jardin et bien que j’aie toujours vécu ici, je ne peux m’empêcher d’être un peu émerveillé par le lieu. Le froid commence à arriver et il y a de moins en moins d’insectes dehors, mais j’ai passé tellement de temps ici, caché dans les buissons à observer les habitant miniatures du lieu. Je ralentis le pas et prends le temps de flâner entres les parterres de fleurs. Je retire mon casque et le coince autour de mon cou en soupirant d’aise. Le jardin est si silencieux, si paisible. Je me demande parfois si mon dieu m’a été bien accordé à la naissance. J’adore la déesse de l’Eau, ne nous méprenons pas, mais avec un pouvoir comme le mien, j’ai pensé un temps que peut-être l’Air aurait été plus futé, même si le Dieu de la Terre aura toujours une place particulière pour moi. Les insectes sont les créatures qui vivent le plus proche de son œuvre, certains vivent carrément à l’intérieur. J’ai passé plus de temps ici que partout ailleurs. Près des fontaines, perdu dans le parc, jusqu’au verger, dans la serre, partout. J’envisageais de devenir jardinier à une époque. Maintenant que je suis revenu pour de bon, l’idée me tente à nouveau. Je regarde Estrella qui s’est envolée, elle attrape de son bec, une mouche qui vole autour de nous et je laisse échapper un petit rire. Elle ne la mangera pas, elle déteste ça. Elle relâche l’insecte et le laisse s’envoler à nouveau. « Oh, j’aperçois Eirin ! »

Je me redresse un peu et accélère le pas. Je me concentre sur ma meilleure amie. Je ne l’ai pas vu depuis trop longtemps, elle m’a manqué. Eirin est la chose la plus précieuse dans ma vie. Enfin, juste après Estrella. Je tourne au coin d’une des allées et je visualise enfin sa silhouette menue. Mon sourire s’élargit à sa vue. Elle est si jolie, Mon Eirin. Mon Trésor. Elle n’aime pas que je l’appelle comme ça, mais je n’y peux rien si c’est ce qu’elle est. Je n’avais personne quand j’étais môme. Personne, j’étais le gamin bizarre dans la cour, celui avec qui il ne fallait pas parler si on voulait des amis. Puis, elle est arrivée. Un an de moins que moi, et pourtant, elle était déjà si intelligente à l’époque. Je ne sais plus qui de nous deux à fait le premier pas, mais il a signé le début d’une amitié qui a probablement dû nous sauver la vie à tous les deux. Mon premier amour. J’avais 7 ans quand j’ai compris que c’était mon amoureuse. Que je donnerais tout pour la voir sourire comme elle le faisait avec moi, tous les jours, avec tout le monde.  


Elle frotte ses mains l’une contre l’autre et je m’arrête, je m’appuie contre un arbre à quelques mètres. Je suis caché par les arbres, donc je sais qu’elle ne peut pas me voir. Et qu’elle ne peut pas me sentir non plus. Venom peut probablement sentir mon odeur, mais peut-être qu’il ne dira rien. Je prends quelques minutes pour la regarder sans qu’elle ne fasse attention à moi. Elle discute avec son daemon et son visage est animé. Ses joues sont rosies par le froid ou l’excitation, je ne sais pas. Elle est adorable. C’est aussi l’une des rares personnes dont je suis capable de comprendre les expressions faciales. Elle est corail, Mon Eirin. Un joli corail, vif et vibrant. Pendant longtemps, sa couleur était toute fade, je sais pourquoi, je sais aussi que je n’ai rien fait à cette époque. Que j’aurais dû. Me battre pour elle, la défendre, mais j’en étais incapable. La culpabilité m’étrangle quelques secondes quand mon esprit trouve judicieux de me rappeler ma meilleure amie, ses mains et ses bras, fin comme des pattes d’oiseau, qui dépassaient de son pull trop grand. Je secoue la tête, je ne veux pas arriver et que la première chose qu’elle perçoive de moi, soit cette culpabilité. Son sourire face à ce dont elle parle avec Venom me réchauffe le cœur et je sers la main contre mon pull. Je serais probablement toujours amoureux d’elle, elle règne en impératrice sur mon pauvre petit cœur. Estrella m’assène un petit coup d’aile sur le nez avant de se poser sur mes doigts tendus. « Tu veux continuer à jour le psychopathe derrière ton buisson, ou on va leur dire bonjour ? » Je la pose sur ma tête et me reprends. « Oh, c’est bon hein, tu sais que c’est toujours un peu compliqué pour moi… Et puis, c’est un arbre, pas un buisson !» Elle effleure mon front de son aile et je souris. Oui, elle sait.

Je sors de derrière mon arbre et reprends ma marche. Je lève la main et lance un sourire à mille watts à la brunette devant moi. Elle fait trente centimètres de moins que moi et j’adore la voir lever son nez vers moi. Je me penche et la serre dans mes bras. « Salut toi ! » Je la serre un peu plus longtemps que nécessaire, mais c’est toujours un plaisir de la tenir contre moi. « Comment ça va aujourd’hui ? Qu’est-ce que tu as à me raconter de beau ! » Je penche la tête et salue son daemon qui m’observe d’un air torve. « Salut Venom ! Ça va ? » Estrella fait de même et je sens son regard se poser sur le serpent. Je sais qu’elle apprécie Venom, la façon dont il veille sur Eirin. Elle a beaucoup de respect pour le cobra. « Du coup, on court ? Ou t’as la flemme ? Si tu veux, on peut toujours aller boire un chocolat chaud avec plein de chamallow et de la crème chantilly ! » Je lui lance un regard plein d’espoir, priant intérieurement pour qu’elle accepte en sachant très bien qu’elle pourrait le faire… Après avoir couru. Je penche la tête sur le côté et l’observe quelques secondes, je plonge mes yeux dans les siens et dans le doré de ses prunelles, mes yeux scannent son visage. Maman m’a appris à ne pas le faire, mais j’ai toujours du mal avec les gens dont je trouve le visage intéressant. C’est un peu comme quand je trouve un scarabée particulièrement joli, je ne peux pas m’empêcher d’observer attentivement. Je dresse la main et retire une feuille qui vient de se déposer dans ses cheveux bruns. Je sursaute quand Venom siffle dans ma direction. « Oh ! Désolée. » Je baisse la tête, rouge de honte. « Ça fait longtemps que je t’avais pas vu. Pardon. » Je frotte l’arrière de ma tête, ébouriffe mes cheveux déjà tout ébouriffés. « Alors, Eirin, comment ça se passe au travail en ce moment ? » Estrella s’approche du bord de ma tête pour pouvoir discuter avec ma meilleure amie. Elle échange un regard avec Venom et je la sens bouger une fois de plus sur ma tête. Une fois de plus, je me retrouve dans une situation gênante, les joues en feu et elle est là pour changer de sujet, faire oublier aux gens à quel point je suis bizarre. Je gratte ma joue, essaie d’effacer la rougeur qui s’y étend et je déglutis plusieurs fois. Je sais qu’Eirin ne me trouve pas bizarre, mais je n’aime pas lui rappeler que je ne suis pas comme tout le monde.



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Mer 3 Oct - 20:36
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les amis, c'est comme les lunettes...
feat Espen
(Eirin). J'eus beaucoup de mal à me réveiller ce matin-là. J'étais épuisée, ayant accumulé les nuits d'insomnies, ne dormant qu'une petite poignée d'heures en une semaine. Je n'en pouvais plus. Et puis, le fait de revoir mon meilleur ami, que je n'avais pas vu depuis quelques temps, me rendait nerveuse. Je m'étirais longuement, Venom lové sur mes jambes. Je caressais ses écailles couleur de nuit avec affection. "- Aller, debout p'tit paresseux, il est grand temps de se lever." Il releva la tête, me regardant avec ses pupilles rondes, peu répandues chez les reptiles. "- Tiens. Un réveil en douceur. C'est si rare en ce moment...", siffla sa voix dans ma tête. Je ne répondis pas, me contentant de lever les yeux au ciel tout en esquissant un demi-sourire. Il est vrai que mon manque de sommeil jouait sur mon humeur, me rendant carrément moins délicate. Je ne l'étais déjà pas beaucoup habituellement...
D'un pas légèrement traînant, je sortais de la chambre et me dirigeais vers la petite cuisine de mon appartement, suivie de près par mon adorable cobra. Une fois installée, je me servis un café, accompagné d'une tartine pain-beurre-confiture de fraise. Le combo parfait pour commencer la journée. D'un coup d'oeil, je regardais l'heure. "- Merde. Faut pas que je traine.", murmurais-je. Je me grouillais de finir mon p'tit déj' et je me ruais dans la salle de bain, afin de me laver le corps et les dents.

(Venom). Lové sur un fauteuil, j'attendais que ma chère Eirin ait fini de se préparer. Elle ne mettait jamais très longtemps d'habitude. Mais aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres pour elle. Elle allait revoir son ami de toujours, Espen. Et je savais que cela la mettait dans un état de nervosité intense. Elle l'adorait, ce garçon. Et c'était peut-être le seul que je tolérais, malgré ma jalousie. Cependant, elle gardait en elle une violente rancoeur à son égard. Il ne l'avait pas aidé lorsqu'elle avait subi ces agressions. Et, involontairement, elle lui en voulait. Beaucoup. Toujours. Même après des années. Ma compagne d'âme se détestait à cause de ça. Parce qu'elle savait qu'il n'était qu'un gosse, comme elle, et qu'il n'aurait rien pu faire. Néanmoins Eirin n'arrivait pas à dépasser tout ça. C'était trop difficile encore pour elle. Je la comprenais. Moi-même je me haïssais de ne pas l'avoir aidé, de ne pas avoir su la conseiller pour qu'elle se sorte de là. Ce genre de choses, ça laissait des blessures dans l'âme. Soudain la porte de la salle de bain s'ouvrit et Eirin apparut dans mon champ de vision. Je redressais la tête pour bien la voir. Un legging de sport des plus basiques, un gros sweat blanc pour se protéger du froid, ses cheveux encore mouillé et son visage très légèrement maquillé. Je la trouvais magnifique, ma daemonne. "- Tu es magnifique.", lui dis-je doucement. Elle se contenta de me sourire. Puis se pencha pour me laisser glisser sous son pull et m'enrouler autour d'elle, faisant ressortir ma tête par son col. Rapidement elle prit son bonnet et sortit de l'appartement, claquant la porte derrière elle.

(Eirin). On s'était donné rendez-vous au Jardin Vidi. Je m'étais mise dans un coin tranquille du parc. Putain, qu'est-ce qu'il faisait froid ! "- J'te l'fais pas dire. Mais t'as de la chance toi, t'as le sang chaud, contrairement à d'autres..." La remarque agacée de Venom me fit rire. J'oubliais tout le temps que mon daemon, en tant que reptile au sang froid, était bien plus sensible à l'hiver et ses basses - voire très basses - températures. A la fois frigorifiée et nerveuse, je me frottais les mains. J'espérais qu'il n'allait pas tarder. Et en même temps je souhaitais de toutes mes forces qu'il m'appelle pour annuler. "- Eirin Moen, vous êtes un paradoxe vivant." Je levais les yeux au ciel. " Dis donc, vilaine créature, tu es de mauvais poil aujourd'hui ?", rigolais-je. D'une simple image mentale - associée à un air outré - Venom me fit comprendre que, oui, il avait assez mal dormi par ma faute, et qu'il n'était pas question de parler de poils et de lui dans la même phrase puisqu'il n'en avait pas. Soudain, mon adorable serpent se redressa, regardant derrière moi et laissant échapper un léger sifflement. Il arrivait, je le savais. Nerveusement je me retournais, observant Espen marcher vers moi et tentant d'afficher un sourire détendu. J'étais persuadée que ça ressemblait carrément plus à une affreuse grimace.

(Venom). Je mentirais si je disais que j'étais ravi de le voir. J'appréciais ce garçon. Cependant il se voulait proche de ma daemonne. Un peu trop proche selon moi. Ce qui réveillait évidemment ma jalousie légendaire. Le jeune homme se pencha et la serra dans ses bras, lui lançant un "salut !" au passage. Alors, qu'il la serre dans ses bras, d'accord, mais il se permit de le faire un peu trop longtemps à mon goût. Et à celui d'Eirin aussi puisque je la sentis se tendre, sans aucun doute gênée par une telle démonstration d'affection. Je me redressais encore un peu, me préparant à siffler. Fort heureusement, il se détacha d'elle, me jetant un coup d'oeil au passage. Lui et sa daemone me saluèrent. D'une voix neutre je sifflais : "- Bonjour à vous deux. Je me porte bien. Et vous ?". Le jeune homme posa quelques questions à ma Eirin. Auxquelles elle répondit poliment : "- Je vais bien merci. Et toi ? Oh, je n'ai pas grand chose à raconter... La routine quoi." Elle est à la fois heureuse de le voir, nerveuse, gênée et en colère. Une colère sourde, lointaine, aux origines anciennes. Espen interrogea ses motivations. Voulait-elle faire du sport ou aller boire un chocolat chaud. Ma brunette se mit à rire. "- Je propose qu'on aille courir. On ira se boire un truc après... peut-être ! Histoire de bien ruiner nos efforts." Comme si elle avait besoin de faire du sport... Si les serpent avait été capables de lever les yeux au ciel je l'aurais fait.

(Eirin). Je sentais les émotions de Venom dans tout mon corps alors que j'essayais de garder la face face à Espen et Estrella. Il était jaloux, terriblement jaloux. Pourtant je savais qu'il aimait bien mon ami. Mais rien à faire, il le trouvait trop affectueux. Et je mentirais si je disais que son câlin ne m'avait pas semblé un peu trop long. Est-ce que cela m'avait déplu ? Disons que la surpris m'avait envahi. N'étant pas très affectueuse de nature, cet échange physique m'avait également gênée. Mais moins que ce que je croyais. Malgré ma rancoeur, il m'avait manqué. Alors qu'un silence un peu long s'installait entre nous, je me retrouvais sous son regard. Il m'observait sans ciller, gardant ses yeux posés sur moi. J'étais mal à l'aise. Je n'aimais pas être au centre de l'attention. Soudain, il tendit une main vers moi et enleva une feuille qui s'était déposée dans mes cheveux. La réaction de mon cobra ne se fit pas attendre, il siffla rageusement. Espen sursauta, baissa la tête et rougit en s'excusant. Il évoqua le fait que ça faisait longtemps que nous nous étions vu. Je lui souriais gentiment. "- Ne t'en fais pas va. C'est pas grave, t'as pas tué quelqu'un., lui dis-je, Tu remarqueras que Venom a toujours un aussi mauvais caractère." J'avais prononcé ça d'une voix douce, non sans oublier de jeter un regard noir à mon deamon. Je comprenais sa réaction, mais elle avait été exagéré. Pour seule réponse, il siffla de nouveau, toujours menaçant. "-Alors, Eirin, comment ça se passe au travail en ce moment ?". La voix d'Estrella résonna, me faisant sursauter. Je lui souris, avant de lui répondre :"- Je te mentirais si je te disais que c'est facile. Mais ça me passionne toujours autant, je pense que c'est le principal. J'aimais bien l'oiselle, daemonne de mon ami. Elle était gentille, douce et respectueuse. Du moins, c'était comme ça qu'elle m'était toujours apparu. Chose étonnante, Venom l'aimait et l'estimait également. Lui qui avait toujours détesté les daemons de celles et ceux qui étaient trop proches de moi à son goût...
Je voyais bien qu'Espen se sentait mal. Alors je m'approchais de lui et lui touchais le bras, esquissant un sourire pour le mettre à l'aise. Je voulais capter son regard. Lui dire que ce n'était pas grave. Néanmoins, la rancoeur se réveillait en moi. Et ma voix fut bien moins douce que ce que je voulais quand je prononçais ces mots : "- Aller, on va courir oui ou non ?" J'espérais ne pas paraître trop froide. D'une certaine façon il m'avait manqué. Il avait fait et faisait parti d'une grosse partie de ma vie. Il avait fait des erreurs, c'est vrai. Néanmoins c'était que quelqu'un de génial. Il n'était pas comme tout le monde, il sortait du lot. C'était pour ça qu'il était mon meilleur ami depuis tout ce temps. Et je souhaitais du plus profond de mon corps de réussir à lui pardonner.
☾ anesidora
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Mer 3 Oct - 22:36


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Eirin & Espen



J’ai beau être parfaitement stupide quand il s’agit de comprendre les réactions des gens qui m’entourent, j’ai appris à repérer quelques trucs. Je sais qu’Eirin est mal à l’aise, qu’elle n’aime pas qu’on la touche et que mon contact a dû la mettre mal à l’aise, je n’ai juste pas pu m’en empêcher. Elle est si frêle. Elle me brise le cœur tous les jours. Savoir qu’elle a été suffisamment fragile pour qu’on puisse abuser d’elle, qu’elle a subi des horreurs et que je n’ai rien fait pour l’aider. Qu’elle a cessé de s’alimenter, qu’elle en s’est rendue malade. J’entoure mon ventre de mes bras, cherche à réchauffer mon corps qui s’est glacé devant ses images d’elle que je garde en mémoire, comme un tison ardent que je me plais à enfoncer dans une plaie béante. Quand elle répond à mes excuses, je grimace un demi-sourire, si faux que mes dents en grincent. Je ne supporte pas de la mettre mal à l’aise. Surtout pas quand je le fais parce que j’ai été trop entreprenant dans mes gestes. Sa voix est douce, comme toujours, un peu grave. Sa voix a toujours été un son apaisant pour moi, je me rappelle quand on était plus jeune et qu’elle me lisait des passages de son livre du moment. Les après-midis d’hiver, ou il faisait si froid que la simple idée de sortir suffisait à vous congeler les extrémités, ou l’on restait affalés sur des coussins dans ma chambre. Elle sur le ventre un livre entre les mains, ses jambes, déjà trop maigre, levées et Venom blottit contre son flanc. Moi, au piano, apprenant sans répit les morceaux qu’elle aimait bien, composant des morceaux en l’honneur de la seule amie que j’ai jamais réellement eu. Estrella, le bec dans un livre de cuisine, gardant un œil sur nous. L’ambiance paisible qui régnait dans la pièce, malgré l’énorme masse de ce que nous ne disions pas.

Sa voix me sort de ma rêverie et je me décrispe légèrement, je sais que je n’ai rien fait de grave, je le sais, mais je l’ai mise mal à l’aise et c’est déjà trop. Je laisse cela dit échapper un petit rire à sa pique envers Venom. Je jette un regard au serpent et lui offre un sourire contrit. Eirin s’approche de moi et sa main effleure mon bras, je lève vaguement la tête et croise le regard de ma meilleure amie. Ses prunelles sont soucieuses, je connais l’expression pour l’avoir vu souvent sur son visage. Cela dit, je perçois une nuance dans son regard qui est souvent là quand elle me regarde, quelque chose de froid et de désagréable sur lequel je n’arrive pas à mettre un nom. Sa voix est un peu raide quand elle me parle et je hoche la tête, je mets un bon pas de distance entre elle et moi, avant de m’élancer. Mon rythme est lent quand je cours avec elle, après tout, elle fait trente centimètres de moins que moi et ses jambes ne sont pas très longues. Je tourne la tête, tout en courant, vers son daemon. « J’suis désolé, Venom, je voulais pas vous mettre mal à l’aise ni toi, ni elle. Je suis un peu fatigué en ce moment, du coup, je fais un peu n’importe quoi. » Estrella laisse également échapper un petit rire. « Tu as conscience qu’un jour elle trouvera quelqu’un avec qui elle voudra rester ? » Je dresse le bras de sorte que l’oiselle puisse s’approcher du serpent. « Il va falloir apprendre à gérer cette jalousie ! » Sa voix est douce, légèrement moqueuse et je retiens un rire. «  Tss, ne l’embête pas, t’es pas franchement mieux, hein ! J’te rappelle qu’au début, t'étais jalouse d’Eirin aussi, hein ! »

Mon oiselle m’envoie un avertissement mental, à chaque fois qu’elle m’envoie mon propre visage avec une expression, je ne peux pas m’empêcher de le retranscrire sur sa petite tête d’oiseau et j’explose de rire. «  Je précise pour la populace, puisque mademoiselle fait des messes basses, qu’elle ne fera plus de réflexion sur ce genre de sujet. » « Ce n’est pas de ma faute si tes fréquentation… » Elle se tourne vers Eirin. « Pas toi, ma jolie, tu ne lui a toujours apporter que du bon. » Elle me jette un regard noir. « Tes fréquentations sont loin d’être toujours bonne. Tu sais que tu te fais souvent avoir, parce que tu es trop gentil et que tu n’écoutes pas assez ta merveilleuse daemonne ! » Je ris doucement tandis qu’elle grimpe à nouveau dans mes cheveux en enfonçant ses griffes un peu trop fort dans mon cuir chevelu. « Aie…Bon, t’as pas tort… Ouais, je disais du coup, enfin, elle disait et tu lui répondais. Le travail te plaît toujours autant ? Tu travailles sur un truc en particulier en ce moment ? Où juste la routine ? » Je me rends compte après que je n’aie pas répondu à sa question. «  Oh et ça va, merci, je t’ai pas répondu plus tôt ! On a accueilli un des rescapés à la maison et sa daemonne est géniale, elle a réparé Bobby en DEUX MINUTES ! C’était dingue, elle s’appelle Charlotte et c’est un Mygale, elle est trop cool ! Et Adam est… Paumé ? Je pense que c’est ce qu’on peut dire, il a perdu son don… J’ose même pas imaginer ce que ça doit faire… » Ma voix diminue sur la fin de la phrase. «  J’ai aussi commencé à parler avec un gars à l’hôpital… Il a euh… » Je déglutis et tends la main pour récupérer Estrella, je la niche dans mon écharpe, sa petite tête frotte contre mon menton. «  Il a perdu sa Daemonne… » J’effleure du bout des doigts la tête d’Estrella. Je secoue la tête, et me reprends, je ne suis pas venue pour donner une ambiance de merde à mes retrouvailles avec ma meilleure amie. «  OH ! Et j’ai recommencé à travailler dans la boutique de Darwin ! J’pourrais te faire un petit arrangement floral pour ton bureau si tu veux ? » Je lui souris tandis que nous continuons notre course, à petite foulée, je ne veux pas qu’elle courre trop vite, j’ai peur qu’elle reperde du poids.



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