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Les hommes regardent les femmes comme un enfant regarde une pâtisserie dans une vitrine, avec convoitise # Arthur

 
  
MessageMar 6 Déc - 16:55
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Date d'inscription : 08/06/2014Nombre de messages : 1480Nombre de RP : 151Âge réel : 22Copyright : Misty MountainsAvatar daëmon :
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Mains dans les poches, une partie de sa figure sous son écharpe, bottes fourrées aux pieds et manteau bien chaud, elle n'a qu'une envie, rejoindre le studio. Ses cours se sont finis plus tôt aujourd'hui et pour une fois, elle n'a pas envie de traîner à la bibliothèque, ce qui ravit Canaö. La nuit tombe déjà, on sent bien que l'été est loin et que l'hiver approche à grands pas. Elle avance rapidement, aujourd'hui elle ne fera pas un détour au Butterfly pour prendre des pâtisseries, elle n'a qu'une envie, de la chaleur ! Et la douche est sûrement la meilleure solution. Le petit panda ne craint pas le froid grâce à son pelage épais, mais il ne peut nier qu'il ne fait pas chaud. Lui aussi a envie de rentrer rapidement chez eux, pas forcément pour dormir. Peut-être se mettre devant un Disney serait une bonne idée pour occuper une partie de sa soirée ? ! De toute manière, il sait bien que Liberty va travailler, alors il va pouvoir monopoliser l'ordinateur si elle ne l'utilise pas. Ce qu'il déplore, c'est qu'elle n'est qu'un seul appareil, un seul ordinateur qui compile ses études dans une session, la session en dehors de la scolarité et sa propre session. Et ça peut devenir rapidement embêtant quand lui il s'ennuie pendant qu'elle travaille dessus. Il faut vraiment qu'il arrive à la convaincre d'acheter une tablette, il paraît que c'est bien pour regarder des vidéos dessus et facilement transportable. Il y en a des pas trop cher qui sont de bonne qualité. Pas la peine d'aller forcément sur des grandes marques pour avoir un bon appareil. Comme ça, elle pourra étudier tranquillement pendant qu'il se divertira de son côté. C'est la dur la vie d'un panda roux parfois !

Elle entend les sifflements non loin d'eux, elle soupir et se contente d'avancer. Pas un seul regard en arrière, si elle l'avait fait elle aurait pu remarquer que le petit groupe de mâles se dirigeait à présent vers elle. Elle aurait dû prendre une doudoune, elle serait passée pour grosse et oui, parfois avoir des cheveux colorés, ça attire les gens. Alors qu'elle va pour tourner, ils l'ont rejoint et la bloquent. Ses yeux se lèvent alors vers le jeune homme devant elle. Aucune émotion ne se reflète sur son visage, elle a juste envie de rentrer chez elle. Canaö sentant la menace s'est rapproché de sa daëmonienne, s'il le pouvait, si ça ne faisait pas « trop mignon », il montrerait des signes d'agressivité. Mais le problème avec la forme qu'il a prise, c'est qu'il est une boule de poils craquante et non un animal pouvant effrayer des gens. Même un chien ça peut faire peur ! Il est petit et ne peut pas faire grand-chose face à tous ces humains. Parce que oui, il n'y a pas un seul daëmonien dans la bande. Il n'est pas du genre agressif, mais il a su prouver qu'il était capable de l'être quand la vie de Liberty était en danger ainsi que la sienne peu de temps avant la chute du Conseil. Sauf que là, seule la miss Seagard peut agir, car s'il le fait, il infligera de la douleur à tous les deux. Actuellement, il se sent bien inutile !

Quelques mots s'échangent et la Finlandaise leur somme de la laisser passer. Rien à faire, ils refusent. Ça se voit qu'ils souhaitent passer une « bonne soirée » avec une compagnie féminine, et ils espèrent bien que ça sera Liberty. C'est vrai ! Ça engage à quoi d'aller boire quelques verres avec eux ? Franchement, elle n'a nullement envie d'aller s'alcooliser et encore moins en leur compagnie. Elle se sent menacée, ils sont une menace pour elle. Bon, vu qu'ils ne se décident pas à la laisser passer, autant se tailler un chemin. Le petit panda grimpe sur l'épaule de sa daëmonienne juste avant qu'elle force le passage en bousculant l'individu devant elle. Soudain, elle sent une prise sur son poignet qui la force à se retourner « Lâchez-moi ! » « Je ne crois pas, tu vas venir avec ... » il n'a pas la possibilité de finir sa phrase, il se met alors à pousser un cri de douleur alors que des éclairs mauves parcourent sa main et que ses muscles explosent en dessous de sa peau sous les yeux stupéfaits de sa bande ainsi que de Liberty et Canaö. Euh … minute ! C'est quoi ça . C'est elle qui fait ça ? Mais non … elle n'avait pas envie de lui faire du mal, juste qu'il la lâche « Qu'est-ce que tu fais salope ? » « Arrête ça tout de suite ! Espèce de monstre ! » « Je ne voulais pas ! Je n'y arrive pas ! » Tout le monde panique, Liberty compris et Canaö aussi. Les insultes fusent. Elle essaye de détacher la main du jeune homme de son poignet et alors que sa propre main touche les doigts de l'humain, les cris de celui-ci redoublent alors que le pop-cornage de ses muscles s'intensifie à cause du simple toucher de la jeune femme. Ce qui sert à faire paniquer un peu plus tout le monde.
  
MessageMar 20 Déc - 19:34
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Arthur Ozwald

« La gourmandise est un vilain défaut !
Et le non-respect des lois plus encore. »


Opale étouffe peu discrètement un bâillement avant de se recroqueviller sur elle-même en fermant les yeux, bien au chaud sur les genoux de son âme. Ce dernier lui lance un regard attendri avant de consulter l’heure. « Ne t’endors pas, tu as horreur que je te réveille et c’est bientôt fini. » Sur cette pensée, la petite martre lui lance un regard agacé, s’étire en évitant de justesse de planter ses griffes dans le jean d’Arthur et saute sur la table pour observer les rangs d’élèves occupés à gratter furieusement sur leurs copies. L’homme en profite pour se lever et commencer à ranger ses affaires, notamment le livre rasoir qu’il doit lire. Sa sœur lui a commandé un gâteau, en assurant que personne ne pouvait mieux les réussir que lui, étant donné qu’elle ratait sans cesse sa cuisson. Lui n’ayant pas ce problème, elle lui avait arraché la promesse qu’il réaliserait un dessert pour le dîner du week-end. Léonor avait décidément ce don de lui faire faire tout ce qu’il refusait de tenter par lui-même. Si ça n’avait tenu qu’à lui, il mangerait peu et simplement. Mais la jeune femme aimait les sucreries et n’avait pas son pareil pour lui imposer ses décisions.
C’est ainsi qu’il s’est retrouvé en salle d’examen à lire un livre de recettes pâtissières, orné d’une splendide couverture rose rayée de bleu pastel sous les regards surpris des étudiants. En même temps, difficile de coller moins à son image de geek, on l’aurait mieux vu avec un manuel avancé de C++ que « Les 100 meilleures recettes de gâteaux ». Il a au moins fait perdre cinq bonnes minutes aux moins concentrés des élèves qui l’ont observé, incrédules, avant de parvenir à entamer le sujet. Une interrogation d’informatique sur papier. Qui était le débile qui avait inventé cela ? En plus, Arthur pouvait complètement bloquer les ordinateurs pour prévenir toute triche.
- C’est fini, apportez moi vos copies et n‘oubliez pas d’émarger, sans quoi vous serez notés absents.
Mais il a fini de ranger ses affaires. Les pages s’accumulent devant lui et il peut bientôt les fourrer dans son sac. Opale sur ses épaules, blottie telle une écharpe vivante contre son cou, il referme avec soin la porte, va remettre le paquet de copies, passe poser des affaires et s’empresse de prendre le chemin du retour. Son ordinateur lui manque déjà et Opale, en plein hiver, passe le plus clair de son temps à dormir. Quelle logique pour un Daëmon de respecter certaines caractéristiques de l’animal dont elle a pris la forme ? Mais elle aime bien, selon ses termes, alors il la laisse vivre sa vie. Il a la soirée devant lui et là où ses pensées se perdent dans les méandres presque binaires de son esprit, Opale s’est bien réveillée en entendant des protestations.
Son ouïe plus fine que celle de son âme lui a transmis des informations qui ne l’importeront guère, elle le sait déjà. « Qu’a-t-il dit ? – Qu’il voulait passer la soirée avec elle. – Eh bien où est le problème ? – Arthur, elle n’en a pas envie, je crois même qu’ils ne se connaissent pas. Ils sont en train de la harceler. – Je suis censé intervenir ? – Ca dépend, tu veux qu’ils la violent et brisent la loi ou pas ? » La petite martre sait trouver les mots justes pour convaincre Arthur. Autant il lui importe peu les souffrances de la jeune fille, autant il ne supporte pas qu’on ne respecte pas les règles. Mais cela ne suffirait pas pour autant en temps normal. « Et puis, tu voudrais vraiment voir souffrir Léo ? – Mais non, qu’insinues-tu ? Cette jeune femme n’est pas ma sœur. – Certes, mais si c’était elle que ces hommes malmenaient, tu irais, non ? – Bien évidemment. – Dans ce cas, fais-moi plaisir et va l’aider ! Agis en homme comme dirait Léo. – Que dois-je faire ? – Je ne sais pas, je m’en fiche ! Fais semblant de la connaitre, protège-la. » Sans beaucoup réfléchir, puisque son âme lui a demandé, il s’approche.
- Lâchez-moi !
- Je ne crois pas, tu vas venir avec...
Mais alors qu’Arthur s’apprête à poser sa main sur l’épaule de l’un des jeunes hommes, selon une image mentale envoyée par Opale, son voisin se met soudainement à hurler. De curieux courants violets s’emparent du bras que la jeune femme tient et Opale, qui s’est empressée de monter sur sa tête pour mieux voir, lui transmet une image de mouvement bizarre sous la peau. « Des vers ? » Arthur hausse mentalement les épaules, insensible à la douleur de l’homme tant qu’à la détresse de la femme. Autour de lui, ils sont en train de l’invectiver méchamment. Opale aperçoit alors une tache de fourrure orangée. « Arthur ! C’est une daëmonienne, tu ne peux pas laisser faire ça ! » Elle tente alors d’avertir le Daëmon de la jeune fille, sans réussir à se faire entendre au milieu des insultes. « Il ne m’entend pas, sépare-les ! »
Un ordre, il agit. Bousculant les autres, il repousse l’homme et la femme, rompant finalement le contact entre eux. Les regards surpris se tournent vers lui. Qui est cet homme qui est intervenu comme ça ? « Arthur ! Dis quelque chose là ! – Quoi donc ? J’ai simplement agi comme tu me l’as conseillé, tu pourrais leur parler toi, non ? – Arthur, ce sont des humains, moins ils voient nos spécificités, mieux ils nous supportent, dépêche ! »
- Cessez de molester cette jeune femme, à partir du moment où elle n’est pas consentante, vous brisez les lois.
Les regards se font vitreux. « Sinon, tu pouvais essayer d’être un peu plus clair ? » Le daëmonien retient un soupir agacé. Il a fait ce qu’elle lui a demandé. Il peut retourner à son ordinateur maintenant ? Opale n’a pas le temps de saisir ces pensées, sinon elle se serait offusquée. « Sors-la d’ici. »
- Nous vous laissons, vous venez ?
Aucune formule de politesse, ça Opale ne s’en rend limite plus compte. Mais la jeune fille semble peiner à saisir la situation, tant le geek a manqué de délicatesse ; il s’est déjà détourné, pressé de rentrer chez lui. « Arthur… On ne laisse pas les gens en plan, elle est probablement sous le choc ou je ne sais quoi, invite-la à prendre un café ! – Pourquoi donc ? Ne peut-elle pas se servir un café chez elle ? – Elle a besoin d’une présence à ses côtés. – Et alors, elle a un Daëmon, moi tu me suffis amplement. » Opale soupire dans sa tête et prend elle-même la parole, déprimée par son âme.
- Bonsoir mademoiselle, peut-être aimeriez-vous vous remettre de vos émotions devant une tasse de café ? Ou de thé ?
Le tableau formé par la martre, dressée sur l’épaule du jeune homme, qui continue d’avancer sans réellement se soucier de la jeune femme censée le suivre – il ne s’en est même pas assuré – doit avoir un aspect comique. Finalement intrigué, il stoppe et lui fait face.
  
MessageJeu 12 Jan - 22:18
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Date d'inscription : 08/06/2014Nombre de messages : 1480Nombre de RP : 151Âge réel : 22Copyright : Misty MountainsAvatar daëmon :
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Alors ça, elle ne s'y attendait pas ! Une évolution de son pouvoir, de cette manière et surtout apparaissant maintenant ! Bon ok, elle se doutait bien que son pouvoir n'allait pas rester fixe, tôt ou tard il allait évoluer. Que ça soit de par sa propre volonté ou indépendamment. Et au fond, c'est même logique que son don ait évolué de manière tactile, à la base, il l'est déjà. Il faut juste qu'elle touche un objet et le lance pour qu'il frappe un endroit où il ira exploser. Certes, elle ne l'utilise quasiment pas, en fait, pas du tout. La dernière fois où elle l'a utilisé, c'était peu avant la chute du Conseil, une manière de se défendre. L'utilisation d'une canette avec de l'énergie cinétique, ça peut faire des dégâts. Elle a fait ça pour sauver son daëmon et aussi pour se sauver, mais dans l'idée première c'était surtout pour sauver Canaö. Bien sûr, si Canaö était mort, elle serait si pieds sous terre aujourd'hui. L'utilisation de son don n'est pas la chose dont elle se souvient en premier lorsqu'elle repense à ce passage de sa vie, mais surtout au fait qu'elle a été confronté à la mort, que sa sœur était un clone tout comme son daëmon. Qu'elle a dû affronter le double de son aînée pour sauver sa vie et que Canaö a su faire preuve de courage en attaquant le sosie d'Ajet. Elle en a fait des cauchemars pendant un temps, se réveillant en sursaut et guettant une potentielle arrivée de ce clone dans la chambre du studio qu'elle partage en colocation avec d'autres étudiantes. Mais rien, car ce n'était qu'un moment, une menace passagère qui n'arrivera plus. La belle à la chevelure colorée a bien fait de se méfier du Conseil, ils n'étaient pas tout blancs comme elle s'en doutait.

Dans les histoires, on voit des princesses se faire sauver par un prince sur son cheval blanc, hélas, dans la réalité ce n'est pas tout à fait la même chose. Beaucoup de personnes ne réagissent pas lorsqu'elles voient une agression se passer près d'elle. Arrivent-elles à se regarder dans le miroir le matin après avoir laissé faire ça ? Liberty n'est pas de ce genre, elle aime aider les gens et n'hésite pas à aller vers eux lorsqu'elle voit une personne en difficulté. Rares sont les fois où elle a eu des a priori sur une personne, c'est plus Canaö qui juge les gens avant de les connaître même s'il est souvent dans l'optique qu'un inconnu peut être un potentiel nouvel ami, il lui arrive tout de même de juger une personne avant de la connaître. Il y a bien cette fois où ils se sont retrouvés dans une ambulance parce que la Finlandaise avait volé au secours d'un homme qui venait de se faire renverser par un chauffard alors qu'un regroupement se formait autour d'eux, elle a fait de son mieux pour l'aider mais surtout, pour le rassurer. Bien entendu, le panda roux ne pouvait rien faire pour apporter son aide à l'humain, mais sa daëmonienne avait su compenser du mieux qu'elle le pouvait. Drôle d'aventure qu'elle a pu raconter à ses amis. Elle y est retournée un peu plus tard pour se tenir au courant de l'état de santé de l'inconnu. C'est que ça lui tient à cœur !

Avec étonnement, surprise et une certaine joie qu'un preux chevalier vienne lui porter secours, voilà que Liberty se retrouve séparé du jeune homme qui pensait pouvoir la forcer à passer la soirée avec lui et ses amis. Pourrait-on dire « pauvre jeune homme », pas vraiment, c'est assez mitigé. Il a quand même voulu la forcer à les suivre mais d'un autre côté, il souffre, ayant sûrement une bonne partie des muscles de sa main voire tous, eh bien, disparu. Ayant explosaient comme du pop-corn fait quand il se forme. Mais la miss Seagard ne se soucie guère de la souffrance qu'endure l'inconnu, son attention est totalement portée sur cette personne qui est venue l'aider. Soit un pion soit un professeur. Il lui dit vaguement quelque chose et pourtant, elle ne lui a jamais adressé la parole. La belle à la chevelure colorée a déjà dû le croiser dans les couloirs de l'université sans pour autant lui porter une quelconque réflexion, comme pour la majorité des personnes étant présentes sur le campus. Elle lui en est reconnaissante d'être venue, sinon elle n'aurait pas su s'en sortir. Peut-être que dans un élan d'esprit, elle aurait ordonné à Canaö de prendre son courage à deux pattes pour courir le plus vite possible – et loin de ces hommes qui pourraient tenter de l'attraper en pensant que cela la ferait arrêter d'utiliser son don contre leur copain, ou tout simplement par envie de le faire souffrir – chercher de l'aide. Que ça soit un étudiant ou un adulte bossant ici, son aide est la bienvenue !

Par contre, les mots qu'il utilise semblent plus perturber les agresseurs que leur donner envie de s'en aller. Ok, ce qu'ils font n'est pas « légal » et alors ? Ils sont en majorité et eux, ne sont que deux. Bon ok, quatre si on compte les deux daëmons, mais les âmes ne seront pas d'une grande utilité face à ces humains. Lorsque le daëmonien l'invite à la suivre, elle n'attend pas un instant pour lui emboîter le pas, émettant un simple hochement de la tête affirmative avant de se mettre en marche, cherchant à s'éloigner le plus de cette bande et surtout, au plus vite. Dès qu'ils sont assez loin des offenseurs, le petit panda saute de l'épaule de la jeune femme, encore très perturbé parce que ce qui s'est passé et ressentant le malaise de sa daëmonienne face à ce qui s'est passé. Cela change beaucoup de choses pour elle à présent que son don a évolué, elle n'y pense pas sur le moment, ses pensées étant trop dans le brouillard, mais elle va avoir peur de toucher les gens, de même toucher son propre daëmon. Imaginez si sa bio-kinésie peut affecter Canaö ! Imaginez juste ! Ce serait l'horreur ! En plus de cela, lorsque l'un est blessé, l'autre l'est aussi. Il va falloir qu'elle prenne des mesures, qu'elle apprenne à contrôler cette évolution pour éviter d'être un danger pour son entourage et aussi, aller le signaler. Mais surtout, réussir à le maîtriser c'est le plus important !

« Je … euh … oui, merci. » elle lui adresse un mince sourire, encore sous le choc de ce qu'elle vient de vivre. « Merci d'être venu à notre secours. » dit-elle presque timidement tellement ce qu'elle vient de subir la chamboule « Au fait, je m'appelle Liberty et lui s'est Canaö. Et vous? » dit-elle alors que ses bras sont croisés contre elle, à présent qu'elle est – de nouveau – arrêtée, la Finlandaise ressent le froid. Même si elle a vécu et grandit dans un pays qui connaît plus que bien les températures basses, il n'en reste pas moins que lorsqu'il fait froid, eh bien il fait froid ! Canaö n'a rien à craindre de ce côté-là grâce à sa fourrure même s'il ressent bien entendu le manque de chaleur, sans pour autant que cela ne le gêne.
  
MessageSam 14 Jan - 18:10
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« Parce que les animaux dictent
les actions humaines»


Arthur a toujours été un solitaire. Les seules personnes de sa vie, depuis quelques années, sont sa sœur et sa mère. Il n’y compte pas les autres professeurs avec lesquels il échange parfois ou bien ses élèves. Pourtant, certains sont véritablement intéressants, il parvient à avoir de longues discussions passionnantes avec eux. Mais il finit par avoir besoin de sa solitude. En réalité, il n’est jamais seul. Même si Opale dort, même si elle n’est pas présente mentalement et physiquement, il a toujours un objet de technologie à côté. Il utilise si souvent son don, presque inconsciemment. Parfois il lui suffit de fourrer la main dans sa poche pour envoyer un sms à sa sœur, la prévenir qu’il passe chez elle. Après tout, il fait trop froid pour sortir les mains des poches et s’embêter à taper le texte qu’il désire lui envoyer.
A côté de lui, la jeune femme qu’il vient plus ou moins de secourir semble dans un cas très différent. Les pensées cogitent dans la tête du jeune homme. Elle a l’air plus sociable. Même s’il s’en moque, il a bien vu ses cheveux électriques, pour lui, cela veut dire qu’elle aime bien qu’on la remarque. Et on veut être remarqué pour qu’on nous adresse la parole non ? C’est ce qu’il a noté dans un coin de sa tête, à force d’essayer de comprendre les fanfarons de sa classe et de questionner sa sœur sur les comportements humains. Donc, si elle se démarque ainsi, elle doit avoir nombre d’amis ? Pourtant, elle était seule quand il est arrivé. Il ne comprend pas mais ne cherche pas plus loin, ça ne l’intéresse pas tant que ça. Il voudrait bien savoir ce qu’il s’est passé avec son don. « Non, Arthur, pas tout de suite les questions ! », pense Opale dans sa tête. « D’abord, on va se poser dans un café avec elle, et non, je ne te laisse pas le choix ». Il bougonne dans sa tête, mais elle est intraitable, il ne va même pas essayer de négocier, ce serait perdu d’avance.
- Merci d'être venu à notre secours.
Son sourire est timide. Timide ? Non, ça ne doit pas être ça, peut-on être timide quand on a des cheveux comme cela ? Il essaie de se corriger, se perd un peu dans ses pensées. « Mais je viens de te le dire, Arthur, elle est sous le choc ! Les femmes ne se font pas agresser souvent. »
- Au fait, je m'appelle Liberty et lui c'est Canaö. Et vous ?
« En plus, elle a l’air gentil. Allez, réponds-lui. » Arthur tente de reprendre le fil de la conversation. Son mode de fonctionnement n’est pas si simple, mais il enclenche le mode discussion dans sa tête pour répondre à la jeune femme.
- Je m’appelle Arthur Ozwald, mon âme est Opale. Je suis professeur d’informatique à l’université et c’est une martre.
« Quel est le lien entre ces informations au juste ? – Eh bien une sur moi, une sur toi, c’est important, non ? Si jamais elle n’aime pas l’informatique, comment veux-tu que je m’entende avec elle ? – Arthur, enfin, elle peut être très gentille même sans aimer cela ! » Il n’en est pas persuadé, elle le sait très bien. En soupirant, elle reprend « Bon, allons dans ce café, j’aime bien l’ambiance qui s’en dégage. » Il se retient de demander de quelle ambiance elle parle et, devançant un ordre qu’elle ne va pas tarder à lui donner, demande :
- Entrons ici, si cela vous convient.
Et il ouvre la porte, la tenant pour ne pas qu’elle se la prenne dans la figure. Ça, il l’a appris il y a bien longtemps. Les gens ne sont pas contents quand ils se prennent des portes, il est toujours plus économique de la leur tenir, au final. Economique en temps et en parole. L’intérieur est décoré, avec des tentatives pour rendre l’endroit chaleureux. La musique est plutôt sympathique, un peu trop discrète pour qu’Arthur parvienne à déterminer si oui ou non il l’aime bien. Il choisit une table pas trop proche de la porte, pour éviter les courants d’air et les regards des gens entrant ou sortant. Il n’aime pas qu’on le regarde quand il fait des choses que les gens normaux ne s’attendent pas à ce qu’il fasse. Il saisit la carte, choisit un thé vert qu’il affectionne et attend en silence que la serveuse vienne prendre leurs commandes.
Liberty l’a imité, il fixe un moment son Daëmon, tentant de comprendre quel sorte de lien les unit. Il a appris que tout le monde n’avait pas la même relation avec son âme que lui. Vu comment Opale est omniprésente dans sa vie, cela ne le surprend guère. Canaö doit être plus simple à vivre, sûrement. En tout cas, il semble mignon, selon les critères habituels. Arthur se demande s’il aurait apprécié qu’Opale prenne la forme d’un panda roux. Comme Firefox ! Oui, il aime bien l’idée. « Fallait me demander avant, si j’avais su que tu aimais les animaux aussi mignons, j’y aurais réfléchi à deux fois. – Ne t’inquiète pas, je t’aime comme tu es. Mais j’aime bien aussi les pandas roux. » La martre renifle dans son esprit, peu convaincue. « Ah et avant que tu demandes, je veux un gâteau, j’ai faim ! Je peux choisir quelque chose ? – Bien sûr, je te laisse regarder. » Cela doit être un spectacle un peu étrange de voir la petite bête installée sur la carte, à déchiffrer les lignes.
- Canaö, tu vas prendre quoi ? J’hésite entre une tarte et une crêpe…
Prise par le flegme de son âme, il arrive aussi à la petite martre d’être moins avenante qu’à l’ordinaire. Elle n’a même pas vérifié si les deux semblaient aller mieux. Levant la tête, elle interroge la jeune femme du regard.
  
MessageVen 3 Fév - 21:45
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Liberty B. SeagardBeautiful kinectic rainbow
Liberty essaye de se ressaisir, l'état dans lequel elle est n'est pas celui qu'elle a habituellement. Elle qui est si joyeuse, si pétillante de vie, elle se sent à présent mal et au fond, à juste envie de se rouler en boule dans son lit avec Canaö qui lui servira de doudou. Bon, vous me direz, elle est grande, elle n'a pas besoin de doudou ! Et si on omet Canaö, elle ne dort pas avec de peluche et n'en ressent pas le besoin. Mais un simple contact avec son daëmon ne peut que lui faire du bien. En ce qui concerne le panda roux, à présent il se tient à ses côtés, même s'il envisage de remonter sur l'épaule de sa moitié, mais lui aussi émet des réserves par rapport à un potentiel contact avec sa daëmonienne. Il a bien vu ce qui venait de se passer, que le pouvoir de la miss Seagard avait évolué de telle manière que d'un simple touché il semble qu'elle affecte les muscles d'une personne et que ceux-ci se désagrègent comme se forme du pop-corn. Et il n'a bien entendu, pas envie que cela lui arrive, surtout que s'il est blessé alors la Finlandaise aussi. Il va falloir mettre les choses au clair le plus rapidement possible ! Pourtant, il le sait, il prendra le risque ce soir de venir dormir contre elle, de toute façon, c'est ce qu'ils font depuis toujours, dormir l'un contre l'autre. C'est un automatisme qu'il ne peut imaginer qu'un jour cela pourrait cesser d'être. Mais demain, oui, demain, quand l'esprit de Liberty sera plus calme, plus posé, aura assimilé l'agression. D'un, il est sûr qu'il fera tout pour qu'elle aille en parler à qui de droit – si elle ne veut pas en parler – et puis, elle ira s'inscrire à un cours pour apprendre à contrôler sa bio-kinésie, parce que pas question que sa Liby soit un danger ambulant qui n'ose plus toucher ses amis, ni même lui ! Il la connaît bien qu'il sait que ce genre de choses peut l'affecter au point qu'elle serait capable de se terrer au fond de son lit et de s'y laisser dépérir. Pas question qu'il subisse ça une seconde fois !

Il regrette qu'Helena ne soit pas présente, elle pourrait aider Liberty à se sentir mieux ce soir. Mais en même temps, leurs relations sont tellement compliquées qu'il ne sait pas trop. Mais il n'en reste pas moins qu'Helena est la grande sœur de sa daëmonienne et qu'elle a déjà su faire en sorte que Liberty aille mieux dans les moments où ça allait mal. Lui envoyer encore une lettre pour parler de ce qui vient de se passer ? Non, ça ne servirait à rien et il faut arrêter de lui courir après. Elle ne veut pas de contact avec eux, tant pis. Du point de Canaö, Helena ne sait pas ce qu'elle rate en rompant les ponts avec Liberty. Mais ce n'est que le point de vue du panda roux qui adore tout simplement sa daëmonienne. Au moins, avec la présence de cet individu qui se présente comme étant professeur d'informatique, Liberty se sent un peu plus en sécurité – même s'il n'a pas eu d'échange de coups, mais simplement des mots prononcés, ce qu'elle préfère – mais ce qui est sûr, c'est qu'avec une boisson, elle va se sentir mieux. Quelque chose de bien chaud serait parfait. Et aura-t-il la gentillesse de les raccompagner jusqu'à leur logement une fois qu'elle se sera ressaisi ? Parce qu'il faut l'avouer, la belle à la chevelure colorée a un peu peur de retourner vers chez elle seule, ayant la crainte que ces types soient toujours là, à la guetter ou guetter une prochaine proie.

« Moi, je suis un panda roux ! » les quelques mots que prononcent Canaö suffisent à faire apparaître un sourire amusé sur les lèvres de Liberty. « Comme si on ne s'en doutait pas ... » dit-elle dans un souffle, ses yeux remontent vers l'homme « Ça sera très bien. » La Finlandaise suit le daëmonien à l'intérieur, ne rajoutant aucun autre mot, tout ce qu'elle fait, c'est ouvrir son manteau une fois la porte d'entrée passée. L'endroit paraît sympathique au premier abord, mais ce qui compte – selon Liberty – c'est aussi le personnel. La personne qui s'occupera de leur table sera-t-elle aimable ? Parce que c'est la moindre des choses et que si la personne est courtoise et souriante, c'est un bon moyen pour faire revenir l'individu qu'elle sert, si le moment qu'il a passé dans le café lui a plu. Mais un staff désagréable est le meilleur moyen pour faire fuir la clientèle, en tout cas, la jeune femme n'y retournera pas si la ou le serveur n'est pas affable avec eux. En silence, elle s'assoit à la table choisie, enlevant son manteau qu'elle pose sur le dossier de sa chaise alors que Canaö saute sur l'autre siège, se redressant pour poser ses pattes sur la table, se disant que s'il s'assoit on risque de juste voir ses oreilles.

« Encore une fois, merci d'être venu à notre secours. » dit-elle avant de prendre l'une des cartes sur la table pour y voir ce qui est proposé par l'établissement. Quant au panda roux, son regard est posé sur la carte qu'il a fait tomber à plat sur la table pour la feuilleter du mieux qu'il le peut. Mais il remonte brusquement la tête lorsqu'il entend la martre qui s'adresse à lui, ses yeux se baissent l'espace de quelques instants vers la carte, cherchant quoi répondre. Pour lui aussi, plusieurs mets le tente, mais un en particulier sait se démarquer du lot « Je crois que la tarte aux pommes me tente bien. » C'est qu'il trouve que la tarte au citron meringuée, ça a trop de citron et que ça peut en devenir rapidement trop écœurant à cause de l'acide. Pas qu'il n'aime pas le citron, mais il n'y a jamais assez de meringue à son goût. « Et toi ma Liby, tu prends quoi ? » « Je n'ai pas très faim, mais un chocolat chaud m'ira très bien. Peut-être que je te piquerais un peu de ta tarte … et vous, qu'allez-vous prendre monsieur ? » Oui, il s'est présenté en tant qu'Arthur Oswald, mais il n'en reste pas moins qu'il est professeur et elle, étudiante.
  
MessageJeu 16 Fév - 18:33
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Date d'inscription : 17/06/2016Nombre de messages : 38Nombre de RP : 5Âge réel : 20Copyright : Max Ehrich, graphe par AkiAvatar daëmon : Opale, martre des pins
Arthur OzwaldNothing will be the same...

Arthur Ozwald

« Quand le manque de tact
Se révèle compliqué »


Canö lit la carte avec attention avant de se décider pour une tarte aux pommes. Puis il pose la question à sa Daëmonienne, chose qu’Opale s’apprêtait à faire de toute manière.
- Je n'ai pas très faim, mais un chocolat chaud m'ira très bien. Peut-être que je te piquerais un peu de ta tarte… et vous, qu'allez-vous prendre monsieur ?
Arthur redresse la tête. Monsieur ? Il soupire. Est-ce qu’il doit vraiment jouer les professeurs même ici ? Il n’est pas vieux, pas du tout même, à peine ving-cinq ans. En fait, il est même encore étudiant, puisqu’il rédige sa thèse. Ah oui tiens, il avait prévu de relire les premières dizaines de pages ce soir, d’ailleurs. « Pas grave, tu le feras demain. On essaie d’aider Liberty, ce soir, c’est plus important. » Arthur hoche docilement la tête en direction de son âme puis revient à la jeune fille en parcourant la carte du regard. Quel âge a-t-elle ? Il n’est pas doué pour le déterminer visuellement, mais si elle est étudiante, elle est majeure, probablement.
- Inutile de m’appeler monsieur. Je suis professeur, certes, mais également étudiant. Je ne m’habitue pas encore à ce que l’on me donne ce titre aussi souvent. Effectivement, je suis un homme, mais les gens utilisent ce terme comme une marque de respect. Tu es meilleure que moi sur bien des domaines, même si je maitrise l’informatique comme personne, en effet.
« Je ne pense pas que ça l’intéresse. Et ce que tu vas prendre non plus, mais puisque tu parles de respect, n’oublie pas de répondre à son autre question. » Ah oui ! Il avait oublié ! Mais puisque la serveuse s’approche justement, il s’économise de répéter ce qu’il va lui dire.
- Bonsoir messieurs dames. Vous avez choisi, comme ils acquiescent, alors que prendrez-vous ?
Elle a sorti une sorte de grosse tablette. Aussitôt, l’attention d’Arthur est détournée. Il tend son esprit vers l’objet, s’efforçant de ne pas faire de même avec sa main. Mais comme d’habitude, il échoue à entrer en contact avec le système. Frustré il oublie la politesse et la sociabilité. Opale l’empêche de justesse de se montrer grossier. Alors que la pauvre fille attend leur réponse avec un sourire qui se crispe, la martre calme son âme juste assez pour qu’il réponde.
- Bonsoir. Nous prendrons une tarte aux pommes, un thé vert, Long Jin, si vous avez, sinon le premier qui vous tombera sous la main. Egalement un chocolat chaud et… « Une crêpe nutella » Une crêpe nutella.
- Très bien, ce sera tout ?
Il confirme et elle s’éloigne. Son regard n’a pas quitté la tablette, il est même incapable de dire de quelle couleur sont les yeux de la serveuse. Lorsqu’il sort de son champ de vision, il se reprend un peu.
- Pardon, Arthur a commandé pour vous, ça ne dérange pas ?
Comme ils secouent la tête en signe de négation, la petite martre reprend la discussion en patte.
- Dis-moi, Liberty, tu fais quelles sortes d’études ? Je ne me rappelle pas t’avoir déjà vue dans la classe d’Arthur, mais je ne connais pas encore tout le monde. Je dors un peu pendant ses cours.
Et elle adresse un sourire à la jeune femme. Est-ce qu’elle se sent mieux ? Probablement un peu oui, maintenant que la menace est passée et qu’elle a un protecteur. Le terme est bien grand pour un jeune homme qui n’a pas l’intention de sa battre. Encore qu’il en serait probablement capable mais il prendrait plus le risque de se blesser lui-même que d’attaquer l’autre, vu ses problèmes de coordination dès qu’il sort de ses mouvements habituels. En tout cas, l’ambiance est plus sereine ici. Ca doit faire du bien à Liberty. Canaö ne semble pas trop perturbé. Quoiqu’en se focalisant sur lui, elle note un peu d’inquiétude dans son regard. Ont-ils raté quelque chose ? La demoiselle a peut-être des antécédents avec ce genre d’agression. Difficile à dire en la connaissant si peu.
Arthur, lui, songe à s’acheter la même tablette que la serveuse. Il sait qu’Opale lui demandera de ne pas aller la voir, ce serait mal vu de demander à étudier leur appareil de commande. Il ne voit pas pourquoi, puisqu’il ne dérangerait personne, mais résiste à la tentation de se lever pour aller voir. Pour se calmer, il attrape son portable et s’immerge un instant dans ses données, effectuant un peu de nettoyage. Ce n’est pas ce qu’il a de plus intéressant à faire, mais cela lui permet de vider son esprit et son âme aime bien qu’il se concentre sur les discussions environnantes. Parfois, il a même l’impression de se faire interroger, lorsqu’elle évoque avec lui la journée passée.
La discussion se poursuit lorsque la jeune femme revient avec leurs commandes. Les desserts ont l’air appétissant et les deux Daëmons se jettent dessus. Arthur emprunte une bouchée à Opale pendant que son thé refroidit. En face, Liberty semble se réchauffer les mains avec son chocolat. L’attaque revient en mémoire au Daëmonien. Que s’est-il passé au juste ? Il revoit difficilement la scène notamment les éclairs qu’a lancés la jeune femme. La curiosité pointe dans son esprit et, avant qu’Opale n’ait pu analyser ce qu’il s’apprête à dire et puisse approuver ou non, il l’interroge :
- Dis-moi Liberty, quelle est la nature de ton don au juste ? Je n’ai pas compris ce qu’il s’est passé tout à l’heure.
« Arthur non ! » Trop tard, la jeune femme se crispe sur sa tasse. « Mais quelle est la partie de la phrase que tu ne comprends pas dans ‘Elle a subi un traumatisme’ ? – Quoi ? – Il faut la distraire, qu’elle oublie ce qu’il s’est passé, pas revenir dessus et mettre du sel sur la plaie, enfin ! » Arthur reste silencieux. Il n’a pas tout compris mais il réalise que, peut-être, Liberty n’a pas envie de répondre à cette question. De mauvaise grâce, il se reprend :
- Enfin, ce n’est qu’un détail, pas bien grave d’ailleurs. Juste un peu de curiosité de ma part. Mais oublie, si tu ne veux pas en parler. Que disions-nous ?
Son ton est censé être léger, mais ne trompe pas grand-monde. Il n’est pas évident de mentir sur ses émotions quand on est atteint d’Asperger. Arthur regretta un peu son manque de tact mais le mal était fait, il préférait ne pas s’appesantir sur ce qui ne pouvait être changé.
  
MessageVen 10 Mar - 2:14
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« Oh, d'accord ... » dit-elle tout en replaçant une mèche de cheveux derrière l'une de ses oreilles. Ça l'a déstabilisé cette affirmation de la part de cet homme, le « tu es meilleure que moi dans bien des domaines », il semble être plus âgé qu'elle, donc ayant sûrement plus de connaissances qu'elle et puis, qu'en sait-il ? Ils ne se connaissent pas, en tout cas, elle ne croit pas l'avoir déjà côtoyé. Ça l'a un peu amusé de le voir aussi sûr de lui par rapport à l'information, s'il est si affirmatif c'est qu'il doit être doué dans ce domaine. Domaine qu'elle ne maîtrise pas comme certaines personnes, elle connaît les bases et si elle veut s'améliorer sur tel ou tel point, elle ira chercher des tutos sur internet ou s'inscrira à un cours. En même temps, il est normal qu'Oswald soit plus que bon en informatique vu qu'il enseigne dans cette matière. Peut-être devrait-elle s'inscrire à son cours ? Quoi que, la Finlandaise en a déjà assez et qu'en parallèle, elle a un petit boulot qui l'aide à payer le loyer de son logement et lui permet de vivre au quotidien. Il faut qu'elle se réserve des temps pour elle, ainsi que pour Canaö ! Mais elle note dans sa tête d'aller le voir si un jour elle veut progresser. La serveuse arrive et c'est l'étudiant-professeur qui commande. Est-ce que ça les dérange ? Non, pas vraiment. La question des études se pose rapidement et Liberty n'hésite pas à répondre du tac au tac « C'est normal, je ne suis pas de cours en informatique. J'étudie en science, mais j'envisage de continuer sur d'autres études après avoir fini celle-là. Et vous … tu étudies en quoi ? En informatique ou dans un autre secteur ? » Parce que vue qu'elle ne l'appelle plus « monsieur », autant laisser tomber aussi le vouvoiement vu qu'il la tutoie tout comme son daëmon.

Liberty pose son attention quelques instants sur l'homme qui s'est attardé sur la tablette de la serveuse, mais finalement les yeux de la jeune femme se portent sur Canaö puis sur la daëmonne de son sauveur. Au fait, d'où venez-vous ? pour notre part, nous venons de Finlande. » autant apprendre à se connaître et poser les questions est le meilleur moyen de le faire. En plus de cela, ça les occupera en attendant qu'on leur apporte ce qu'ils ont demandés. La serveuse revient avec leurs commandes et les mains de Liberty viennent entourer la tasse, cherchant ainsi à se réchauffer au contact chaud de sa boisson. Quant à Canaö, il essaye dans sa tête de voir comment il peut manger sa tarte aux pommes sans en mettre partout et potentiellement en laisser à sa daëmonienne. Exercice difficile parce que celle-ci semble excellente et sens agréablement bon et il aimerait bien la garder rien que pour lui. Impossible pour le panda roux d'utiliser des couverts. « Tu peux la couper en deux s'il te plaît ? » ça lui semble une bonne idée et un partage équitable. Et puis, si Liberty n'en veut pas, il sera ravie de prendre l'autre moitié. Sans un mot, l'étudiante prend un couteau et s'applique à découper la tarte de manière équitable, suivi de près par un remerciement de la part du panda roux, elle fourre ses doigts dans le pelage de son âme.

Soudain, elle se crispe en entendant la question de son interlocuteur. Elle ne lui en veut pas de la lui poser, elle-même a été assez intrigué par cette apparition soudaine de son pouvoir qui à coup sûr, a évolué. Pourtant, elle ne peut empêcher ses lèvres de se pincer et ses yeux de se plisser légèrement comme à ses sourcils de se froncer. Ce n'est pas un bon moment qu'elle a passé et elle souhaiterait l'oublier, mais en parler lui fera peut-être du bien qui sait ? « Je … eumh ... » elle porte sa tasse à ses lèvres et boit une gorgée de son chocolat chaud, Liberty porte une serviette en papier jusqu'à ses lèvres pour enlever toute marque avant de reprendre « Je suis bio-kinésiste, cela veut dire que je peux manipuler l'énergie cinétique de manière à la mettre dans un objet, en tout cas jusqu'à présent … une fois l'objet rempli d'énergie, il explose en contact d'une cible … » la jeune femme remet une mèche de cheveux derrière son oreille, mal à l'aise « mais il semblerait qu'il ait évolué ... » elle boit de nouveau une gorgée qui ce coup-ci lui semble amère à cause des paroles qu'elle vient de prononcer. Canaö vient frotter doucement sa tête contre son bras, lui montrant ainsi son soutien. Les yeux de la Finlandaise remontent vers l’asperger « Et toi ? ton don est lié à l'informatique ? » espérons que cela suffise à détourner le sujet de la conversation ...
  
MessageVen 24 Mar - 20:26
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Arthur Ozwald

« Curiosité et informatique,
Que demander de plus ? »


La petite martre a une aura presque plus importante que celle de son âme. Quand il s’agit de converser, elle mène la danse, habituée à côtoyer Léonor, elle-même très sociable. En même temps, ce n’est guère compliqué vu que Liberty semble avoir envie de calme. Après avoir expliqué qu’ils étaient américains et qu’il étudiait effectivement l’informatique, la discussion avait été sauvée par la serveuse. Opale jeta un regard à son âme, fascinée par la tablette de la jeune femme. Qu’il était pénible, parfois ! Comment faisait-il pour ne pas s’interroger sur les gens qui l’entouraient ? Comment avait-il pu naître avec un unique centre d’intérêt ? Oui, elle était importante pour lui, sa sœur également. Mais sinon, son âme était totalement différente de tous les êtres humains qu’elle avait pu rencontrer. Elle aimait ce côté unique, cependant, il lui menait parfois la vie dure. Observant la demoiselle passer la main dans le pelage de Canaö, elle se sentit envieuse. Elle aurait bien aimé qu’Arthur ait plus de gestes d’affection à son égard. A ce moment, il reposa la crêpe dans laquelle il avait mordu et elle en profita pour se frotter à sa main. Il lui lança un regard intrigué. Puis posa sa question, sans qu’Opale puisse l’en empêcher.
- Je… hem… Elle boit une gorgée et reprend, je suis bio-kinésiste, cela veut dire que je peux manipuler l'énergie cinétique de manière à la mettre dans un objet, en tout cas jusqu'à présent… Une fois l'objet rempli d'énergie, il explose en contact d'une cible… Mais il semblerait qu'il ait évolué... Et toi ? Ton don est lié à l'informatique ?
Arthur semble un peu plus intéressé que d’ordinaire, indépendamment du sujet qu’il vient d’aborder. Jetant un coup d’œil dans ses pensées, elle réalise qu’il se concentre pour tenter de rattraper sa bourde. Il tente tout d’abord de comprendre les émotions de la jeune femme. De la gêne ? Elle le fixe du regard, pourtant. « Je dirais plutôt qu’elle est mal à l’aise, Arthur, ne l’oblige pas à développer. Mais fais en sorte qu’elle ne pense pas que tu n’en a rien à faire. » Elle le voit hocher la tête à son intention et sourit tristement. « Tu crois que je peux lui demander une démonstration ? Ça m’intrigue. – Non, c’est justement ce qu’il te faut éviter. » Comme il semble comprendre, elle se retire de ses pensées pour le laisser réfléchir rapidement.
- C’est original, je n’ai jamais entendu parler d’un don pareil. Pour ma part, tu as deviné. Lorsque j’ai un appareil électronique un minimum évolué, je le maitrise à ma guise. Je peux te montrer si tu veux !
Il s’est enthousiasmé sur la dernière phrase. La jeune femme semble hésitante, mais Opale sait qu’Arthur ne résistera pas à la tentation. Elle se décale pour éviter d’être remuée alors qu’il se saisit de son téléphone, sans attendre confirmation. Le montrant à la jeune femme, écran tourné vers elle, il prend soin de ne pas toucher ni l’écran ni les boutons, le tenant juste entre deux doigts. L’écran s’allume, le code se compose, il lance un jeu type Doodle jump et entame une partie, n’ayant nul besoin d’incliner l’écran pour déplacer le personnage. Celui-ci semble doué d’une vie propre, se demande-t-elle s’il s’agit d’une vidéo ? Opale suit un moment les sauts dans les yeux de Liberty, où se reflète l’écran avant de faire une remarque à son âme. « Ca y est, c’est bon. Laisse tomber, tu n’as pas encore fait de score. » Il fait tout de même pause pour ne pas perdre le jeu et repend, enthousiaste.
- Si un jour tu as le moindre problème d’informatique, n’hésite pas ! Je t’aiderai. Je n’ai jamais eu de difficulté, donc, même si tu penses que c’est insoluble, un petit défi ne serait pas de refus.
Ce doit être le premier sourire qu’il adresse sincèrement à l’étudiante. Peut-être est-ce une bonne chose qu’il ait pu parler d’informatique, cela lui donne de l’énergie et il semble plus vivant. C’est probablement plus ce dont a besoin une jeune femme en détresse, plutôt qu’un geek amorphe. Opale se sent ragaillardie et saute sur les genoux d’Arthur. Tendant une patte, elle rapproche son assiette et reprend sa crêpe avec appétit. Maintenant que l’ambiance semble un peu moins froide, du moins de leur côté, elle savoure mieux sa bouchée. Liberty semble un peu moins pâle. Reprend-t-elle des couleurs grâce au lieu, au temps ou au sujet de la discussion ? La petite martre n’a pas pensé à faire attention, sur le coup. Elle le regrette un peu et lance un regard à Canaö, peinant à déchiffrer ses sentiments. Elle a un bref pincement au cœur en sentant leur proximité, tant il semble se soucier de Liberty. Arthur semble la considérer plus comme une évidence qu’une chose précieuse, même alors qu’elle compose la moitié de son être et que, sans elle, il mourrait. Il faudrait qu’elle lui en parle, elle a envie de câlins.

  
MessageVen 14 Avr - 0:51
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Date d'inscription : 08/06/2014Nombre de messages : 1480Nombre de RP : 151Âge réel : 22Copyright : Misty MountainsAvatar daëmon :
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En temps habituel, parler de son pouvoir ne la dérange pas, mais là, après ce qui s’est passé, ça la met mal à l’aise. C’est un moment, une chose, qu’elle souhaite oublier mais qui aura des difficultés à s’effacer de sa mémoire. Ce qui s’est passé changera sans doute sa vie, en tout cas pour un temps, si elle n’arrive pas à contrôler l’évolution de son pouvoir. Elle ne se voit pas pouvoir ne plus toucher quoi que ce soit ni personne. Être Malicia comme dans X-Men, très peu pour elle ! Et encore, si l’évolution a déréglé le fait qu’elle puisse contrôler son toucher des objets, elle ne pourra même pas mettre de gants, au risque de le charger en énergie cinétique et peut-être se blesser elle-même. Est-ce que son don pourrait s’en prendre à Canaö ? Est-ce qu’elle pourrait blesser son âme ? Ce sont des questions qui méritent réponses. L’homme en face d’eux semble être intrigué par son pouvoir mais à la décence de ne pas plus en parler, acceptant même de parler de son propre don qui semble le mettre en joie. Au moins, son don ne semble pas affecter directement son entourage. Pouvoir contrôler des appareils électroniques est un don qui a toujours intéressé Liberty. Même si elle fait partie de ceux qu’on peut appeler, des surdoués, on ne peut pas dire qu’elle s’y connaisse particulièrement en informatique. C’est certes intéressant, mais elle préfère d’autres choses, telles que la science – filière dans laquelle elle étudie – l’astronomie, l’histoire. La Finlandaise comprend l’engouement de son sauveur, il semble être vraiment passionné par l’informatique et son pouvoir se coordonne parfaitement avec sa passion, contrairement à elle qui a un pouvoir qui n’a pas de rapport direct avec ce qu’elle étudie. Mais à choisir entre le pouvoir de prémonition de sa sœur et son propre pouvoir – même s’il a évolué – la miss Seagard préfère le sien. Elle aurait bien du mal à s’endormir si elle avait la crainte d’avoir un rêve prémonitoire. Pour elle, ça serait probablement comme des cauchemars. Enfin, elle théorise surtout, parce qu’elle n’en sait rien et que c’est Helena qui le vit et non elle.

Liberty et Canaö observent la démonstration que leur fait le daëmonien sans avoir attendu un quelconque accord. C’est intéressant, fascinant l’aisance qu’il a de manipuler ainsi le téléphone sans avoir à réellement le toucher. C’est probablement le panda roux qui est le plus fasciné, il s’est levé sur ses pattes arrière et a posé fermement ses pattes de devant sur la table, se penchant un peu pour mieux voir, tout en faisant attention à ne pas mettre son pelage sur sa tarte aux pommes. Un sourire apparaît sur les lèvres de la jeune femme alors qu’elle l’écoute, mais avant même qu’elle n’ait pu répondre c’est son âme qui prend la parole d’un ton très enthousiaste. « Le pouvoir de ma Liby, c’est comme celui de Gambit dans X-Men Origins : Wolverine. Ton pouvoir, il est trop cool ! T’as déjà envisagé de pirater une agence ? » « Canaö ! » s’offense sa daëmonienne à l’entente de la proposition de piratage de la part de son âme. Ce n’est pas un sujet qu’on est censé aborder, ni même envisager. Le panda roux lui jette un regard voulant dire « bah quoi ? » ne comprenant pas très bien sa réaction. La jeune femme cherche rapidement comment dévier la conversation et il ne lui faut à peine quelques secondes pour trouver un sujet, qui elle espère, suffira « Ton pouvoir, c’est de la cyberpathie ou autre chose ? » Ça doit être le seul pouvoir qu’elle connaît qui touche aux objets électroniques, mais il y a sans aucun doute d’autres formes, d’autres pouvoirs qui peuvent affecter les appareils.

Elle porte sa tasse à ses lèvres pour en boire une gorgée puis essuie ses lèvres à l’aide d’un mouchoir avant de reprendre la parole « En tout cas, merci pour la proposition, j’en prends note et n’hésiterais pas à passer te voir si l’occasion se présente. Au fait, vous êtes à Merkeley depuis combien de temps ? » cela lui semble être une question pas trop indiscrète qui se pose régulièrement dans les conversations entre daëmoniens dans cette ville lorsqu’il est question d’apprendre à faire connaissance. Merkeley, c’est leur refuge et chaque jour – ou presque – arrivent de nouveaux arrivants. Depuis l’ouverture de la ville au reste du monde, celle-ci accueille à présent des humains. Mais la majorité des habitants et sans aucun doute daëmoniens, en même temps, à la base c’est leur ville et non une ville « normale » où l’on peut trouver plus d’humains que d’êtres comme eux. Au moins, depuis la Révélation, ils sont mieux acceptés dans la plupart des communautés et peuvent se sentir bien plus en sécurité qu’après la Révélation. Il reste tout de même des groupes de dissidents qui les rejettent, mais on peut trouver ça partout. Liberty regrette que certains pays se comportent mal avec ses semblables, les persécutent même et que les États-Unis ne recueillent pas assez – selon elle – des daëmoniens provenant de tels pays. Les humains avant tout, hein ? Il faudrait que dans tous les pays, il puisse y avoir une ville similaire à Merkeley, un refuge pour les daëmoniens, mais hélas ça pourrait devenir un piège pour eux en se regroupant dans un seul endroit où le gouvernement pourrait facilement les viser. Mais hélas, un monde utopique est loin d’être pour demain !
  
MessageSam 29 Avr - 17:24
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Arthur Ozwald

« Espèce de geek !
Fais donc attention à ce qui t'entoure ! »


C’est le petit panda roux qui semble le plus intéressé. Liberty, elle, semble plus le faire par politesse. C’est donc ce dernier qui reprend la parole, enthousiaste :
- Le pouvoir de ma Liby, c’est comme celui de Gambit dans X-Men Origins : Wolverine. Ton pouvoir, il est trop cool ! T’as déjà envisagé de pirater une agence ?
- Canaö !
Elle lance un regard de reproche à son âme alors qu’Arthur esquisse un sourire, les yeux brillants. Elle reprend vite la parole :
- Ton pouvoir, c’est de la cyberpathie ou autre chose ?
Le jeune homme prend un air ennuyé.
- Non, pas tout à fait… Si je ne me trompe pas, les cyberpathes contrôlent les flux d’information, comme par exemple le wifi. Pour ma part, c’est l’appareil que je contrôle, je suis un peu comme un périphérique. Une souris envoie des informations sur le déplacement. Eh bien j’envoie moi aussi des ordres, que la machine interprète. Je te l’accorde, je peux par conséquent envoyer des informations via les réseaux, mais ce n’est pas la base de mon pouvoir.
Il lance un sourire un peu trop joyeux aux deux qui lui font face.
- Et pour répondre à ta question… Canaö, je l’ai déjà fait à de nombreuses reprises, mais je ne laisse pas la moindre trace ; si je leur demande, nul appareil ne signalera ma présence. Je ne veux faire de tort à personne, seulement m’exercer.
La demoiselle boit une gorgée tandis que son compagnon lance un regard fasciné à Arthur. C’est bien sûr Opale qui lui a soufflé son nom. Sa mémoire est bonne mais il ne prend pas toujours la peine de retenir les noms des gens, parce qu’il n’est pas persuadé de l’intérêt d’une telle chose. Liberty change alors de sujet.
- En tout cas, merci pour la proposition, j’en prends note et n’hésiterais pas à passer te voir si l’occasion se présente. Au fait, vous êtes à Merkeley depuis combien de temps ?
Arthur sent aussitôt son intérêt décroitre et Opale s’empare de la discussion pour cacher son manque d’investissement dans les sujets non liés à sa passion.
- Ça fait un petit bout de temps déjà. Arthur est arrivé ici pour faire ses études et il est doctorant à présent… Donc je dirais 6 ans. Mais je t’avoue que nous ne comptons pas. Et vous ? Ça fait longtemps ?
Puis elle croque dans sa crêpe. Se rappelant également que son thé doit avoir refroidi, Arthur sort le sachet qu’il y a oublié et trempe ses lèvres pour tester la température. Constatant qu’elle est devenue suffisante, il boit à longues gorgées, sans manifester d’attrait pour la réponse de Liberty. Vertement repris par la martre, il s’étouffe un peu et tousse bruyamment. « Arthur enfin ! Sois poli ! Fais semblant de t’investir, même si tu t’en fiches. » Le jeune homme lance un regard pitoyable à Opale, qui reste intransigeante. Quelques têtes se sont tournées vers le jeune homme, surpris par le manque de discrétion dont il vient de faire preuve. « Excuse-toi s’il te plaît, c’est juste par politesse, elle ne s’en préoccupe pas, mais elle a le droit de réclamer un peu de respect, d’accord ? » Il hoche la tête.
- Pardon, j’ai avalé de travers.
Il a beau s’être exprimé à mi-voix, ils savent que Liberty et Canaö l’ont entendu. Opale lui envoie une vague d’apaisement et demande alors :
- Au fait, vous habitez loin ? Tu as une chambre à toi ou vous vivez en colocation ?
Vivant uniquement avec des gens qu’ils connaissent depuis toujours, elle s’interroge sur ce phénomène. Arthur ne pourrait probablement pas mais elle songe que, d’un point de vue financier, ce doit être plus intéressant.

  
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