Un dragon protège toujours un trésor

 
  
MessageMer 5 Avr - 19:21
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Date d'inscription : 29/08/2014Nombre de messages : 200Nombre de RP : 81Âge réel : 24Copyright : Aki' ♥Avatar daëmon :
Malaika SvenssonYou're my flashlight ♫
13 Octobre 2009 – 18 ans.
Apprentissage.

Vous vous êtes toujours demandez comment Vaaldrick fait pour sentir l’arrivée des crises d’épilepsies de sa moitié ?
Vous n’allez pas tarder à connaître la réponse.

Depuis mon récent déménagement chez mon oncle, mes crises sont plus fréquentes, voir même un peu plus intenses qu’elles ne l’étaient auparavant. Je ne travail toujours pas, mais comme mon oncle accepte de m’héberger gratuitement, je dois m’occuper de toutes les tâches ménagères de la maison ou presque en échange. C’est un peu comme... mon mode de paiement. Néanmoins, ces quelques mois d’entretien ont grandement détérioré ma santé, au point où je fais des crises de façon régulière au lieu de façon mensuel. Au bout du rouleau, j’ai donc pris la décision d’en parler avec mon oncle pour tenter de régler le problème en espérant qu’il me laisse sortir. Autant vous dire que j’avais énormément peur qu’il me refuse cette petite requête, mais contre toutes attentes, il a accepté. Toutefois, après m’être informée auprès de mon médecin en ce qui concerne ma maladie, j’ai découvert quelque chose qui pourrait considérablement changer ma vie.

J’ai découvert l’existence d’un programme d’entraînement de chien d’assistance médicale pour les personnes épileptiques.

Oui je sais, vous allez me dire que je n’ai pas de chien... mais j’ai un gros dragon qui agit exactement comme l’un d’eux. Alors... je me dis que je n’ai rien à perdre en essayant. Vaaldrick n’est pas contre cette idée, aussi nous rendais-je donc à notre premier rendez-vous au milieu du mois d’Octobre. En arrivant, je suis étonnement surprise par le personnel qui me reçoit. Évidemment, à peine entré dans le bâtiment, Vaaldrick se fait dévisager par toutes les personnes présentes dans la pièce, ce qui me met davantage mal à l’aise. Cela ne fait qu’un an que ma moitié s’est stabilisée en dragon, mais je sais qu’il ne passe jamais inaperçu. Après tout, il n’est pas un chien... mais après avoir discuté de ma condition avec la réceptionniste, celle-ci me permet quand même d’assister à une première séance.

Puis, nous passons aux choses sérieuses. Je suis emmenée jusqu’à une grande salle avec mon daemon où l’entraîneur fait finalement son apparition quelques minutes plus tard. L’homme se dirige vers nous sans trop nous regarder, trop occupé à lire les informations qui se trouve sur la tablette-papier qu’il tient à la main et mon cœur se serre d’angoisse à chacun de ses pas. Il n’a sans doute jamais enseigné à un dragon et cela risque de lui faire un choc. Sans quitter des yeux sa feuille, il finit par s’arrêter devant nous, suffisamment loin pour ne pas apercevoir la taille imposante du dragon du coin des yeux.

- Madame Svensson, c’est un plaisir pour moi de vous accueillir aujour... QUOI !?

Évidemment, l’homme n’a pu s’empêcher de lever les yeux vers Vaaldrick après avoir terminé la lecture de notre dossier, ce qui l’a fait vivement sursauter. Toujours mal à l’aise, je lui affiche un petit sourire gêné.

- Mais qu’est-ce que c’est que cette... chose ?
- C’est une nouvelle race de chien extrêmement rare, vous savez.
- Arrêtez de vous moquez de moi. Cet animal n’est pas un chien, ajouta-t-il en levant son stylo vers le dragon, comme s’il tentait de paraître plus menaçant dans ses propres. Et il est hors de question que je travaille dans ces conditions, je ne suis pas venu ici pour me faire mordre par une telle créature.

Je lève les yeux au ciel, exaspérée par son comportement tandis que mon daemon pousse un roucoulement de tristesse en baissant la tête. Selon moi, je souffre assez d’épilepsie pour être acceptée dans le programme et s’il refuse de m’aider pour la seule raison que je ne possède pas de chien... surtout qu’avec notre lien très fort, je suis convaincue que Vaaldrick est capable d’y arriver. D’ailleurs, suivant le fil de mes pensées, ce dernier chasse rapidement sa tristesse pour faire face à l’homme visiblement trop coincé pour changer ses habitudes de travail.

- Écoutez cher monsieur, je vous promets de ne pas vous mordre si vous acceptez de m’enseigner.

Alors là, la réaction de l’éducateur canin vaut de l’or. Apparemment, il ne s’attendait pas à ce qu’un dragon puisse parler, aussi est-il complètement figé désormais, la bouche grande ouverte et les yeux ronds fixés sur lui. Vaaldrick ne peut s’empêcher d’hocher la tête de satisfaction, tout en esquissant un sourire. Il lui explique ensuite le plus calmement du monde ma situation et se dit prêt à apprendre comme n’importe quel chien le ferait. Je crois que c’est l’une des premières fois où je vois mon daemon être si volubile... même si je sais qu’il s’exprime uniquement pour mon bien. De plus, le daemon affirme aussi vouloir apprendre à détecter les crises pour me permettre de vivre une meilleure vie par la suite et ses arguments finissent par convaincre l’homme qui finit par céder. Après tout, la femme qui se trouve devant lui est belle et bien épileptique et il a un devoir de l’aider du mieux qu’il le peut.

- D’habitude je dresse des chiots pour des personnes épileptiques ou encore des chiens plus vieux qui appartiennent déjà à des personnes atteintes par la maladie, alors entraîner un dragon... Je préfère vous prévenir tout de suite que le risque que cela ne fonctionne pas d’ici la fin du programme est très élevé.
- Nous voulons tout de même essayer.

Au final, nous n’avons rien à perdre. L’entraînement allant de trois à quatre semaines pu donc commencer et en seulement deux semaines, grâce au lien fort qui unis normalement daemonien et daemon, Vaaldrick fut en mesure de sentir l’une de mes crises quelques minutes avant qu’elle ne se produise. J’étais chez mon oncle cette journée-là, en train de laver le plancher et ma moitié est intervenue juste à temps pour m’empêcher de tomber et de me blesser gravement. J’ignore encore comment cela a pu se produire, mais je crois bien que ma moitié m’a évité toutes sortes de complications ce jour-là. Grâce à cette nouvelle capacité chez lui, je peux enfin dormir sur mes deux oreilles. Certes, je vais avoir des crises toute ma vie malgré ma médication, mais de savoir que quelqu’un peut les sentir approcher et me prévenir à temps pour que je puisse prendre certaines précautions... c’est déjà un gros poids en moins sur les épaules.

Je me demande toujours à quoi aurait ressemblé ma vie sans Vaaldrick. Je ne m’imagine pas vivre sans lui.
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