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Eléonore Lovelace & Jumbo Merlin "Fuck is probably my favorite word."

 
  
MessageMer 13 Juil - 1:46
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Date d'inscription : 13/07/2016Nombre de messages : 190Nombre de RP : 73Âge réel : 22Copyright : AkiAvatar daëmon :
Eléonore LovelaceWhat did you expect ?

Eléonore Lovelace

« Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. »

Identité

Nom Prénoms : Lovelace Éléonore, Saoirse, Troian de son nom complet
Age : 22 ans le 31 octobre 2016
Date et lieu de naissance : 31 octobre 1994 à Washington, United States of AmericaNationalité : Américaine
Métier ou étude : Secteur technique Médical-Médecin, 3ème année (pour l'année 2015-2016)
Précision : Quelque chose que vous ne pouvez mettre nulle part ailleurs mais c'est important de le dire.

Kristen Stewart
(c)Galeries Cranberry

Citoyenne Dæmonienne

Jumbo Merlin



« Eh MJ viens voir ! »

« Grrmm quoi encore ? »

« Ces messieurs-dames veulent te connaître ! »

« Je suis occupé. »

« Steuuuuuuplaît. »

« Fais le toi. »

« Aha viens pas chouiner après alors … aheum aheum. Jumbo Merlin est un gorille à dos argenté des montagnes. Il est un mâle dominant. Sa robe est noire. »

« LEO ! Me décris pas comme dans un documentaire, quelle horreur. »

« Bon … c'est un gigantesque singe aux gros bras musculeux et poilus. Aux larges épaules et au torse bombé. Ses grandes dents blanches ressemblent à la dentition d'un fauve et une fois ses lèvres retroussées il peut déchiqueter n'importe quel... »

« Insecte, je suis pas un chasseur… tu es fatigante Léo. Je suis pas godzilla non plus. Et puis ils savent ce que c'est un gorille. »

« Oui mais quand même t'es un grand gorille. De ta taille ça n'existe pas dans la nature ! Et puis on a suffisamment bossé pour arriver à te rendre aussi musclé. »

« ... »

« Bon ce qu'on peut dire de Jumbo Merlin c'est qu'il est grognon. Et flemmard. Son soupir là c'est parce que je l'ai entraîné et que ... »

« Entraîné ? Tu m'as torturé ! Sur mon dos pendant des heures à faire tes exercices. Tu es le diable. »

« Exagère pas mon petit, mon tout beau, mon gros gorille. Reprenons. Jumbo Merlin est ... »

« Raconte leur pour le prénom. »

« Ah oui ! Quand j'étais petite j'adorais Jumbo et Merlin, bon en soi ça pourrait être ridicule mais ça lui va plutôt bien aujourd'hui. Il est aussi maladroit et timide que Jumbo. Et il est aussi intelligent et sage que Merlin … bon pas dans le dessin animé mais Merlin c'est un grand enchanteur en vrai. Du coup je l'appelle Jumbo Merlin ou Jumbo ou Merlin ou JM ou MJ... »

« C'est pas dans le bon sens MJ »

« Ouais mais bon ça fait un peu Master James, Maître du Jeu ou je sais pas, JM ça fait Jean-Marc c'est à chier.... Je m'égare. Jumbo c'est un gros gorille mais ça lui a pas fait plaisir parce qu'il aurait préféré être un animal plus inoffensif. Il fait peur hein ? Moi j'adore mais lui déteste, il est pas encore habitué du coup il a l'air imposant mais on crame vite qu'il est mal à l'aise et timide. Il parle pas trop d'habitude, souvent il me parle mentalement et moi je m'exclame en vrai. Hein ? »

« Je suis pas timide. »

« Oui bon il préfère le terme introverti. Il parle pas trop, de toute façon je fais du bruit pour deux. »

« Arrête de sourire bêtement c'est pas une qualité »

« Il est un peu moralisateur aussi, Jumbo Merlin ressemble à la voix de la raison. En fait … c'est la voix de la raison. Toujours calme, patient, en retrait. Hyper chiant quoi. Il fait peur mais en fait quand tu le vois débarquer avec ses lunettes de lecture et son sac à dos, il a plus aucune crédibilité. Oui parce que c'est lui qui bosse. Je me suis inscrite en médecine pour lui et il est brillant, toujours fourré dans ses bouquins. Enfin … toujours fourré dans ses bouquins avec moi puisque je pars toujours en vadrouille. Il a appris à rester concentré n'importe où à l'écart. »

« J'avais pas vraiment le choix... »

« Sinon … ladies and gentlemen Jumbo Merlin 3000 est un parfait homme, il est bon à marier, il range, fait le ménage, la vaisselle, la lessive. »

« Tu mets toujours le bordel partout... »

« Bref c'est le combo parfait entre un grand-père et une femme de ménage… et un prof. »

« Merci bien, j'adore la comparaison. »

« Ah et il peut bouder aussi, il est grognon.. je l'ai déjà dit ? Bah il est vraiment grognon. Je t'aime vraiment bien mon grognon. »

« Raah lâche moi je travaille. »

« Je sais que tu m'aimes aussi. »

« Bon tu restes là mais tu bouges pas. »

« Et il est très confortable ! Il perd pas ses poils en plus… sauf pendant le printemps. Aha arrête tu sais que c'est vrai ! Je suis sûre que quand les dæmons seront acceptés tu t'habilleras. Quel bogoss tu vas être, en costume … oh d'ailleurs s'il te plaît quand papa te présentera tu pourras te mettre en costume ? S'il te plaaaaaît. »

« C'est pas d'actualité. »

« Ok ok. Bon je sais pas trop quoi dire sur toi, à part que t'es un génie et que t'as jamais raison -alors que moi si- et que tu te lâches pas assez. Ah si ! Il mange comme quatre, c'est un singe donc un omnivore comme nous et je dois toujours cuisiner pour 5. »

« T'exagère c'est le seul truc que tu fais dans la maison. »

« Il aime pas quand j'ai raison d'ailleurs, donc souvent. Lève pas les yeux au ciel tu sais que c'est vrai ! Un autre truc qu'il déteste ? Mon mode de vie, ma façon de parler, les endroits où je traîne, le sport, la télé, la junk food, la violence en général, les blockbusters, un vrai hipster je vous dis. Un rat de bibliothèque, un érudit casanier et un peu revêche. Il a un peu le vertige et l'avion ça sera jamais pour lui. Mais le bateau et la mer il adore. Il aime bien dessiner aussi. Ouais tous les trucs au mur c'est à lui, et les photos c'est des selfies que je prends, de nous deux et de moi. J'aime bien. Il aime pas trop les foules non plus. Il est un peu mon opposé, un savant terre à terre, efficace et réfléchi. Je ne sais pas s’il est gentil, avec moi oui, mais il est surtout pragmatique, peureux et les humains ne l’intéressent pas vraiment s’ils n’ont rien à lui apporter et s’ils ne sont pas des patients. Il n’aime pas l’agitation non plus. Enfin en général il s'adapte et il prend sur lui dans toutes les situations. Il faut l'observer pour savoir quand ce grognon est content ou pas… genre aujourd'hui ben ça va. Mais ça va pas tout le temps… parfois, parfois il pète un câble. »

« On est obligés ? »

« Me regarde pas avec ses yeux là. Je ne sais pas, je pense que oui. Ça fait partie de toi aussi. »

« Bon, je peux aller autre part alors ? »

« Si tu veux. La fenêtre est ouverte, je te retrouve en haut de l'immeuble sur le toit ? »

« Ok Léo, et raconte pas trop de bêtises. »

« T'inquiète je m'occupe de tout ! »



« De temps en temps ça débloque chez lui. Je comprends, ça m'est arrivé aussi il y a des années. Il a des sortes de … crises … on sait pas trop comment expliquer ça. Il est calme je vous l'ai dit c'est sûr mais il a besoin d'être calme, il a besoin d'être dans le contrôle parce que sinon ça peut partir trop vite trop loin et il gère plus rien. Moi j'essaie de l'aider. Je fais catalyseur… ouais je sais ce que ça veut dire catalyseur, c'est pas parce que je traîne dans la rue que je suis illettrée. En gros je suis toujours dans l'excès, pas que ça m'embête moi c'est comme ça que je fonctionne et je m'énerve, je relativise en rigolant, je suis dans l'action, je m'exprime fort…. Je me perds … bon moi je suis excessive, j'exprime tout. Par exemple : quand je me retrouve à défendre un camé overdosé allongé devant son dealer qui lui demande de l'argent, il a pas besoin de s'énerver puisque je le fais, il a juste à protéger mes arrières. Du coup il a pas vraiment l'occasion d'exprimer des émotions intenses, et il préfère. Mais parfois quand il s'énerve, quand ses émotions sont trop fortes… il déconnecte en quelque sorte. Il laisse le pas au vrai gorille en lui, à ses instincts primaires. Alors il oublie qui je suis, les autres autour et il est complètement aveuglé. Je me suis déjà pris quelques coups de griffes, et en gorille il m'a poussé et il a déjà failli me mordre. Mais ça n'est jamais devenu grave, il reprend peu à peu ses esprits et il se souvient de rien. Dans la tristesse aussi il ne sait pas se contrôler une fois un stade dépassé. Ça devient dur et il n'arrive plus à sourire, à manger, à se mettre au travail. Il s'enferme. Quand il a peur c'est un peu pareil il devient fou. Voilà. C'est un peu bizarre mais c'est comme ça. On s'y fait. Je pense que ça ne durera pas, c'est juste une phase. J'ai peur qu'un jour je n'ai d'autre choix que de le téléporter loin pour éviter des dégâts autour mais vous voyez sa taille et son poids… je ne sais pas comment je pourrais faire… Mais bon ça n'arrivera pas. Sinon sinon … que dire de plus. Lui et moi c'est pour la vie, mieux qu'une bague. On reste à proximité en général même s'il est assis le long d'une rue adjacente. On se connaît par cœur et on reste bienveillants l'un envers l'autre. Je lui donne des coups de pied au cul de temps en temps et il me raisonne. On se protège. Je ne sais pas ce que je ferais sans lui et je me pose pas la question. »[/justify][/font]
Caractère

Léo c'est un sacré tempérament. Elle est impulsive et sanguine, elle suit son instinct et ça l'amène souvent dans des situations … dangereuses. Se mettre dans les emmerdes jusqu'au cou c'est sa spécialité. Elle a un côté étonnant parce qu'elle est toujours là où on l'attend le moins, un cours de salsa, à la sortie d'une crèche, à la fermeture d'un bar, à une réception, sur un banc, à la piscine bref toujours un peu partout. Et elle démarre au quart de tour mais jamais sérieusement. Si tu la cherches tu la trouves mais toujours avec le sourire. On peut dire qu'elle est souriante, qu'il soit moqueur, franc, provocateur, carnassier, elle montre souvent ses dents blanches et rigole sans retenue.Elle est heureuse en général parce qu'elle est libre, fondamentalement et ça la rend aussi sauvage qu'insaisissable.
C'est une gamine, une princesse relativement protégée qui se croit immortelle ou du moins qui n'a pas peur de la mort. Elle aime jouer, elle aime le danger, l'illégalité, se prendre des coups, se sentir vivante. Elle est charmante et agaçante, elle brise la bien-pensance et dit ce qu'elle pense, elle adore embêter, faire la tête à Jumbo, l'empêcher de se concentrer. Elle a tendance à être aussi chiante qu'une enfant hyperactive de 5 ans.
Après avoir pris les mauvais côtés de l'enfance elle a aussi ceux de l'adolescence. Impertinente, insolente, vulgaire, provocante si elle peut vous emmerder elle le fera d'ailleurs ce n'est pas que vous : toute la société, ses parents, l'université, les gens en général. Avec un peu d'agressivité en prime. Mais d'un autre côté elle n'attend rien de ceux qui l'entourent, c'est pour ça qu'on aime bien lui parler (quand elle est pas dans une phase explosive) : elle ne juge pas. Elle est curieuse et même si elle exprime son avis elle considère franchement que chacun mène sa vie comme il l'entend.
Ça donne pas envie hein ? Mais après tout avec elle vous ne vous ennuierez jamais. De toute façon j'ai beau essayer d'embellir son portrait, il est invendable ce démon là.
Mais c'est pas un démon très méchant, plus comme un lutin. Et en vérité, entre nous, elle est domesticable. Vous ne pourrez pas l'attacher ou la changer en profondeur mais avec une approche patiente, en grattant le vernis écaillé vous pourrez voir qu'elle est loyale et fidèle. Ce qui est important elle le sait et elle y fera attention.
Face au danger elle est courageuse et un peu inconsciente. Comme toute personne à qui la mort ne fait pas peur. Si on peut lui donner une qualité en effet c'est bien celle-là : le courage. Elle n'a pas l'air comme ça mais quand elle a peur et qu'il faut faire face elle ne s'enfuit pas, contrairement à ce que pourrait le laisser penser son don.
Il lui arrive aussi d'être généreuse, sans y toucher avec nonchalance et un air je m'en foutiste. Elle s'occupe comme elle peut de ceux qui sont autour d'elle.
Léo c'est un vrai chaos entre de la violence et une certaine douceur qui reste tout au fond et qu'on ne voit jamais.
Ça se ressent dans ses relations : elle est joueuse et séductrice. Non pas en femme fatale (vous l'imaginez en femme mystérieuse et élégante ?) mais elle aime draguer, aller droit au but ou suivre des chemins tortueux. Léo est quelqu'un de physique, tactile -que cela veuille dire quelque chose ou non- c'est à dire qu'elle n'hésitera pas à vous mettre une bonne claque dans le dos ou à vous témoigner de l'affection en se lovant dans vos bras. Depuis son adolescence elle ne se restreint pas à aimer les garçons, au grand dam de ses parents. Une fille ou un garçon, elle fait la différence mais elle aime les deux, chacun dans son style. Elle peut être séduite très facilement mais elle se laissera ensuite difficilement approcher par défi. Elle peut être une confidente sur l'oreiller, une amante torride aussi intense qu'est sa vie, elle s'adapte et suit ses envies.
D'ailleurs elle est bordélique, dépensière puisqu'elle a toujours vécu dans l'opulence, observatrice suite à son éducation, sa curiosité et son besoin de se sortir de situations délicates.
Au quotidien, elle râle mais jamais sérieusement, toujours légère et optimiste. Elle se moque d'elle-même et des autres, déconne et cherche en permanence. Mais elle peut très bien être toute seule, c'est pas son fort parce qu'elle n'est certainement pas quelqu'un d'introverti mais ça arrive. Mais avec Merlin qui travaille elle doit s'occuper. Pendant longtemps elle a arrêté la musique et ne retouchera sans doute plus à un piano de sa vie mais elle fait des percussions et de la guitare en autodidacte et ça lui plaît bien. Elle adore les bibliothèques et bien prise dans un roman elle peut s'étaler dans un fauteuil et lire en silence, elle est cultivée (de force par son studieux gorille). Léo aime bien fouiner aussi, elle aurait probablement pu faire infiltrée, ou même journaliste puisque rien ne lui échappe et qu'elle se débrouille toujours pour obtenir ce qu'elle veut ou en laissant traîner ses oreilles ou quand on lui raconte les ragots (débrouillarde). Elle dessine comme un pied, elle danse comme un pied (mais s'en fout et danse quand même), n'est pas très douée en générale mais quand elle veut quelque chose elle sait être persévérante : c'est comme ça qu'elle a appris à cuisiner et à utiliser son don.
Physiquement elle est mince et donne donc une impression de créature inoffensive. Eléonore a les traits fins, des yeux verts profonds et les cheveux dans tous les sens. Elle ne se coiffe généralement pas et a déjà tenté tout type de couleurs et de coupes de cheveux. Elle porte des piercings parfois et a dans le projet de se faire tatouer. Vestimentairement c'est un peu la jungle mais la jungle de luxe avec de multiples accessoires. Elle a gardé de son éducation un certain goût pour la mode et le style, malgré une veste de cuir et des baskets elle a souvent un air sophistiqué qui vient d'on ne sait où. Toujours en mouvement elle est tonique, la boxe et la lutte, et la survie dans la rue lui ont offert une silhouette relativement dessinée.


Avec Léo il y a toujours le risque de se brûler les doigts mais au moins … on rigole bien.
Téléportation

Son don c'est la téléportation. C'est à dire qu'elle peut se transporter instantanément d'un endroit à un autre. Ce n'est pas de la rapidité puisqu'elle disparaît complètement et réapparaît au même instant à un autre endroit. Je vous rassure les cellules dans le bon ordre. Même si on peut en douter.
Il s'est manifesté à l'adolescence et reste bien pratique pour s'extraire de situations à problèmes ou de salles fermées à clé. Il est aussi efficace en combat puisqu'avec un peu d'observation elle prévoit et esquive les coups puis se rapproche de l'autre côté et c'est la fin. Mais en général elle préfère jouer dans les règles... ou en trichant de quelques centimètres.
En cas de danger, de peur, elle se téléporte sans même y penser de façon instinctive. Mais quand elle doit l'utiliser sans être dans l'urgence c'est plus difficile, cela demande de la concentration, domaine dans lequel il lui reste des progrès à faire.
Eléonore n'a jamais fait face à de grandes résistances de la part de son pouvoir, l'apprentissage s'est fait assez naturellement. Mais elle est jeune et forcément ses capacités ne sont pas au sommet de ce qu'elles seront. Elle n'a pas besoin de connaître par cœur l'endroit dans lequel elle va se téléporter si cet endroit se trouve proche d'elle. Pour passer de l'autre côté d'un mur ou dans une même pièce cela ne posera que très peu de problèmes. A l'inverse sur de grandes distances elle doit connaître en détails le lieu dans lequel elle arrive, de plus elle pourrait se tromper de lieu aisément à condition d'être distraite. Plus ce lieu est loin plus elle souffrira de nausées puis de vomissements. De toute façon la question ne se pose pas elle ne s'est téléporté loin qu'une fois et par loin j'entends deux rues plus loin. Vu la douleur qu'elle a ressenti, la nausée et les vomissements continus dont elle a souffert elle n'a pas recommencé : elle manque probablement d'entraînement.
Ce qui l'intéresse plus c'est la téléportation en transportant quelqu'un ou quelque chose. Elle arrive à emmener un objet qu'elle touche avec elle (et ses vêtements bien évidemment bande de pervers), et sur de courtes distances un être humain. Mais pour l'instant cela s'arrête là. Si aller loin lui provoque des vomissements, porter lourd lui donne des vertiges jusqu'à la perte de conscience comme si elle portait vraiment quelqu'un sur cette distance.
Son don lui demande de la concentration lorsqu'il est utilisé consciemment et avec précision, ce dont elle peut parfois manquer encore une fois.
Si aller loin et porter lourd lui coûte beaucoup se déplacer rapidement seule sur de courtes distances ne lui demande presque aucun effort.
Le danger avec ce pouvoir reste immense pour elle, si vous n'y avez pas pensé je vous l'explique. Elle peut parfois se retrouver quelques centimètres en trop au dessus du sol et donc tomber, que se passerait-il si elle voulait se téléporter sur le toit et que ça l'emmenait quelques centimètres à côté. Sa survie ne serait due qu'à de bons réflexes. Pire, et si c'était deux centimètres en dessous du sol ? Le risque d'être emmurer vivante ou de se retrouver sous le coup de la peur loin, trop loin de son dæmon est réel. Elle a cependant pour elle des réflexes qui pourraient lui permettre en cours de téléportation de sentir la densité et de se décaler à temps.
Léo caresse du doigt l'idée bien plus tard de téléporter quelqu'un à distance sans le toucher, comme son gorille adoré.
[Edit: Après le rapt d'Halloween 2014 elle a découvert une nouvelle faille qui lui fait peur et à laquelle elle essaie de ne pas y penser. Elle a commencé à disparaître lors d'une période d'intense douleur. Peut-être qu'une utilisation prolongée et répétée risque de réactiver cette faiblesse dans son don][/justify]
Il était une fois une princesse

Voir deuxième post

Qui tire les ficelles

Pseudo/Prénom : Clem mais Léo ça ira très bien je m'en offusquerai pas, enfin appelez-moi comme vous voulez ^^
Âge : 20 beaux printemps
Double Compte : Not yet
Activité sur le forum :4 ? Ça dépend bien sûr des vacances et du boulot quand je l'aurais repris :)
Comment as-tu connu le forum ? Une longue longue histoire mes enfants
Un commentaire ? Un avis ? Une suggestion ? Cœur bande de mouettes.
Et si je te demande le code du règlement ?

  
MessageMer 13 Juil - 1:47
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Date d'inscription : 13/07/2016Nombre de messages : 190Nombre de RP : 73Âge réel : 22Copyright : AkiAvatar daëmon :
Eléonore LovelaceWhat did you expect ?

Histoire


« Toi je te n**** ta mère. Toi aussi. Toi aussi. Toi. Toi. Toi je te ken tout court. »

Adossée aux briques, elle se releva et passa sa main dans ses cheveux en souriant.

« Bon. On est pas OBLIGES d'en passer par là, sauf toi, s'adressant au jeune au bonnet qui lui plaisait avec un clin d'oeil … moi j'aimerais bien vous flanquer une raclée mais bon ça créé les em****** tout ça tout ça, c'est chiant. Donc … je sais pas c'est qui le chef de votre bande nullach. Je vous connais même pas… Vous êtes nouveaux vous vous prenez pour les rois mais mais mais c'est moi la princesse ici et si vous empruntez de l'argent vous devez rendre. Votre paiement c'est moi qui l'encaisse. DONC BOUGEZ VOS GROS C***. »

« Pourquoi ça serait toi qui récupérerais le fric ? Et pourquoi tu fais la maline comme ça ? C'était un don généreux on devait rien rendre ! C'était juste pour nous aider »

« Mais t'es c**… vous êtes tous c***, on emprunte jamais sans rendre et sans intérêt ici. T'as cru t 'étais chez mamie. Enfin bref … c'est chiant. Je vais appeler MJ. »

*Vraiment… on est vraiment obligé d'en passer par là ? Non mais j'avais d'autres choses à faire, des cours à réviser, tu peux pas faire ça toute seule ? *

*Si mais c'était le deal Jumbo tu vas pas faire ch*** maintenant ! Ça fait grave son effet ! Et puis je suis allée à la réception parentale, avec des talons et la robe et tout ça. Tu sais comment ça m'em***** en plus.*

*Ok … ok, tu sais que c'est JM à chaque fois tu changes de sens*

*C'est plus stylé.*


MJ-JM se posta donc dans l'ombre, contre le mur derrière elle.

« Bon … donc ça faisait 3000 avec intérêt. Non il est pas en laisse, pas la peine de le regarder comme ça, c'est moi la plus belle ici. Regarde ce poil dru et regarde mes cheveux soyeux la comparaison est vite fait. »

Elle balança sa tête faisant jouer ses cheveux mi longs, puis s'approcha nonchalamment de celui qui avait parlé.

« Putain t'es lourd je t'ai dit d'arrêter de le fixer. Allez file moi ce que tu dois. »

« C'est que … c'est … j'ai pas tout sur moi. »

« Mais c'est pas vrai !! Je t'ai fait passer le mot oui ou non ? OUI. Alors tu ramènes tout c'est aussi simple que ça. Fais ch***… Je fais pas crédit moi. »

Elle soupira bruyamment, l'ai déçu et embêté.

« Seigneur Jésus vos brebis égarées sont si agaçantes. »

*Je te le fais pas dire.*

*Je parlais pas de moi.*


« Bon demain même heure je veux le reste sur ce muret et je veux pas voir vos gu*****. A part toi si tu veux. En fait je veux plus jamais voir vos gueules. Le plus loin vous restez le mieux c'est. Faites vos petites bagarres dans votre quartier allez pas vous fourrez dans des emm***** avec les grands. »

L'un d'entre eux leva un sourcil face à la frêle jeune femme qui devait être plus jeune qu'eux et qui devait peser la moitié de leur poids.

« Ouais tu m'as bien entendue. »

Le premier glissa une liasse de billets dans sa main et se retourna pour partir.

« Hop là. Pour la prochaine fois, histoire de te laisser un souvenir. »

Elle l'attira par le col, le retourna et d'un crochet l'envoya valser par terre.

* La vache ça fait mal !*

* Et c'est encore moi qui vais devoir m'occuper de ça...*


« ALLEZ DEGAGEZ… c'est lassant là. »

Les autres firent mine de s'avancer en groupe et MJ-JM sortit de l'ombre. Ils attrapèrent en grommelant leur pote, l'air mauvais.

* Tu fais tellement la maline.*
***

Voilà un peu où en est Léo. De son nom complet Eleonore, Saoirse, Troian Lovelace. A 22 ans en études de médecine … enfin … en « études de médecine ».
Reprenons depuis le début. Tous à vos instruments, première page, clé de Sol.
1994, le 31 octobre le jour des morts, naît la petite dernière des Lovelace. Les Lovelace c'est une histoire qui dure depuis des années, sur le continent américain depuis la révolution et avant cela une histoire qui s'est écrite sur la terre d'Irlande et d'Angleterre. C'est la crème de la crème les Lovelace, ils sont malins, ils ont placés leur argent et ils en détiennent à foison. Les Lovelace c'est l'aristocratie fine, c'est la royauté américaine, la grandeur du continent et la distinction british. Si je pioche le père Lovelace je tombe sur le businessman reconverti en politique. Un temps porté par les finances il a désormais des idées politiques, se place dans les hautes sphères du pouvoir. Il manie les ficelles avec son sourire avenant et son charme, il parle avec humilité et convainc sans difficulté. Dans la famille Lovelace je demande en second la mère : la mère est une ancienne diva d'opéra. Nostalgique, excessive, rêveuse, parfois dans l'euphorie parfois dans la mélancolie. Elle qui a vu Paris, où elle est née dans sa famille de bourgeois, les opéras de Moscou, de Berlin et de Sydney, maintenant reléguée au rang d'épouse et de joyau elle en souffre et s'enferme dans son monde et celui de son mari.
Le portrait est digne d'une comédie antique. Vient le fils, le héros en couleurs, le grand, le fort, le parfait aîné. La seconde, une élégante aux traits raffinés, aurait-il pu en être autrement ? La façade est lisse, miroitante, propre, c'est le comble de la perfection. Une belle image.
Ne nous attardons pas trop sur l'image, vous verrez qu'une image est belle, travaillée et sans défaut, donc prompte à jouer de mauvais tours. Le tableau est propre et l'histoire continue son cours jusqu'à ce 31 octobre 1994, les deux aînés sont adolescents et vont partir s'envoler de leurs propres ailes. Ils sont attachants, ambitieux, populaires.
Lorsque la petite dernière naît avec sa bouille d'ange, c'est le bonheur dans la famille, on est fiers, on la porte à bout de bras, on la photographie, on la comble de peluches.
Son père lui offre un chaton.
Un chaton qui la suivra partout et dont il dira qu'il l'a trouvé le jour même de sa naissance au pas de la porte. Et il sourit largement quand il voit sa petite dernière. Il lui répète le soir qu'il faut faire attention au chaton, que c'est le seul ami qu'elle aura jamais. Sa mère en devient jalouse et s'en écarte imperceptiblement.
Les grands partent de la maison quand elle y vit et le père est souvent en voyage d'affaires, de politique, de campagne, de choses de grandes personnes. Ils déménagent dans des gigantesques demeures de Washington à New York en passant par Miami. La mère lasse du reste, et surtout de sa petite fille encore un bébé si maladroit et sale, toujours à ramener un nouvel animal pour se donner en spectacle, ne s'occupe plus que des réceptions et des grands bals où les mécènes, les rentiers, les importants de la ville se croisent pour boire une coupe de champagne.
Eléonore apprend très vite à se tenir en société. Les cours particuliers de français, le piano, les heures toute seule dans la bibliothèque marquent son quotidien. Elle se tient bien, elle est une jeune fille modèle, on la présente, on la félicite, on essaie de la taquiner mais elle se tient si bien cet ange, impossible de lui soutirer un défaut. Quand les enfants sont réunis, elle se cache derrière le piano et ils jouent du violon, leur mère chante. Tout le monde applaudit, longtemps.
Les sourires par centaines, les enchanté madames, bonsoir monsieur puis le noir et le vide du lit à baldaquin jonchent son enfance.
Elle s'ennuie en fait, et elle ennuie les autres. Elle n'a pas l'esprit, l'humour et le mot de ses frères et sœurs. Du coup elle ne dit pas grand-chose. Ils ont beau chercher la petite bête il n'y en a pas, c'est une petite fille sage et silencieuse comme une image. Enfin …
Eléonore est née avec cette grande bête qui la suivra toute sa vie, son dæmon. Elle sait ce que c'est. Elle sait aussi qu'il peut prendre toutes les formes et qu'il se stabilisera plus tard. Elle sait qu'elle aura un pouvoir, qu'il faudra travailler. Que c'est une grande chance et que c'est une petite fille spéciale, c'est la plus belle de toute. C'est ce que lui répète son papa quand il est là. Et le magnifique rapace qui lui tient compagnie, un aigle pêcheur, une femelle.
Le nom de son chat, chien, perruche, ouistiti, fennec qui lui tient lieu de compagnon s'est imposé.
Avec sa nounou, elle a vu tous les disney dans le home cinema de sa chambre. Ses préférés étaient Jumbo et Merlin l'enchanteur. Du coup il adore se transformer en petit éléphanteau, il effraye et casse les jouets mais fait tellement rire Eléonore qu'il n'arrête pas. Bêtise sur bêtise, il glisse, tombe, frappe, court et crie. Elle l'a appelé Jumbo… et Merlin… et … incapable de choisir, il a fini par s'appeler Jumbo Merlin.
Elle est une petite fille calme et en retrait mais lui déborde d'énergie. Il tourne le volume à fond et la fait danser jusqu'à ce que sa mère arrive dans la chambre et qu'il se cache.
Parce qu'il ne faut rien dire à maman, surtout pas. C'est papa qui l'a dit.
Elle a 11 ans quand elle rentre dans le niveau supérieur. Ils s'installent à San Francisco et ils l'inscrivent dans un fameux établissement huppé. C'est le grand changement : la fin des cours à domicile, une nouvelle ville, un père plus présent. De nouveaux défis s'imposent. Le premier : comment tenir Jumbo Merlin sans qu'il dégénère ? Lui qui se fout de l'image, qui peut s'énerver à n'importe quel moment, qui lui fait des crises monstres, qu'elle doit enfermer pendant les réceptions. On en fait quoi de Jumbo Merlin ?
Ils passent un compromis, il l'accompagnera mais sous la forme d'un moineau, ou d'un geai, ou d'un corbeau, un petit animal inoffensif. Ils ont du mal à se séparer. Ils sont à l'opposé l'un de l'autre, mais ils s'adorent.
Vient la période du collège … la dure période du collège… les durs collégiens. Elle a une place de choix dû à sa position mais dans son dos ça murmure. Elle découvre petit à petit le monde dans lequel elle vit. Celui des privilégiés, des élites bourgeoises, des riches ou très riches. De la jalousie surtout. Le monde ce n'est pas les livres, les dessins animés, les sourires miroitants ou son père, son juste, grand, bon chevalier qui lui tient lieu de papa. C'est dur, c'est un jeu de hiérarchie pour avoir sa place et plus on est haut plus on a besoin de grimper, de se battre pour être au-dessus. Il y a ce sentiment d'y être presque, de n'avoir pas tant de différence entre ce sénateur et cet ambassadeur, ce PDG et ce producteur. Sauf que certaines différences perdurent et alors naît cette hargne, le sentiment d'infériorité se mue en bassesse. Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? Il n'est pas si beau ! Elle n'est pas si intelligente ! Regarde comme ses enfants sont ratés ! Regarde comme sa femme est laide ! Un riche inférieur c'est mesquin et ça redevient un enfant. Les hautes sphères c'est une cour de récré cruelle. On s'y perd, on a beau aimer ses enfants, ses amis, on ne peut plus supporter d'écouter les critiques sur eux, on les prend pour soi alors on peaufine leur image, on les défend, puis on essaie de les changer, de les modeler pour en faire ce qu'ils devraient être.
Eléonore elle est bien. Elle est jolie, intelligente, pas médisante pour un sou. Elle croit en son père, elle sait qu'elle est spéciale alors ce petit monde elle le regarde avec innocence. Elle fait confiance. On lui dit de bien faire et elle fait bien. Mais de plus en plus c'est difficile. Elle sort de l'enfance, elle réfléchit par elle même. C'est le moment des désirs, de la violence, de la tristesse.
Et cette intensité elle ne sait pas d'où elle vient.
La belle poupée grandit. La marionnette regarde ses fils. Elle s'éteint et par moments éclate, des crises de larmes, des crises de colère qu'elle ne gère pas qui la font avoir des insomnies et des migraines. Elle ne comprend pas, comment pourrait-elle comprendre que ce qui la détruit c'est sa cage dorée, sa belle image ? Elle-même ?
Pour Jumbo Merlin c'est un peu la torture, il ressent ce qu'elle cache, ce qu'elle bâillonne. Il se bat avec des chiens, devient un pitbull enragé. Elle l'énerve à garder cette naïveté, à rester passive. Il ne l'aide pas avec ses accès de colère, ses grèves de la faim. Ils s'éloignent, malheureux et incapable de se parler.
Sa mère lui demande un excellent bulletin et de se présenter aux invitations avec ses parents, en contrepartie Eléonore ne manque de rien. Si ce n'est d'une présence le soir en rentrant de cours ou à table au dîner.
Son père vient la voir tard le soir, ou par surprise vient la chercher après le collège. Il l'emmène à son travail. Parfois il l'emmène une journée au bord de la mer, ils vont faire du bateau et mange des sandwichs avec des chips, elle l'écoute longtemps parler de son dæmon qu'elle observe, fascinée, dessiner des ronds dans le ciel. Parfois aussi il l'emmène pour lui montrer ce qu'il fait, comment il aide les gens dans la rue. Devant les caméras, elle nourrit ceux qui en ont besoin, regarde son père discuter avec les sans domiciles, son père serre des mains, s'énerve les sourcils froncés avec ceux qui ont perdu leur emploi.
Elle veut être comme lui, juste et bonne, elle travaille d'autant plus qu'elle sait qu'il faut réussir dans ses études pour y arriver.
***

Jocelyn s'avança vers elle, son comportement avait soudainement changé. Elle la regarda de haut en bas, visiblement offensée.

« Mais qu'est-ce que tu caches à la fin ? »

Eléonore la regarda avec incompréhension. L'instant précédent elles discutaient de la prochaine réception de ses parents et du morceau de piano difficile qu'elle devait jouer. Avait-elle senti quelque chose ? Qu'avait-elle dit de travers ? Avait-elle deviné pour son dæmon ? C'était si soudain ! Elle bégaya :

« R… rien. »

« Deux ans ! Ça fait deux ans que je te connais et … rien du tout ! Pas le moindre petit défaut ! Tu joues du piano, tu brilles à l'école, jamais un mot plus haut que l'autre, jamais médisante, toujours à l'écoute et prête à aider ! Il est où ton problème ? On a l'impression que tu es morte ! Tu n'écoutes pas de musiques, tu lis tes classiques. Tu ne pleures pas, tu ne t'énerves pas, tu ne te plains pas ! »

Eléonore regarda ses pieds sans un mot.

« Mais regarde toi ! On a 13 ans putain tu ressembles pas à une enfant. On dirait un zombie. »

Elle sursauta suite au putain de son amie.

« Oui je dis putain, tout le monde dit putain, tout le monde quand tu n'es pas là, parce que tu ressembles à une petite chose parfaite et fragile tout en sucre. »

« Je suis … bizarre ? »

« Oui. Oui t'es carrément bizarre. Bon j'y vais, il y a une boum chez Pierre ce soir. »

Elle mis ses affaires dans son sac et s'en alla par la grande porte de la maison.
Eléonore ne bougeait pas. En contraste avec ses pensées qui se fracassaient les unes contre les autres. Était-elle bizarre ? Cela se voyait-il ? Pourquoi était-ce un défaut d'être parfait ? Était-ce de la jalousie comme aurait dit son père ? Elle avait si besoin de lui maintenant ? Ou de Jumbo. D'une petite voix elle l'appela.

« Jumbo ? »

Une jeune hyène rachitique sortit d'une pièce, et maugréa.

« Tu m'as appelé ? »

Il vit ses yeux humides.

« Je suis bizarre ? »

Et il éclata d'un rire de hyène à faire exploser les murs. Un rire si contagieux qu'Eléonore se mit à rire aussi, oubliant toute l'incongruité de la scène.

« Tu es grave bizarre ma belle ! La plus bizarre de toutes les petites filles, la plus bizarrement spéciale de toutes ces pouffiasses de ton collège. Mais c'est ni mal ni bien, c'est à toi de juger. »

Sur cette réponse elle se tut, réfléchissant. Et monta dans ses yeux une colère, une colère d'esclave, une impuissance face à l'injustice, faire tout bien c'est être bizarre ? Son pouls et sa respiration s'accélérèrent. Ses poings se serrèrent.
Jumbo Merlin se changea en un énorme lionceau et il rugit tandis qu'elle lâcha un cri sourd de colère, de rage et de frustration qui résonna dans l'immense maison.

« Eléonore ? Eléonore ? C'est quoi ce bruit ? Que se passe-t-il Eléonore ? »

Les talons cliquetèrent et en un clin d’œil le lionceau disparut.

« C'est rien maman, j'étais juste en colère. »

« Tu as de la fièvre ? Tu veux qu'on appelle le médecin ? »

« Non non, ça va mieux, je t'assure. Je vais aller me coucher, je suis fatiguée. »
***

A partir de ce moment elle s'interroge plus souvent. Elle doute, elle n'ose plus trop, elle se met à l'écart, attendant quelque chose qui n'arrive pas. Avec Jumbo Merlin ça va mieux, elle le force à manger, il la force à sortir.
Petit à petit elle sent qu'elle change à l'intérieur. Elle ouvre les yeux, comme d'un long sommeil. Sa mère, la reine des hypocrites qui parle avec son timbre de castafiore des autres avec toute l'ingratitude dont elle peut faire preuve. Son frère et sa sœur les anciens populaires du collège qui n'étaient rien que le couple royal mettant leur cour en esclavage. Dégoûtée, elle comprend maintenant les conversations qu'elle entend dans son jardin transformé en garden party et dans son salon transformé en salle de bal. Elle sait que les froufrous de sa robe valent un an de salaire d'un professeur dans le secteur public. Elle voit le couple idyllique formé par ses parents, un couple de carte postale fait de disputes, de silences, d'éloignement, de chirurgie esthétique, de cadeaux dorés mais pas de partage, d'amour ou de fous rires.
Elle a 14 ans et elle est relativement désillusionnée du monde qui l'entoure surtout avec les remarques sarcastiques et brutales de son meilleur ami. Le seul, avec son père, qu'elle estime.
***

Elle slaloma dans la rue entre les passants, arrivant bientôt devant la mairie où son père travaillait, Jumbo Merlin en rottweiler musculeux à sa suite. Passablement énervée, elle venait quémander son aide pour contrer les projets de sa mère de la présenter à un garçon de 17 ans venant d'une bonne famille.
Elle s'engouffra dans le building, salua le gardien avec un grand sourire, elle l'avait toujours trouvé sympathique malgré les larges épaules et les lunettes noires qui cachaient ses yeux.
Elle monta dans l’ascenseur, pressée de voir son père et déjà moins énervée.
Quand elle s'approcha du gigantesque bureau de son père elle entendit des cris, le furet sur son épaule sauta à terre pour se transformer à nouveau en rottweiler.
Elle hésita à toquer à la porte.

« NON JE VAIS PAS ME CALMER ! TU SAIS COMBIEN DE TEMPS ÇA M'A PRIS POUR TOUS LES DÉLOGER ! »



« ALORS JE M'EN FOUS ROYALEMENT ! TU VAS M'INSTALLER CES CHINOIS TOUT DE SUITE ET LEUR PRÉSENTER LE PROJET ... MAIS ELLE EST MALADE DEPUIS 10 ANS TA FEMME C'EST PAS MAINTENANT QU'ELLE VA CHOISIR SON MOMENT POUR CREVER.»



« Bon. Ecoute je te laisse tu me fatigues, tu me trouves la solution, je veux l'acte de vente vendredi matin sur mon bureau. Point. Tu utilises tous les arguments, tu as carte blanche… oui oui tout…. À vendredi. »

Satisfait il s'assit dans son fauteuil avec un sourire satisfait. Il vit sa fille par l'entrebâillement et son sourire s'évanouit.

« Sweetie que fais-tu ici ? »

Mentalement elle se secoua et répondit avec le plus de naturel possible.

« J'étais venue à cause de maman... »

« Ah tu sais en ce moment je suis sur les nerfs et je dois tout faire pour la campagne alors je m'énerve vite, tu peux comprendre … qu'a-t-elle fait ? »

Il semblait vraiment désolée, elle décida d'analyser ces nouvelles informations plus tard et se concentra sur son problème.

« Vendredi elle veut me faire rencontrer les Lewis, John Junior en particulier. Je pense qu'elle veut qu'on se mette en couple mais j'ai que 14 ans. Je n'aime pas trop ça. Je n'ai pas trop envie de le voir. »

« Bien sûr mon ange, tu es encore un peu jeune. Ta mère est impatiente de te voir heureuse avec un garçon c'est tout. Je lui en parlerai ce soir, on décalera, ça t'irait ? »

« Merci papa ! »

« Et … Jumbo-Merlin … il est souvent en des animaux un peu … agressifs. Regarde en rottweiler on dirait ces racailles dans la rue qui veulent se battre ! Ça m'inquiète, je voudrais que vous en parliez entre vous, je peux te payer quelques séances chez le thérapeute si tu veux... »

« Non ça ira je vais lui en parler, on va changer ça... »

Une fois dans la rue, elle était si perdue dans ses pensées qu'elle faillit rentrer dans plusieurs personnes mais JM veillait et aboyait pour faire fuir les passants.
Cet accès de colère c'était étrange. Son père si patient et calme, si généreux et bienveillant… Et plusieurs détails sonnaient faux : déloger ? Le projet des chinois ? Une femme malade ? Elle n'avait jamais entendu son père comme ça, et son sourire avait paru si carnassier… En plus de ça, il n'aimait pas la forme de Jumbo et même s'il l'avait défendue il n'avait fait que décaler ce mariage arrangé…
Lorsqu'elle y pensait son cœur battait un peu trop fort. Sa raison lui demandait d'être indulgente, son instinct l'effrayait.
Elle eut du mal à dormir jusqu'au vendredi. Les cernes noircissaient et Merlin à force de persuasion la convainquit d'aller en avoir le cœur net. De … fouiller. Elle n'aimait pas ça mais pour être sûre, pour se rassurer.
***


Eléonore attend que son père parte dans la région et se rend à son bureau. En toute discrétion elle demande seulement au gardien de l'y emmener. Une fois dans le bureau, la curiosité et la culpabilité la dévorent. Elle y découvre des tonnes de dossiers, des documents administratifs qu'elle ne sait pas lire correctement. Elle retient le plus récent acte de vente priant pour que ce soit le bon. Prend le nom, l'adresse et s'y rend. C'est le vieux quartier de San Francisco et elle ne s'y rend jamais d'habitude. Elle se sent perdue, déboussolée mais prend son courage à deux mains et découvre des immeubles sociaux inhabités. Elle a peur de la vérité mais comprend très vite. Que son père n'est pas aussi blanc qu'il le prétend. Que c'est une jolie comédie.
Elle rentre illégalement sur le chantier et s'aventure dans les appartements en escaladant un peu. Certains ont encore les affaires des anciens habitants, une petite voiture, des casseroles, un canapé miteux. Quelqu'un entre, elle est prise au piège. Que faire ? Au moment où la porte s'ouvre pour laisser passer des déménageurs sans doute, elle ferme les yeux terrifiée et se trouve dans l'appartement d'à côté. Sans se retourner avec Jumbo en vautour, elle dévale les escaliers et s'en va sans se poser de questions.
L'adolescente va ensuite chercher les anciens habitants, poussée par une curiosité dévorante. Dans leurs mots, leurs gestes et leurs yeux elle entrevoit une image. Elle découvre un homme horrible, un sombre politicien corrompu par les riches, un homme aux pleins pouvoirs et en abusant. Un homme cruel qui n'en est pas à son premier coup. Un homme à l'ego et à l'ambition démesurée. Un requin efficace et amoral. Une affaire en soulevant une autre, des lettres et des mails… Un homme qui force par la voix, qui fait pression de façon magique, qui enlève toute liberté jusqu'à transformer ceux qui résistent en légume comme par magie. Elle découvre son protecteur, son confident, son papa.
Et c'est le point de non-retour. Un père tombé de son piédestal, une cage brisée, les barrières détruites.
Tout est faux autour d'elle. Tout est or et faux semblants.
***

« PUTAIN. »

* Wow. Eh bien …*

« PUTAIN PUTAIN PUTAIN. »

Un vent semblait l'emporter, elle semblait souffler dans ce soupir toute la rigidité qu'elle avait de l'intérieur. Plongée dans les lettres qu'elle avait reçu suite aux témoignages qu'elle avait demandé, elle découvrait l'envergure des magouilles de son père, qui étaient toutes bien cachées sous d'autres noms. Il ne craignait rien… Seule elle savait que toutes les personnes qu'on prenait pour responsables dans ces lettres n'étaient que des personnes manipulées par son père. Elle venait de rentrer dans le niveau supérieur, c'était l'année de ses 15 ans, on était en été et elle n'avait clairement rien à faire. Elle jeta tous les papiers par terre, toujours aussi incrédule d'en apprendre plus et tapa son poing contre son front.

« Mais … mais quel c****** ! »

Elle s'assit sur le bord de son lit, ses épaules s'affaissèrent.

« Comment j'ai pu ne pas le voir… ? »

A la fenêtre un hibou toquait, un mulot dans son bec.

* Tu te prends encore la tête pour ton père ?*

« J'ai tout fait ! Tout fait bien comme il faut, je comprend pas ... »

* Peut-être que tu devrais faire comme toi maintenant.*

« Mais je sais pas comment faire moi… Je sais même plus ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. »

* Dans cette maison pas grand-chose.*

« Ouais … ouais t'as raison je m'en vais. »

Mue par une envie de s'enfuir tout d'un coup elle attrapa une veste à capuche et s'en alla sur la pointe des pieds.

* J'avais même pas fini de bouffer moi...*

Dans la rue elle se trouva fort dépourvue (lorsque l'hiver fut venu). Elle était toute seule, le temps et l'espace devant elle lui appartenaient. Un sourire s'étira le long de ses lèvres, un énorme sourire enfantin. Et elle se mit à courir, en pleine nuit à San Francisco.

« Bon … on commence par quoi ? »

Elle arriva devant une boîte.

* Tu rentreras jamais, je te rappelle que t'as 14 ans.*

Eléonore soupira et se posa contre le mur, sa capuche rabattue. Un groupe de mecs bourrés vint la trouver quelques minutes après.

« Eh … eh tu fais quoi là ? Ça va ? »

Décontenancée par cette bonté inattendue elle releva son regard vert sombre vers lui.

« Je cherche des sensations fortes. »

« Eh Kyle ! T'entends ça, la demoiselle veut veut avoir des sensations fortes ! Bah viens avec nous tu seras pas déçue mais c'est pas trop pour les dames hein ... »

Ils l'emmenèrent dans une cave bourrée de monde et de gros bras dans laquelle des combats se déroulaient. Comme des luttes, des arènes avec des jeunes hommes torses nus, venus défouler tous leurs instincts et déballer toute leur rage.
Ça puait la sueur, les cris, la bière, tout le monde se pressait pour voir le sang, faire les paris. Jumbo Merlin n'aimait pas trop ça. Lui qui aimait tant se battre il détestait voir son Eléonore dans ce genre d'endroit. Collé en gerbille dans sa poche pour éviter le contact humain, il se contentait de la presser de sortir. Elle regardait fascinée, les yeux grands ouverts. Ça c'était un combat équitable, un contre un sans artifices, sans manipulation.
Elle rentra inspirée, exaltée, traînant dans les rues, un sourire sur ses lèvres, se voyant déjà dans la fosse. Imaginant sa première cigarette, sa première bière. Elle jubilait aussi à l'idée que ça choquerait son père. Et sa mère. Et Jocelyn.
Elle se sentait si légère… elle siffla et fit un tour sur elle-même. Une nouvelle vie s'offrait à elle. Dans laquelle elle serait libre. Après tout son deuxième prénom signifiait Liberté. Et dans cette nuit, à 15 ans elle se fit la promesse de ne plus jamais être la poupée de personne.
***

Après cette prise de conscience la jeune fille devient … un démon. Littéralement. Elle lâche les cours, fugue et fume. Elle se fait des « mauvaises » fréquentations, rit très bruyamment, jure comme une charretière. Elle se réveille et n'est plus en retrait au contraire, elle brûle le filtre qui contenait ses mots, ses sentiments. La petite fille bien sage toujours en observation met des blousons de cuir trop grands et sourit tout le temps tout en déversant des vérités crues à son entourage.
Elle regarde son père déconfit droit dans les yeux et lui demande le permis et une voiture en échange de quoi elle daignera finir son lycée… et tiens une moto aussi. Pas de s'il te plaît cette fois papa. Je sais tout papa alors ose me dire non. Comment elle compte passer le lycée ? Elle n'en a aucune idée puisqu'elle ne suit plus les cours.
Une crise d'adolescence à hauteur de la parfaite image.
La nuit elle sort et ne rentre qu'à l'aube, elle revient avec des bleus, des coquards, les lèvres gonflées, assignée dans sa chambre quand il y a des invités. Elle trouve là-bas des amis, des gens qui la détestent et d'autres qui l'adorent. Aucun ne la juge, ils puent et sont vieux, ils boivent du mauvais vin tout le temps, quand ils rigolent on voit qu'ils n'ont plus de dents mais quand ils rigolent elle éclate de rire aussi. Elle préfère un rire sans dents qu'un sourire blanc de prédateur, que ses faux sourires brillants, refaits et froids.
Mais surtout le meilleur des sourires, celui qu'elle préfère c'est Jumbo Merlin. C'est un sourire timide qui demande un travail au corps mais elle l'adore tellement. Quand ils sont tous les deux et qu'il est en train d'étudier, elle l'embête encore et encore. Elle le déconcentre jusqu'à ce qu'il perde son calme et râle. Et là elle l'imite. Il soupire, indulgent. Elle le regarde comme si elle préparait une bêtise… « Viens on va voir la mer ! » Il soupire encore et lui sourit en retour. « Bon d'accord mais tu bosseras un peu avec moi, ça se passe pas toute seule une année. ».
Les rôles se sont inversés. Elle qui ne prononçait pas un mot plus haut que l'autre se libère et lui si prompt à l'excès s'assagit. Il trouve un certain réconfort dans les études et devient le plus mature et le plus moral des deux. C'est lui qui tempère … enfin comme il peut. Eléonore qui veut qu'on l'appelle Léo est une chipie, une princesse qui séduit et qui agace, un feu follet difficile à suivre. Comme une gamine des rues, elle s'épanouit en virevoltant entre tous ces malfrats et ces durs à cuire, entre les marginaux et les sans rien.
Elle a du mal à prendre au sérieux quelque chose. Si au début elle était en colère, elle trouve vite son propre équilibre et arrête de se battre pour un rien, seulement quand on ne la prend pas au sérieux. Parce que de temps en temps elle redevient une furie, une furie nonchalante, qui se bat pour le plaisir et pour faire taire les jeunes filles aux queues de cheval sur les courts de tennis.
Jumbo Merlin lui au contraire apporte l'ordre, il range, réfléchit et observe. Entre les deux règne un drôle d'équilibre fait de compromis et de bienveillance. Il lui arrive néanmoins … des … ils appellent ça des crises. Quand il est fatigué, tendu, anxieux, mentalement affaibli, alors ses émotions peuvent prendre le dessus. La colère l'aveugle et l'enrage, le ramène à l'état d'animal sauvage. La peur aussi. La tristesse le plonge dans des états de désespoir. Il contrôle et reste en retrait mais quand ça arrive il peut toujours compter sur elle pour l'épauler et le « contrôler » du mieux qu'elle peut, parfois à ses risques et périls.
Sa mère et elle c'est une catastrophe, sa fille a arrêté la musique et brise tous ses rêves, sa fille qui lui ressemble si peu fout sa vie en l'air et pourrait briser la parfaite image qu'elle a mis des années à peaufiner. C'est un rapport tendu, empreint de peur et de dégoût.
Son pouvoir elle a appris à l'apprivoiser en partie. Dans l'arène elle l'a de nombreuses fois utilisé pour se décaler comme une ombre, pour prendre le dessus imperceptiblement. Jumbo Merlin ça le rassure, lui dans un coin en chimpanzé avec ses livres et ses cahiers la nuit.
Elle s'en est servie aussi pour s'extraire de situations tendues avec des gangs, ces gens qui prennent tout trop au sérieux. Elle le fait sur de courtes distances et se transportant elle seule ou JM lorsqu'il est petit.
Eléonore Saoirse Troian n'est plus qui elle a été. Elle parle d'elle même comme « La petite bourge manipulée par ses parents… pas trop cliché hein ? Coincée du cul comme personne et jamais heureuse. Nunuche et naïve qu'est-ce que j'étais chiante ! Un jour une pote m'a dit que j'étais morte, c'était une vraie pouffiasse mais elle avait pas tort. Aujourd'hui je ne me tais plus et je mets des fringues déchirées et pourtant j'ai jamais été aussi en paix avec moi-même. Je viens d'une famille pétée de thunes, bien comme il faut et pourtant je deale, je suis bi, je me bats, je m'en fous. Et tu vois cette liberté là, ils peuvent rien faire contre, ça les em***** mais il peuvent rien faire. Et va pas me dire que jurer c'est pas beau dans la bouche d'une fille sinon je te fais bouffer tes morts. »
En sortant du lycée un an en avance grâce à un saut de classe, elle passe un pacte avec Jumbo Merlin et arrête de fumer tandis qu'il se met au sport, pour évacuer l'anxiété et sortir un peu.
Elle ne sait d'ailleurs pas quoi faire, elle sait juste qu'elle veut partir. Son père qui tente depuis trois ans de récupérer sa fille chérie sans comprendre lui propose d'entrer à Lindwuën University. Très bien, elle prend son appart et commence des études de « Langues, littératures et civilisations étrangères » parce qu'elle a toujours aimé lire. Elle suit vaguement les premiers cours, puis vite attirée par la rue passe plus de temps dans le Bronx que sur les bancs de l'université. Elle est pourtant loin d'être débile. Sa culture générale épate qui en a l'illustration, et elle garde toujours un sens de l'observation digne de MJ. Mais elle préfère faire ses petites affaires, aider les autres de temps en temps et surtout escroquer des jeunes riches, faire peur à d'autres, rendre des services rémunérés à quelques propriétaires de caves. Dans ce milieu, plus on a de relations mieux ça marche, la réputation compte mais la réputation ne se base pas sur une belle image. Léo voltige dans ce monde sans se brûler, comme un singe farceur, disparaissant quand il faut et restant aussi insaisissable qu'un courant d'air.
Elle s'énamourache néanmoins d'un tatoueur gentil et tout doux avec un problème d'alcool qui la défend et à tendance à se battre. Au moment où elle se sent trop accrochée à lui et dépendante elle coupe les ponts. De toute façon cette relation était toxique ça n'aurait pas pu durer longtemps, du moins c'est ce qu'elle se répète. Elle sait s'arrêter et se protéger. Elle n'est que dans un camp Eléonore : le sien. Mais ça fait mal au cœur de temps en temps alors elle se réfugie dans la fourrure de son singe préféré.
Quant à lui la littérature étrangère bof. Il s'ennuie un peu, du coup il fait plus de crises. Il s'en veut après quand il doit guérir les griffures de lion qu'elle a sur les bras parce qu'elle doit se mettre entre lui et n'importe quel quidam bourré qui l'a trop lourdement dragué 5 minutes auparavant.
L'année de ses 17 ans c'est aussi l'année de la présentation des dæmoniens au monde. 2011 le début du bordel.
Eléonore ? Elle s'en fout, son animal n'a jamais été un problème, elle le montre la nuit et on a peur, mais ce qui se passe la nuit reste dans la nuit. Le jour c'est un chien, un petit oiseau ou une gerbille et ça lui convient comme ça. A l'un comme l'autre d'ailleurs.
Ça chauffe de plus en plus pour les dæmoniens, on demande un recensement. Aussi libre qu'un papillon elle passe par la case rebelle sans passer par celle de la rébellion. Toujours son propre pion. Ses parents s'inquiètent elle leur dit la vérité en levant les yeux au ciel. Léo est débrouillarde.
Dès le début de l'année Jumbo Merlin s'impose et un compromis est mis en place. Elle ira s'inscrire en médecine et prendra tous les cours pour lui, elle devra aussi assister à certains cours avec lui. En échange il fera ce qu'elle lui demande depuis longtemps avec l'excitation d'une enfant, lui servir de garde du corps et l'accompagner pour faire office de menace face aux agressifs potentiel. Il accepte mal à l'aise mais elle est heureuse de sa victoire.
Elle a 19 ans et son dæmon n'est toujours pas stabilisé, elle a 19 ans et ses études de médecine enchantent ses parents.
Léo est immortelle dans sa tête, sans pour autant imbue d'elle-même. Elle a toujours vécu sans craindre des conséquences, sans avoir peur, que ses arrières soient assurés par son père, son dæmon, son don, sa tchatche naturelle ou non. Au pire que peut-il se passer ? Des coups ? Elle n'en a pas peur. Elle est libre dans sa tête et personne ne pourra plus jamais lui enlever.
En 2013 sa première année de médecine, Léo se met en retrait parce que les choses se corsent, les esprits s'échauffent et les relations entre Lindwuen, Merkeley et le reste du monde se tendent… enfin en retrait façon Léo… elle ne s'implique plus dans des histoires sérieuses et reste sur ses menus larcins.[justify]

***

[justify]31 octobre, c'est leur anniversaire. Et ça lui va à merveille. Une fête de petits monstres qui demandent des bonbons. C'est aussi le moment de se déguiser. Rien de plus amusant.
Et en plus cette année, pour ses 19 ans, un bal était organisé. Ça lui plaît toujours follement les bals, on danse, un boit du fin champagne, on est ivre et on danse encore comme si on allait s'envoler. Et le bal était déguisé. Que demande le peuple !
Elle avait passé l'après-midi avec Jumbo Merlin a choisir son déguisement. Elle était si excitée qu'elle avait même acheté un costume de cowboy pour lui. C'était un chimpanzé depuis quelques semaines. Il en était ravi, mais il sentait qu'il n'était pas encore stabilisé. Elle avait finalement opté pour être une indienne, un bandeau sur lequel étaient accrochées deux plumes et une robe couleur peau. Deux traces de charbon sur ses pommettes finissaient de lui donner un air rebelle et mutin.
Satisfaite elle était allée au bal, avait suivi son programme de champagne et de danse. Même Jumbo Merlin avait bu un verre du bout des lèvres. Il semblait s'amuser, de la voir aussi heureuse et se laissant même aller à profiter de la soirée. Il était tard quand elle fit une pause sur un balcon, demanda une cigarette à un bel inconnu. Jumbo Merlin arriva et soupira.

« Oh ça va. On va tous mourir un jour. Et puis une de temps en temps, on a pas 19 ans tous les jours. »

Son téléphone vibra dans la poche de veste de JM. Il le prit, regarda l'écran. Elle l'interrogea du regard.

« C'est ton père. »

Ils échangèrent un regard entendu. Elle n'avait pas quitté son sourire. Et pourtant il avait changé de teinte. Entre son père et elle les rapports n'étaient plus tendus comme autrefois. Néanmoins elle le considérait toujours de la même façon. Elle ne voulait n'avoir rien à voir avec lui. Moins elle le voyait mieux elle se portait. Ce dédain et cette indifférence qu'elle lui imposait étaient le pire traitement pour lui. Par quelque magie il était avec elle aussi bienveillant qu'il était horrible, ou qu'il avait été. Elle ne savait plus rien de lui. Elle ne le connaissait pas, ne voulait connaître ni son histoire, ni ce qu'il était devenu depuis qu'elle avait tout découvert. Son appel, elle s'y attendait et cela n'allait certainement pas gâcher sa soirée. Léo prit une bouffée d'air avant de décrocher.

« Salut papa »
...
« Merci »

« Non je suis à un bal. »

« Mais j'en sais rien je m'en fous, tu fais ce que tu veux. Je peux pas te l'interdire mais j'ai besoin de rien là. »

« Je sais 19 ans c'est important. »

« Il est à côté. »


Au moment un grand fracas sembla venir de la salle principale. Elle entendit des cris dans le silence de la musique arrêtée.

« Attends papa il se passe quelque chose, je te rappelle après. »
Sans attendre la réponse elle raccrocha et toucha Jumbo Merlin qui s'était rapproché de la porte, tâchant d'y voir plus. Elle se téléporta et arriva dans un chaos absolu, entouré de … de sorte d'agents. JM sur ses épaules, cria dans son esprit.

*LEO TELEPORTE TOI*

Léo voulut et essaya de se concentrer mais sa conscience lui échappait. Elle se sentit tomber la tête la première.


*Oh p***** de m****. Quelle cuite de chien ! *

Rien. Ça résonnait dans sa tête mais ça résonnait vide. Comme si elle se trouvait tout d'un coup seule. Et seule dans une immense pièce vide. Où les murs étaient faits de briques. Comme une immense nef vide dans lequel un bruit unique d'orgue retentissait.
Léo savait qu'elle les mettais toujours dans des situations de m****. Il fallait bien le dire. Elle sentait pesamment la situation de m****. Les yeux fermés. Refusant d'abord de les ouvrir. Elle sonda autour d'elle la présence de son cher primate. Et ouvrit les yeux. Il était là, une présence infime et inconsciente. Mais il était là.
Bon tout allait bien.

*Bon alors cette situation de m**** c'est quoi.*

Léo s'assit d'abord doucement et constata une bosse à l'arrière de son crâne ainsi qu'un pan de sa sa robe déchiré. Le corps ça allait, ça aurait être pire. Maintenant secundo, où était-elle ? Il fallait procéder par étapes elle le savait. Elle était dans une cage, un truc qui ressemblait à une cellule de dégrisement, ou une cellule tout court. Mais derrière ça ne ressemblait pas à un commissariat.
De ce qu'elle se souvenait elle n'avait rien fait de répréhensible par la loi… Il y avait un côté laboratoire, un peu comme elle avait vu dans des séries.
Léo se prit la tête entre les mains et tenta de serrer comme un étau pour faire disparaître ce bourdonnement d'orgue. Si elle l'entendait Jumbo devait l'entendre aussi. Il ne devait pas aimer, elle s’inquiéta un peu, s'il faisait une de ces crises ? Elle seule aurait pu le gérer. Il fallaitt qu'elle le retrouve.

« JM ! »

« Ta gueule. »

« Quoi ta gueule, ta gueule toi même ! »

Elle s'approcha doucement du … comment l'appeler … du surveillant. D'instinct elle ne l'aimait pas. Ça sentait trop le roussi cette histoire.

« Excuse moi de te déranger de ta sieste hein mais tu aurais pas vu un singe par ici ET TU PEUX M'EXPLIQUER LA P***** DE RAISON DE POURQUOI JE SUIS ENFERMEE »

Il s'approcha l'air amène, il était jeune, le regard fier. Il regarda d'un côté puis de l'autre, lui fit mine d'approcher pour lui dire où était Jumbo. Elle fit un mouvement vers l'avant avec méfiance.
Il prit soudainement sa tête et la plaqua contre les barreaux si violemment que son arcade sourcilière éclata. Tout en maintenant la pression il lui susurra.

« Du calme ma jolie, garde tes forces pour le reste, tu vas en avoir besoin pour ton intercision. Ton enragé d'animal est dans la pièce d'à côté. »

Elle grommela un putain entre ses lèvres sifflantes.

« Tu peux crier tant que tu veux c'est moi qui te surveille. Mais tu devrais t'estimer heureuse parce que l'autre est dans une pièce fermée, sans son ni lumière. Il est maintenu inconscient et drogué. La dolce vita »

Léo tenta d'articuler mais il appuya encore plus son visage contre le fer.

« C'est très intéressant une gamine comme toi. Un animal non stabilisé, c'est difficile à contenir mais il ne pensait pas attraper une… comme toi… pile dans l'entre deux. Non stabilisée et en cours de stabilisation. Ça va bien marcher pour les expériences. »

Il la lâcha et se désintéressa d'elle. Sous le coup du recul elle tomba sur le cul, se relevant aussitôt.

« MAIS NIQUE TOI REVIENS VOIR UN PEU. VOUS ETES DES GRANDS MALADES ! VOUS CROYEZ QUE VOUS M'EMPRISONNEZ LA ! JE SUIS LIBRE ESPECE DE TARE. MAIS RENDS MOI JUMBO MERLIN BANDE DE DEGENERES RETARDES ABRUTIS »

Elle continua de crier, se pendant et tirant de toutes ses forces contre les barrières. C'était la furie qu'elle avait toujours été qui ressortait. Utiliser son pouvoir était impossible. Jumbo Merlin était absolument amorphe et elle ne pouvait pas s'en sortir toute seule. Elle se calma avec un sourire mauvais.

« Écoute moi bien mon gros. Je vais m'en sortir. Et j'espère pour moi que tu recroiseras ma route. Je te ferai payer tout ça. »

Léo s'assit bientôt sous le coup de son impuissance et de sa hargne. Sous le coup de l'affreuse migraine. Il fallait qu'elle réfléchisse, qu'elle se concentre.
Une sorte de putain en lettres lumineuses s'affichait maintenant dans la cathédrale vide et elle ne pouvait se fixer que sur les néons scintillants.
Il n'y avait rien à faire, elle devait attendre. C'était frustrant mais il n'y avait rien à faire. Avoir peur était inefficace. Eléonore avait toujours eu un côté je m'en foutiste, avec cette haine et cette rage qui la consumait ce manque de peur la rendait inquiétante. Ce mélange la transformait et lui donnait un air de son père. Froid et implacable. Elle en aurait presque été cruelle. Avec le sourire.
Elle rigolait doucement dans son coin. Quelle drôle de situation, quel drôle d'endroit, quels drôles de personnages. Des savants fous. Pas très original.
Adviendra que pourra.
Elle devait s'être assoupie quand le bruit de la porte la réveilla. En alerte elle entendit qu'on ouvrait la pièce d'à côté. Léo se posta à l'entrée de la sienne.
Ils tenaient son petit chimpanzé, son âme qui semblait si fragile inconscient, encore dans son costume de cow-boy. Une bouffée de haine la transporta et elle hurla comme une démente, ils le lâchèrent par surprise.

« ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE LACHEZ LE ! NE LE TOUCHEZ PAS SALAUDS ! LACHEZ LE ! »

Le sang séché sur la joue, les yeux révulsés, les jointures blanches elle semblait tout droit sortie de l'enfer. A l'instant un homme sortit un fusil et visa Eléonore qui ne s'arrêta pas de crier pour autant.

« TU ATTENDS QUOI ALLEZ TIRE SUR MOI TIRE SUR UNE GAMINE DE 19 PIGES ALLEZ »

Elle attendait les bras en croix, devant lui. Il tira sa fléchette et elle s'écroula.


*C'est vraiment un cauchemar putain.*

*Pour une fois j'approuve.*

*Jumbo !*

*Le grand, le sublime*

*Tu t'es réveillé, et avec le sens de l'humour en plus. Dis moi c'est pas un matin comme les autres*

*C'est pas un matin non plus, enfin j'en sais rien, j'ai aucune idée de l'heure qu'il est.*

*On s'en fout. On est où ?*

*Aucune idée. Je me suis réveillé ici. Avec une migraine de folie.*

*Ouais. En même temps ils t'ont pas mal drogué et tout.*

*Tu saignes ?*

*Ouais.*

*Tu peux pas te tenir tranquille deux minutes hein ? Bon, ils doivent nous observer à travers la vitre sans tain.*

*Et le grillage est tout léger ...*


Elle passa ses mains sur le grillage à poule qui les séparaient, elle y fit glisser ses doigts pour tâter la solidité de la structure, deux parties séparées par un grillage, formant une grande cage de laquelle il était impossible de s'échapper. La pièce alentour était blanche et dotée d'une vitre probablement sans tain et insonorisée, des fils électriques sortaient de l'installation pour se planter dans le mur.

*Tu peux pas utiliser ton don ?*

*Merlin tu penses pas que je l'aurais déjà fait ? Je suis stupide mais pas à ce point*


Elle avait encore les mains sur les losanges de métal quand une sorte de courant électrique, lent, se mit à grésiller en bas du grillage. Il sembla qu'une autre touche de l'orgue tonna dans la cathédrale.

*Ça sent … pas … bon, ils ... veulent ... nous séparer...*

Il avait les sourcils froncés. Alors l'intercision c'était ça ?

*Jumbo ? Jumbo Merlin … ça … ça va ?*

Il ne lui répondit pas. Le grésillement augmentait. En même temps qu'une immense douleur vrillant son cerveau, rentrant dans son sang, dans ses veines, dans ses neurones, à l'intérieur d'elle. Elle entendit un cri et, alors qu'elle s'était reculée instinctivement, se raccrocha au grillage.

« JUMBO MERLIN ! »

L'électrocution la fit vibrer. Elle cria de douleur. Se rejeta de nouveau contre cette petite grille légère. Léo entendit un deuxième cri et le bruit lui sembla insupportable. Les murs de la cathédrale tremblaient. Une sirène. L'électrocution avait été douloureuse mais ce qui l'avait été encore plus c'est que ce filet d'électricité semblait créer un mur entre leurs pensées, entre leurs corps, entre une même âme qui se distendait.
Faites que le cri s'arrête. Il transperçait ses os, les faisant vibrer, il se frayait un chemin à travers la chair. Il implosait son corps comme une horloge de souffrance. DONG
Le cri inhumain, le cri indescriptible. Sorti des profondeurs des enfers.
DONG
Il rentrait par ses oreilles éclatait ses tympans.
Comment pouvait-elle être encore en vie pour entendre ce bruit ?
Il aurait fallu mourir. Et renaître dans la douleur. Et mourir encore. Pour approcher le sentiment. La sensation.
Eléonore ne fut plus. Son être ne pouvait plus, ne collait plus, il se déchirait. Jumbo Merlin ne fut plus. Il se détruisait.
Elle eut une idée qui fila comme une flèche et disparu comme du vent que ce cri c'était son propre cri déformé par la colère, la rage, la souffrance indicible.
Elle avait l'impression qu'on tirait sa peau et qu'elle se déchirait en lambeaux, que ses os se brisaient et sortaient par les lambeaux de chair, que ses articulations se tordaient en angles inhumains.
C'en fut trop.
Jumbo Merlin grossit, grossit sans plus rentrer dans la cage qui ne pouvait contenir tant d'horreur. Ses poils grossirent, s'épaissirent, ses bras devinrent des bras de géants, ses canines grandirent. Il passa lentement, douloureusement, dans l'agonie, dans l'état le plus primitif qui soit de chimpanzé à gorille.
L'installation vacillait.
Eléonore se recroquevillait, les yeux roulant dans leurs orbites. Ses membres disparurent peu à peu. Peu importaient la sécurité, l'anti-don. Il sortait de son âme qui s'échappait. Il sortait sans l'emmener nulle part. Elle était coincée dans son supplice. Coincée dans le mal qui la dévorait. Alors elle disparaissait juste. Bout par bout. Incapable de résister.
DONG

Par enchantement le fil, le lien entre les deux, tendu à son maximum, tendu comme un tourment retrouva sa place normale.

« Mademoiselle Lovelace ? »

Une porte blanche s'ouvrit en claquant. Et dans un sursaut Léo réapparut entièrement, ouvrant avec peine une paupière. Jumbo Merlin ne pouvant presque plus bouger se contentait de grogner. Un homme élégant en costume venait d'entrer un téléphone en facetime à la main.

« En...enchantée »

Elle se laissa tomber dans le noir sans fin et sans fond.
***

Et voilà. Un beau cadeau d'anniversaire de la part de son père. Qui avait compris tout de suite que quelque chose clochait et qui avait fait joué ses contacts et pendant qu'elle restait enfermée avait trouvé le terrifiant rapt. Grâce à son pouvoir, ses relations et son influence il put missionner un de ses amis qui contacta un garde juste à temps. C'est lui qui chercha la jeune femme et qui lui empêcha de subir une intercession aboutie. A l'aide d'un laisser passer il les fait sortir et les ramène sains et saufs... en apparence. Le père d'Eléonore sauve sa petite fille chérie. Qui ne changera pas son comportement, du moins pas en apparence. Il l'a sauvé elle mais quid des autres ? Parce qu'il y en a eu. Elle ne veut rien savoir. Elle ferme les yeux sur le comportement de son père par un soupçon de gratitude.
Cela aura pour conséquence de nombreux cauchemars et une stabilisation de Jumbo Merlin, ainsi que d'une certaine appréhension à utiliser son don.
La stabilisation de JM ne lui plaît pas vraiment, un énorme gorille, tout noir et poilu, imposant et puissant. Ses réconforts c'est que les doigts c'est plus pratique pour tourner des pages, que sa tête permet de poser ses lunettes et qu'il peut porter un sac à dos. Le reste … ça ne l'enchante pas vraiment. Léo elle adore, il est tout doux. Tout sauvage son gorille. Gare à celui qui lui cherchera des noises avec ses larges épaules, sa rapidité et ses canines affûtées même s'il ne peut toucher personne(sauf elle). En plus il peut la porter. Tant qu'il prend pas du gras pas le gorille ça lui va très bien. Elle prend soin de son gorille né dans une douleur dont ils ne parlent jamais.
En 2014 le recensement devient obligatoire et elle passe dans l'illégalité, comme si elle n'y était pas déjà. C'est surtout pour Jumbo Merlin que c'est dur, mais elle réussit à passer des cours et des fiches en douce pour qu'ils ne perdent pas une année.
Plusieurs fois elle se retrouve dans de sales histoires avec les pro- Conseil, de très sales histoires qui lui coûtent presque la vie. Sans sa téléportation un peu vers la droite ou la gauche c'est la balle dans le cœur. Cela n'étonne personne, elle provoque, elle crie sur tous les toits, l'injustice elle la balance à la gueule de ceux qu'elle croise. Et elle va les chercher comme un enfant rigolard et provocateur va titiller ses ennemis de la cour de récré. Mais on n'est plus dans une cour de récré, il n'y a plus de tolérance, plus de patience, tout le monde est sur les nerfs. Et elle en fait les frais. Elle en a l'habitude et ça la fait marrer même quand sa vie est en jeu.
En 2015 c'est le bordel, ça explose de partout. Ça sent le roussi et les deux compères s'éclipsent en attendant, d'un commun accord malgré des grommellements de Léo.
Aujourd'hui elle en est où ? Presque 22 ans, en troisième année de médecine, toujours aussi princesse des rues. Elle vague à ses amours, ses affaires, viendra ce qui viendra…
Enfin ce qui vient c'est surtout sa famille. Ça y est son père a tout dévoilé à sa mère et Eléonore ne veut pas savoir si embrouille il y a eu, c'est plus ses affaires. Le fait que son père soit entré au ministère des dæmoniens en tant que Sous secrétaire aux relations Dæmoniens/Humains ça l'étonne aussi peu que ça la ravit. Concrètement, ça veut dire que sa famille a un grand manoir aux alentours, ça veut dire qu'elle peut leur soutirer de l'argent ou profiter du grand canapé aussi. Il faut prendre son plaisir où il est après tout. Mais elle rit bien en douce de voir son père grappiller le pouvoir comme il sait si bien le faire. Elle espère qu'il ne réussira pas trop. Mais il a des bons contacts et il en a toujours eu. Elle joue encore la non-dæmonienne lorsqu'il la présente parce qu'elle a refusé de montrer JM là-bas … ou alors en costume. Ah ça ! Ça la ferait bien rire son grand gorille engoncé dans un costume !
Du coup elle a été un peu obligée de se recenser. Mais au fond ça ne la dérange pas. Pour l'instant rien n'est dangereux. Et puis elle s'en sortira… elle s'en sort toujours.
***

Léo était allongée sur le toit de l'immeuble et elle regardait les étoiles. Amener les parias dans des squats aujourd'hui l'avait fatiguée. Pour la première fois elle avait dû téléporter quelqu'un et non plus seulement elle-même. C'était éreintant, même pour quelques mètres. La pensée de téléporter Jumbo Merlin un jour l'effleura mais elle la chassa, cela signifierait un grand danger pour eux deux et des lourdes conséquences pour elle.
Il lisait à côté studieusement. Au bout d'un moment il referma le livre et s'allongea les bras derrière la tête. Elle faisait toute fluette à côté.

« Dis Jumbo Merlin ? »

Elle avait chuchoté pour ne pas troubler la nuit.

« Oui ? » répondit-il de sa voix grave et posée.

« Je suis bizarre ? »

Il sourit de ses longues canines et un petit gloussement lui échappa au souvenir de ce moment adolescentesque si loin maintenant. Le grand gorille prit le temps de profiter de ce moment de bonheur. Cette phrase c'était un code, un jeu entre eux. Ça voulait dire que tout allait bien. Il ferma les yeux.

« Tu es grave bizarre. La plus bizarre de toutes. C'est ni bien ni mal, à toi de juger. »


  
MessageMer 13 Juil - 4:05
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Date d'inscription : 18/05/2016Nombre de messages : 576Nombre de RP : 61Âge réel : 25Copyright : Aki' (me)Avatar daëmon : Berger Allemand
Ryan FarellMODO• We can be HEROES
Just for one day
Bienvenue!

J'adore le daemon, et leur relation est vraiment bien^^
Bon courage avec ta validation
  
MessageMer 13 Juil - 8:55
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InvitéInvité
Bienvenue parmi nous :)
J'adore ton personnage, sacré caractère :D
Au plaisir de te voir un de ces jours dans un RP ^^
  
MessageMer 13 Juil - 11:08
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Date d'inscription : 13/07/2016Nombre de messages : 190Nombre de RP : 73Âge réel : 22Copyright : AkiAvatar daëmon :
Eléonore LovelaceWhat did you expect ?
Merci

Vous êtes chou (et rapides), un flic caractériel et une étudiante en médecine aha je suis gâtée, ça va en donner de belles
  
MessageMer 13 Juil - 11:49
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Date d'inscription : 08/06/2014Nombre de messages : 1832Nombre de RP : 183Âge réel : 23Copyright : Shiya (Avatar) / Miss Pie (signature)Avatar daëmon :
Liberty B. SeagardBeautiful kinectic rainbow
Bienvenue
  
MessageMer 13 Juil - 11:53
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Date d'inscription : 25/06/2016Nombre de messages : 237Nombre de RP : 73Âge réel : 27Copyright : Lux Aeternae & Northern LightsAvatar daëmon :
Elisa G. LullyNothing will be the same...
Bienvenue !

Le duo promet de sacrées étincelles, j'adore la façon dont tu as présenté Jumbo Merlin (et sérieux, ce nom de daemon, comme si l'espèce était pas déjà assez géniale )
  
MessageMer 13 Juil - 12:27
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InvitéInvité
Bonjour et bienvenue !

Comme les autres, j'ai beaucoup aimé ta fiche, le daemon et la façon de te présenter. Il nous faudra un lien plus tard, j'ai déjà des ptites idées avec mes deux autres persos. Je pense qu'il y a moyen de bien s'amuser tous ensemble.

Bon courage pour ta validation ;)
  
MessageMer 13 Juil - 13:55
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InvitéInvité
Bienvenue ma chère :)
  
MessageMer 13 Juil - 15:40
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Date d'inscription : 14/06/2015Nombre de messages : 144Nombre de RP : 59Âge réel : 25Copyright : AKI' ♥Avatar daëmon :
Byron BlightBouffeur de cerveau
(ʘ︿ʘ)
Bienvenue !
  
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