Où la joie a le plus de rires, la douleur a le plus de larmes.

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Nothing will be the same...

Mar 31 Mar - 23:24


Hiver 1757 - 6 ans
Derby, Manoir des Nightingale

Aujourd’hui, c’est son anniversaire. Ruin, métamorphosé en faon, frétille de joie dans la chambre de Yuna. Cette dernière, encore perdue au milieu de ses draps blancs, émerge tout doucement de son sommeil. L’immense chambre du manoir est encore plongée dans le noir, aucun trait de lumière n’ose filtrer au travers des volets en bois. Un petit pied nu sort timidement des nombreux plis des draps, se tend, rapidement suivit par son homologue. Quelques minutes passent avant que la petite fille ne s’assoie sur le bord du lit en ébène massif. Elle semble observer, dans la pénombre, ses petits pieds qui se balancent au-dessus du sol. Sa petite voix perce enfin le silence, traverse difficilement la lourde porte de sa chambre et se perd dans le couloir. Les secondes passent, toujours dans le silence, puis Yuna réitère son appel, plus fort cette fois-ci. La porte s’ouvre enfin, laissant la lumière pénétrer dans la pièce et repousser l’obscurité dans les derniers recoins sombres. S’avance alors un homme d’assez grande taille, aux larges épaules, un crâne garnit de courts cheveux bruns, un faciès qui n’inspire pas confiance… Sa démarche lourde, imposante, le mène jusqu’à la grande fenêtre qu’il ouvre alors dans un vieux grincement. « Good morning lady Nightingale. » La petite sourit. « Sebastian ! C’est mon anniversaire aujourd’hui ! » Il acquiesce de la tête, souriant de ses dents blanches, puis s’avance vers Yuna qui vient de descendre du lit. « Avez-vous bien dormi, my lady ? » Pendant qu’elle lui raconte ses rêves, le majordome dépose les vêtements du jour sur le lit. La petite, levant simplement les bras vers le plafond, laisse Sebastian lui retirer sa fine robe de nuit. Elle s’assoie alors sur le lit, nue comme un ver, tandis que le majordome pose un genou à terre, devant elle. Il enfile alors doucement les bas de la petite fille, avec une dextérité étonnante malgré ses gros doigts. « Vos parents vous attendent dans la salle du repas, mademoiselle. Vous devez être belle pour votre sixième anniversaire ! » Tandis qu’il lui brosse ses cheveux blonds avec délicatesse, Ruin, de son côté, observe simplement le ciel au travers de la fenêtre. L’habillement et la toilette faites, Yuna est fin prête. Sa main perdue dans l’énorme paluche de l’ours, son majordome, elle quitte sa chambre et ils se dirigent alors vers les quartiers de vie. Dehors, les oiseaux chantent gaiement, la campagne, couverte d’un léger manteau blanc, profite de cette belle journée d’hiver.







Printemps 1758 - 6 ans
Derby, Manoir des Nightingale

« Couvrez-vous, my lady ! » Lui cri Sebastian, alors que la petite passe la porte du manoir donnant sur les hectares de jardins, son dæmon sur les talons. Elle avait entendu les chiens aboyer au loin : son père est de retour de la chasse. Courant à sa rencontre telle une furie, elle le retrouve chevauchant un magnifique étalon blanc. Les domestiques présents aux côtés du Lord font une révérence sur le dos de leur monture à l’arrivée de la petite, puis Lord Nightingale attrape cette dernière sous les bras et la hisse devant lui. Elle adore les chevaux, et elle adore encore plus lorsque son père lui permet de monter avec lui, comme à l’instant. Sa promenade à dos de cheval est cependant de courte durée, ils arrivent rapidement aux écuries où ils quittent alors leurs montures. Après de rapides directives données aux garçons d’écurie, le père de Yuna se dirige vers la grande cour du manoir, tenant fermement la main de la petite dans la sienne. A une trentaine de mètres, les fameuses cibles en paille de son père attendent encore patiemment de subir les balles des armes à feu, faisant ce travail depuis de longues années. Emmenant la petite face à l’une d’entre elles, il lui sourit doucement, passant sa main dans ses fins cheveux blonds. Un majordome arrive alors en courant, pourtant un mousquet dans ses mains. « Voici, my lord ! » Yuna explose de joie. Pour la première fois de sa vie, elle va enfin pouvoir toucher cet outil qui l’a toujours tant fascinée. L’arme, bien trop grande pour elle, peine à tenir entre ses fins doigts. Lui donnant quelques précautions à prendre, ainsi que le mode de fonctionnement de l’arme, le père de Yuna laisse ensuite la petite effectuer son premier tir. Elle doit s’y reprendre à deux fois pour abaisser le loquet du silex, puis, mimant son père lorsqu’il visait les cibles, elle retient son souffle et presse enfin la détente. Le silex s’abat sur la platine, créant l’étincelle qui met le feu à la poudre, éjectant alors la balle du canon dans un bruit sourd. La force de l’explosion est telle que la petite tombe à la renverse, sous les rires du père et du majordome présent.
Elle passe le reste de la journée dans son lit, l’épaule gonflée, douloureuse, presque mauve. Mais son visage arbore un immense sourire, elle est heureuse d’avoir effectué son premier tir, peu importe sa blessure. Quelques pièces plus loin, Lord Nightingale subit les foudres de sa femme.







La mémoire est la sentinelle de l'esprit
Ô toi dont l’œil est noir, les tresses noires, les chairs blondes, écoute-moi, ô ma folâtre louve ! J'aime tes yeux fantasques; j'aime ta bouche rouge comme une baie de sorbier. J'aime, ô louve câline, les miaulements de ta voix, mais j'aime par-dessus tout, j'aime à en mourir, ton nez, ton petit nez qui s'échappe des vagues de ta chevelure, comme une rose jaune éclose dans un feuillage noir !


Night en plein repas 8D:
 

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Mer 1 Avr - 14:48


Printemps 1765- 14 ans
Derby, Château des Nightingale

« Tenez-vous un peu tranquille, mademoiselle. » grogne la domestique. Yuna peste. Sa tante reçoit un grand nombre de personnes issues dans la haute aristocratie. Un grand bal y est organisé, les festivités vont durer toute la soirée. De par son titre, elle se doit d’y être présente, et cela l’agace. Elle déteste devoir rester aussi longtemps entourée d’humains, dans le seul but d’accepter les invitations à danser avec un sourire faux. Les domestiques s’affairent à la préparer, et elle ne leur rend pas la tâche aisée en se mouvant dans toute la chambre. Sa nouvelle robe, d’un magnifique rouge vermillon et ornée de joyaux, peine à lui convenir. Derrière elle, une domestique lui noue son corset avec fermeté. Son souffle se fait court, sa poitrine naissante est compressée, son dos craque à être aussi droit. « C’est trop serré, j’étouffe ! » Ce à quoi répond la domestique : « Les femmes de Londres portent toutes ce genre de robe quotidiennement. » Yuna soupire. Elle n’a pas le choix, sa tante se mettrait en colère si elle ne portait pas cette robe venant directement d’un couturier renommé de la capitale londonienne. Ruin, l’observant dans son coin, ne peut s’empêcher de la comparer à un manchot boiteux.

La porte de l’immense salle de bal s’ouvre devant elle, déplacée par les deux gardes en uniforme. Elle pénètre alors, envahie par la musique, le brouhaha des nombreuses personnes présentes et par la chaleur suffocante qui y règne. Les visages se tournent vers elle, les bouches s’ouvrent, laissant filtrer quelques chuchotements qui lui arrivent aux oreilles. Elle voudrait être loin, perdue au milieu d’une ile déserte, plutôt que d’avoir à subir cette soirée. N’ayant pas le choix, elle s’avance, habillée de sa splendide robe rouge qui l’empêche de respirer correctement. Les gens se courbent à son passage, saluant l’unique héritière –et orpheline- de la famille Nightingale. Sa tante vient alors à sa rencontre et l’emmène rencontrer les hautes têtes de l’aristocratie anglaise. La soirée prévoit d’être longue…

Le vent frais glisse sur ses joues rouges. Elle a quitté le bal un peu avant minuit, lassée de tous ces gens et commençant à souffrir sous sa robe, et avait rejoint les jardins du château. A la lumière de la lune, elle s’avance sur les graviers, entourée de haies taillées à la perfection. Soudain, les buissons bougent. Elle s’arrête, tendant l’oreille et se tenant sur ses gades. Un jeune homme émerge des feuillages. Immédiatement, Yuna se détend. Il s’agit de Garrett, la personne qu’elle apprécie le plus au monde, après son dæmon. « Rends-toi utile au lieu de me contempler. » Lui dit-elle en souriant. « Desserre-moi donc cette chose qui m’empêche de respirer et de me mouvoir convenablement ! » S’exécutant sans un mot, il passe dans le dos de la jeune fille et tente tant bien que mal de défaire les nombreux nœuds du corset. Les secondes passent, elle sent tout doucement la pression sur sa cage thoracique diminuer. « Ne défait pas tout ! Juste quelques... » Trop tard, le dernier nœud lâche dans les mains du jeune homme. Le corset s’ouvre alors, libérant le dos nu de la jeune fille au regard de Garrett. Le rouge leur monte aux joues à tous les deux. Yuna sursaute soudainement, les mains chaudes de Garrett venant de se poser sur la peau de son dos. Il lui chuchote alors dans l’oreille : « Ta peau est si douce… » Elle sourit, fermant les yeux et appréciant le doux contact de ses doigts le long de sa colonne vertébrale. D’une main, elle tient le devant de son corset, l’empêchant de tomber. Garrett devient alors audacieux, ses mains passent sur le côté, chatouillant la jeune fille par la même occasion, et ses doigts glissent avec lenteur sur le ventre féminin. Elle retient sa respiration, les doigts, d’abord timides, prennent de plus en plus d’audace et remontent jusqu’à englober sa poitrine d'adolescente. Elle se mord la lèvre, n’osant pas réagir, éprouvant même une certaine excitation. Les baisers prodigués par le jeune homme dans son cou suffisent à la réconforter. Une main quitte alors ses atouts féminins et prend le chemin inverse, retournant aux abords du nombril, puis continue sa descente dans une zone interdite. Le contact des doigts chauds lui arrache un gémissement, et elle se retourne rapidement vers Garrett, retirant ces mains étrangement magiques de son corps. Elle dépose, avec délicatesse, un simple baiser sur les lèvres du jeune homme, lui chuchote un « Je dois rentrer. » à l’oreille avant de prendre la direction du château, le quittant sur cette étrange atmosphère brûlante de désir. Une fois dans sa chambre, elle s’assoit sur son lit et souffle un grand coup, le regard tourné vers son dæmon. Que s’est-il passé ?! Tu l’as laissé te découvrir autrement…Un sourire apparaît alors sur les lèvres de la jeune fille. Cette sensation était si… magique !






La mémoire est la sentinelle de l'esprit
Ô toi dont l’œil est noir, les tresses noires, les chairs blondes, écoute-moi, ô ma folâtre louve ! J'aime tes yeux fantasques; j'aime ta bouche rouge comme une baie de sorbier. J'aime, ô louve câline, les miaulements de ta voix, mais j'aime par-dessus tout, j'aime à en mourir, ton nez, ton petit nez qui s'échappe des vagues de ta chevelure, comme une rose jaune éclose dans un feuillage noir !


Night en plein repas 8D:
 

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