La pluie qui tombe s'associe mieux, que ce soleil impitoyable, à ma propre mélancolie. Mais après cette large ondée, le ciel redeviendra riant. Reprendrai-je aussi vite ma gaieté ? • Vuokko

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MODO• Nothing will be the same...

Jeu 11 Oct - 22:16

Un instant elles étaient aux États-Unis, à l’hôpital de Perth Amboy près de Merkeley, et l'instant, d'après elles étaient là, en Norvège, dans une ville leur étant totalement inconnue. La gentillesse et la bonté des habitants la surprise sur le coup, l'instant d'avant la ville était bombardée, et juste après, les voilà entourées de gens les accueillant dans leur ville avec le sourire. Tout le monde est là, ça ne serait pas logique que certains soient restés là-bas. Mais par quel procédé ? par quelle magie ? ont-ils atterri ici ? Les dieux, il paraît. C'est ce qui s'est dit et ce dit encore maintenant. Des dieux daëmoniens vénéraient ici. Soit. Tessa reste sceptique, la religion ce n'est pas son truc. Mais il y a bien quelque chose, quelqu'un, qui les a sauvé. Et puis il y a cette marque qui est apparue sur son poignet. Elle a remarqué qu'elle n'est pas la seule, tout le monde en a une. La belle rousse a celle qui représente l'eau, si elle a bien compris. L'eau, ça lui fait bizarre d’être associée à l'eau. Tessa se serait plus vue liée à la terre au vu de son passé de vagabondage sur les terres d’Irlande. Elle n'a jusqu'à présent pas vraiment de relation avec cet élément qui lui est à présent associé. Mais ça doit être plus complexe que ça. Tessa pousse un soupir, sa mère est à l’hôpital, c'est la raison de pourquoi elle est là. On lui a injecté l'antidote mais c'était déjà trop tard, le pouvoir était apparu. Elle s'en veut, elle ne devrait pourtant pas, c'était la décision de sa mère de la suivre à Merkeley malgré les risques encourus et pourtant elle s'en veut. Comme elle s'en veut d'avoir mis la vie de Lewis en péril. Elle sait que Lewis n'a aucun ressentiment pour elle. Elle n’arrête pas de se dire qu'elle aurait dû la convaincre de rester en Irlande, en sécurité auprès du clan. Mais elle connaît la raison qui la poussait à ne pas intervenir, ou en tout cas très peu, trop peu. Elle était contente que sa mère se joigne à elle, de pouvoir passer un peu plus de temps avec elle. Contente et rassurée de l'avoir à ses côtés parce qu'elle en avait besoin depuis un bout de temps. Elle se sent égoïste. Tellement égoïste.

Voilà donc la raison de pourquoi elle reste ici, parce que sa mère y est, en plus de sa tante, et qu'elles iront visiter des logements une fois que sa mère sera sortie de l’hôpital. Ça lui donne les larmes aux yeux d’être là à ne rien pouvoir faire. Elle voudrait tant rentrer chez elle. Merkeley n'a jamais été totalement chez elle. L’Irlande était sa maison. Et la belle rousse aimerait tant y être maintenant. Auprès de son clan, que son père la serre dans ses bras et la rassure, lui dise que tout ira bien. Mais voilà, elle doit rester ici, tout comme sa mère et sa tante, elles doivent continuer à se faire passer pour mortes le plus longtemps possible. Pour leur sécurité. Tessa le comprend mais elle déteste ça. Elle aimerait passer outre les ordres et rentrer dans son pays natal, cependant, il est hors de question qu'elle mette en péril des proches ! Alors elle reste là, soit dans la chambre, soit à errer dans les couloirs ou aux environs de la structure. Jamais loin. Revenant toujours. Ce n'est pas sain, elle le sait. Tout le monde le sait. Heureusement, plus que quelques jours d'après les médecins et ils la laisseront sortir. Une nouvelle vie s'offre à eux. Ça lui laisse un goût amer. Elle y croyait à cette vie aux États-Unis, malgré ce que Lewis et elle ont vécu. Malgré les imperfections de ce pays qui a bien voulu d'eux. Mais la roue à tourner et les daëmoniens ne sont plus autant les bienvenus là-bas. Foutu président de merde ! pense-elle souvent. Foutus cons qui ont voté pour lui. Pourquoi ne peuvent-ils donc pas vivre en harmonie avec les humains ? Ils ne demandent que ça. Alors oui, il y a des fouteurs de troubles, ceux qui détestent les humains, mais ça, on en trouve partout, même chez les humains. Et ce qui s'est passé ça va leur donner de bons arguments pour donner des arguments à leur haine, à leur violence. Ce monde serait-il donc toujours condamné à la violence et la haine ?

Elle est là, assise dans ce qui doit être peut-être une salle d'attente ? Ou une salle commune ? Car il y a beaucoup de chaises, quelques tables basses avec des magazines et des distributeurs. Elle n'a pas pris la peine de tester le thé de ces machines, elle sait d'avance qu'il sera insipide. Son salon de thé lui manque. Il y avait de la stabilité là-dedans et elle aime la stabilité. L'atmosphère chaleureuse, son train-train quotidien, les heures passées à pâtisser dans la chaleur des fours et la bonne odeurs sucrés des pâtisseries qu'elle s’évertuait à faire avec une certaine joie. Et tout est détruit, tout doit être en cendres à présent. Seuls les souvenirs des moments passés dans la boutique restent. Lewis au comptoir aidait de leur employée Rose et elle en cuisine avec le daëmon de l'autre rousse pour l'aider. Ils formaient à eux quatre une bonne équipe. Encore plus efficace que lorsqu'ils étaient tous les deux. Et en plus, Lewis allait mieux en étant soulagé du poids de devoir tout gérer en salle. La O'Cahan se demande comment ils vont. Elle espère que tout va bien pour eux. Beaucoup sont morts durant l'épidémie, des personnes qu'ils connaissaient. Combien ont survécu ? Combien sont indemnes ? Elle ne voit pas comment elle arriverait à vivre si Lewis n'était plus là ? Quand l’horrible machine dans laquelle on les avait mis à commencer à couper leur lien, la rousse a bien cru que c'était la fin. Et ils ont survécu. Ce sont des survivants. Rescapés de cette foutue expérience et de ce foutu bombardement, que devront-ils subir encore ? Lewis est dans la chambre avec leur mère, et elle, elle est ici. Ayant besoin d'un peu de solitude, un peu de calme. Respirer. Ça, elle a l'impression de ne pas tant bien réussir à le faire malgré le fait qu'elle le fasse. Pas de difficulté à respirer, ni même de crise de stress. C'est juste qu'elle se sent vidée, triste. Ce ne sera plus jamais comme avant. Ses yeux sont baissés sur le gobelet en plastique qui contient le chocolat chaud qui y a été versé. Elle en a bu une gorgée mais ne se sent pas de le finir. Elle n'en a pas envie. Toute seule dans cette salle, alors que la pluie crépite sur les fenêtres, elle se sent affreusement seule, perdue, mal et remplie de regrets.


And I close my eyes
And I take it in
I'm bleeding out for you
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