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Jean G. M. ◊ Live your dreams to make them real

 
  
MessageDim 7 Mai - 22:33
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Date d'inscription : 07/05/2017Nombre de messages : 70Nombre de RP : 10Âge réel : 26Copyright : Aki ♥Avatar daëmon :
Jean G. MontgomeryNothing will be the same...

Jean G. Montgomery

« L'art sauvera le monde. » Dostoïevski

Identité

Nom Prénoms : Montgomery, Jean Grace
Age : 35 ans
Date et lieu de naissance : 1 Août 1982 à Gateshead, Angleterre
Nationalité : Britannique
Métier ou étude : Professeur d'Histoire de l'Art et artiste amateur
Précision : Jean a tendance à se voiler la face quant à ce qu'il s'est passé avec son ex-fiancé. Elle n'entrera jamais dans les détails, utilisera des synonymes. En réalité, la vérité est bien plus sombres et tristes qu'elle veut bien le dire.

Meghan Ory
(c) copyright avatar

Citoyen daemonien

Oscar


Oscar est un imposant tigre blanc. Mesurant près de 3m - il fait 2,85m pour être exact, il passe rarement inaperçu. Le blanc de sa fourrure est toujours plus que lumineux et le noir vivement contrasté. Contrairement à la couleur de son pelage pourrait le faire croire, il ne supporte pas les très faibles températures. Il faut que ces dernières avoisinent les 20°c pour qu’il se sente des plus à l’aise. Malgré son apparence de grand prédateur, mon daemon est une bonne pâte. D’un calme olympien, il est toujours de bon conseil que ce soit avec moi ou ceux qui peuvent et veulent l’entendre. Profondément pacifiste et optimiste, il verra toujours le meilleur chez ceux qu’il rencontre, quitte à débattre un long moment avec moi pour me rallier à son cause.
Mon daemon est aussi un peu pataud. Facilement handicapé par sa taille, il aura tendance à s’installer dans un coin, jamais très loin de moi, où il s’allongera pour me veiller du coin de l’oeil. Il ne sera jamais collé à moi qui aime particulièrement mon indépendance et une certaine bulle de protection. Mais, il ne loupe pas une occasion de s’installer à mes côtés, sur le lit après que je me sois endormie et ce jusqu’au petit matin.
Bien qu’il soit très pacifiste, il n’hésitera pas à me défendre si un danger était imminent. Il montrera des crocs acérés qui seront le dernier son de cloche avant qu’il ne les plante dans un cou tendu par la peur. Mais il faut vraiment que le danger soit immédiat, autrement, il conseillera la prudence et la fuite. En dehors de cela, il ne sort jamais de ses gongs. Ses mouvements sont toujours gracieux et discrets. S’il veut se faire invisible, il n’y aura qu’un espace restreint pour l’en empêcher.

Tout comme moi, Oscar apprécie les viandes et les poissons crus ou à peine cuits. Mais de temps en temps il accepte volontiers un fruit que je lui tendrais. Quoi que je n’en mange pas régulièrement.

Ce que préfère Oscar est le calme qui émane de moi lorsque je me noie dans ses oeuvres. Il aime l’acharnement avec lequel je travaille. Il a toujours la sensation qu’il émane de moi une sorte d’aura blanche qui hypnotiserait n’importe quelle personne qui me regarderait. Evidemment, c'est lui qui le dit, pas moi. Il pourrait passer des heures, sans bouger, à me regarder faire. Même lorsque je me mets en tête de le prendre pour modèle. Ce qui arrive plus souvent encore que vous ne le pensez.
Caractère

Une curieuse passionnée. L’adjectif qui la décrit le mieux est sans aucun doute « passionnée ». Grande amatrice d’art, elle a orienté ses études dans ce sens. Et bien qu’elle passe ses journées à enseigner l’art à des jeunes pas toujours très attentifs, cela ne l’empêche pas de se plonger d’avantage dans sa passion une fois rentrée. Et elle pourra passer des heures à se recouvrir de peinture ou à vadrouiller dans la ville pour capturer l’image parfaite. Que je l’en dissuade ou non.
L’on ne peut séparer sa passion de sa curiosité. Ce sont les deux qui conduisent à des portraits inopinés de parfaits étrangers. C’est aussi sa curiosité qui la mène souvent dans des situations qu’elle n’a pas choisi mais qui souvent conduit à des rencontres intéressantes et riches d’enseignement.

Une joueuse impulsive. Cela n’a rien à voir avec les jeux d’argent. Elle aime jouer avec l’interdit. Elle aime ce qu’elle ne peut avoir. Elle aime embêter ceux qui aiment avoir la paix. Et je suis le premier à y avoir droit. Quand j’aimerais fermer l’oeil en toute tranquillité, Jean viendra me taquiner gentiment, me poussant à jouer à cache-cache ou juste courir dehors. Autant vous dire, que je n’y vais pas toujours de bon coeur.

Une boule d’énergie. Il ne se passe pas une journée sans qu’elle ne se dépense. Elle aime courir, jouer, chanter, danser, peindre en s’époumonant sur une musique qu’elle adore. Parfois, elle passe même plus de temps à chanter et danser plutôt que peindre. Alors finalement, quand elle me propose une promenade, son appareil photo à la main, je ne peux qu’accepter. C’est certainement le seul moment de calme auquel j’ai droit. Hormis quand elle dort.

Une tête de mule méfiante. Plus bornée qu’elle, je n’en ai pas encore rencontré. Mais j’ai beau usé de tous les bons mots et les arguments que je connais, si elle a décidé de faire à sa façon, elle n’agira pas d’une autre. Pourtant, si une situation lue une personne lui semble suspicieuse, elle se mettra sur ses gardes et prendra au moins le temps de m’écouter. Je ne garantis pas toujours qu’elle agisse pour le mieux, mais elle aura pris en compte mes arguments.

Une charmeuse attentionnée et qui adore l’attention. C’est une femme qui adore être regardée et qui adore charmer. Parfois, ça ne se fait que par des regards, un subtil contact du bout des doigts, une embrassade tendre. Elle use de ses talents sur moi et je succombe chaque fois à ses grands yeux bleus. Elle est toujours aux petits soins avec ceux qu’elle apprécie et qui le lui rendent bien. Toujours avec la douceur d’une mère et une bienveillance dans le regard.

Une fière distraite. Il arrive souvent à Jean d'oublier des rendez-vous,
des informations importantes, de faire des papiers. Elle pourrait oublier de manger si mon estomac ne résonnait pas si fort. Et le pire, c'est que lui faire remarquer qu'elle est tête en l'air serait presque se la mettre à dos. Elle n'est pas de mauvaise foi pour autant mais elle n'admettra pas facilement - voire jamais -
quand elle a tort. Elle fera une moue un peu résignée mais ne le dira pas à haute voix.
Umbrakinésie

Un don qui a longtemps été une malédiction. Enfant, j’avais peur du noir. Une peur non fondée. Ou peut-être un peu. Quand on est enfant, rien n’est rationnel mais tout est légitime. Si j’avais peur du noir, c’était parce que j’avais entendu tant d’histoire sur le Croque-Mitaine. Il m’attendais sous le lit, dans le placard, dans la commode. Il prenait l’apparence de mon daemon pour me tromper. J’ai bon nombres de fois engueulé Oscar pour qu’il ne mette pas un orteil sur le sol une fois que la grande lumière était éteinte. Au début, maman laissait la porte de la chambre ouverte pour que la lumière du couloir me berce. Mais je n’étais dans la lumière que sur quelques centimètres et je ne bougeais donc pas beaucoup la nuit.

Puis, en grandissant, j’ai appris à dompter ma peur. Vers l’âge de 10 ans, je me suis assise, Oscar contre mon ventre pour me rassurer, m’épauler, me susurrer que tout irait bien. La porte de la chambre était fermée, la lumière du couloir éteinte. J’ai fixé l’obscurité pendant de longues minutes avant de voir les ombres danser. J’ai alors compris que ma peur était infondée. J’ai senti ce changement en moi et le sentir en Oscar m’apaisa d’avantage.

Finalement, avec le temps, ce jeu d’ombre et de lumière a fini par me fasciner. Il a toutefois fallu attendre l’adolescence pour voir naitre mon don. Une peine de coeur adolescente. J’avais vu mon coup de coeur disparaître dans un couloir avec une autre. J’ai eu la sensation que la lumière clignotait, puis s’est obscurci d’un coup avant d’être beaucoup plus vive. Il était 17h et le ciel ombragé. Autant vous dire que ça en a surpris plus d’un. Moi la première. C’était étrange car, sans le vérifier, Oscar et moi savions que ça venait de moi. Pris de peur, nous sommes rapidement rentrés nous réfugier sous les couettes.

J’ai fait plusieurs recherches et n’ai rien trouvé de vraiment clair. C’était déjà particulier de voir son âme à ses côtés tous les jours, dès cet instant, il fallait aussi que je fasse aussi avec un don. Pendant plusieurs jours, aucune ampoule n’était utilisée dans ma chambre. Aucune ne tenait. A peine mises, prise de panique, les lumières devenaient vives et je faisais exploser toutes les ampoules de la maison. C’est papa qui a trouvé une solution. Il m’a donné un vieil appareil photo dont il ne s’était pas servi depuis des années et je me suis mise à jouer avec.

Oscar a été mon premier modèle. Il était, la plupart du temps, sous l’apparence d’un perroquet jaco. Il était gris avec une queue rouge et le contraste des deux me fascinait. Ce fut ainsi que je me découvris une réelle passion pour la photographie. Je n’y vis pas tout de suite le lien avec mon pouvoir.

Il a fallu attendre ma majorité et un Oscar transformé en un magnifique tigre blanc. La première photo que je fis de lui sous cette apparence fut un vrai déclic. Et il fut plus que d’accord avec moi. Il accepta de poser pour moi, de m’aider à faire de cette malédiction, un don, un talent même.

A présent, je suis capable de jouer avec les ombres, changeant leur forme, leur taille. Je sais même danser avec ma propre ombre, lui donnant une vie à elle, mais cela me demande énormément de concentration et ça ne dure jamais longtemps. Quant à la lumière, je peux la rendre plus vive ou plus diffuse à la demande, mais ce n’est que sur la lumière non naturelle. Je peux aussi déplacer une lumière. La faire passer d’une ampoule à une autre.

Lorsque j’ai une émotion forte, les lumières ont tendance à sauter à 50m autour de moi. Quant aux ombres, elles dansent comme des feu follets privés de leur orange naturel. Si j’arrive à améliorer ce don, je pourrais certainement créer ma propre source lumineuse.
Il était une fois

Nous y sommes. Le grand jour de la majorité. Non, en fait ça fait une semaine que je le suis. Gareth et moi pouvons nous voir en public sans que le quartier ne se mette à jazzer. Que je déteste cette ville. De toutes façons, nous ne fréquentons que les endroits qui sont loin des regards indiscrets. D’abord parce que je n’ai pas envie que mes parents sachent tout ce que je fais avant que je ne leur dise. Ensuite parce que nous sommes tous deux des daemoniens et que notre présence n’est pas toujours appréciée. Je ne possède pour l’instant qu’un chat mais Gareth lui, porte constamment son Boa autour du cou ou de son bras. Ce n’est pas l’animal qui inspire le plus confiance, il faut l’avouer.
A l’occasion de mon anniversaire, j’ai droit à une escapade romantique dans le champ non loin de l’hôtel.

Je ne sais pas si on peut dire que c’est romantique si c’est toi qui prépare le picnic.
Il avait pas le temps ce matin.

Oscar fronce les sourcils. Je sais ce qu’il pense, sans qu’il n’ait même à le penser. Je lève les yeux au ciel et enfile la robe à fleur que maman m’a offert la semaine dernière avec un grand chapeau. Oscar n’a pas encore son apparence permanente et en profite pour se changer en perroquet. Il en profite pour prendre un peu d’avance. Nous avons un point en commun tous les deux. Nous aimons notre liberté. Je le regarde là haut, enviant cette faculté. Voler… C’est un pouvoir que j’aurais aimé plutôt que de celui que j’ai réellement. Bien qu’il me sert pour la photo et la peinture, ce n’est pas ce qu’il y a de plus pratique pour la vie de tous les jours. Mais je crois que chaque don a son lot d’avantages et d’inconvénients.

Enfin à l’endroit où nous avions rendez-vous, sous un chêne en fleur. Allongée sur l’herbe, je prends en photo ces fleurs vertes et tombantes. Je tente de joueur avec le don que j’ai reçu à l’adolescence mais je ne fais que m’énerver.

Il faut que tu patientes. Tu ne pourras pas le maitriser d’un coup.
Oui je sais bien mais…
Mais quoi que je dise ça ne changera rien.

Je pouffe doucement avant de me rendre compte du temps qu’il est.

Il ne viendra pas…

Je ne dis rien. Qu’il ait raison ou non.

On ferait mieux de rentrer.

Je laisse tomber mes bras sur le sol. Mes prunelles claires fixent le ciel et il semble s’obscurcir. J’entends Oscar m’appeler, inquiet. Il vient se coller à moi, la queue entre les jambes. Je ne sais pas ce qu’il craint. Je ne comprends pas ce qui arrivent. Je me sens différente. Comme si je venais de prendre conscience de quelque chose. Je sens Oscar différent également. Mais je continue de fixer le ciel azuré et la lumière se fait plus vive. Je ne suis pas une adolescente qui a eu peine de coeur parce que son petit ami lui a posé un lapin. Je suis une jeune adulte qui se rend compte qu’elle ne peut compter sur personne. Ou presque. Je ferme les yeux un instant. Peut-être même plus longtemps que je ne l’aurais pensé. En les rouvrant, Oscar n’est plus à mes côtés. Je me bondis sur mes jambes et le cherche dans tous les sens. A quelques mètres, les herbes hautes semblent bouger. Je fais un mouvement de recul.

Oscar ? C’est moi celle qui aime faire des blagues normalement.

Bien que j’essaie d’être drôle, la voix n’est pas très assurée. Je sens que ça se rapproche mais je ne vois toujours pas mon oiseau, ou mon chat. Mon meilleur ami poilu. Pourtant je ne sens pas qu’il est en danger. Ni même qu’il est si loin. Je continue de reculer jusqu’à me retrouver acculé à l’arbre. Et puis voici que sort une forme des herbes. Les yeux grands ouverts, visiblement surprise, je comprends ce qu’il se passe.

Oscar ?

L’animal acquiesce et se rapproche, prudent. Il sent ma peur, il la ressent. Mais elle disparait rapidement et je cours dans les pattes de l’animal. Un magnifique tigre blanc avait remplacé le chat presque inoffensif. Mes mains découvrent cette nouvelle forme. Je caresse ses oreilles, son dos, jouent avec ses rayures, ses énormes pattes. Je sais que malgré la taille et son effrayante apparence, il demeure toujours aussi patient, prudent et protecteur qu’il a toujours été.

A nous le monde maintenant…

Qui tire les ficelles

Pseudo/Prénom : Yume
Âge : 26 ans et aucun cheveux blancs
Double Compte : Pas encore
Activité sur le forum : 5/7
Comment as-tu connu le forum ? Via un top-site, mais je sais plus lequel :/
Un commentaire ? Un avis ? Une suggestion ? Ben pour l'instant, tout va bien :D
Et si je te demande le code du règlement ?
  
MessageDim 7 Mai - 22:33
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Date d'inscription : 07/05/2017Nombre de messages : 70Nombre de RP : 10Âge réel : 26Copyright : Aki ♥Avatar daëmon :
Jean G. MontgomeryNothing will be the same...

Histoire

L’étudiant prend place de l’autre côté du bureau de l’enseignante. Cette dernière se tient droite, la tête haute, mais ne parait pas arrogante ou pleine de dédain pour autant. Bien au contraire, elle semble bienveillante et le sourire qu’elle affiche à quelque chose de réconfortant. C’est tout le contraire de l’animal couché dans le fond de la salle. Il jette des regards las vers eux de temps en temps et le bleuté de ses yeux sont aussi hypnotisants qu’inquiétants. L’étudiant a demandé à l’une des professeurs qui étaient réputées pour être très ouverte à la discussion pour un exercice d’interview dans le cadre de ses études. Il n’est pas sûr d’avoir la moyenne à la fin de l’année, mais il aura au moins eu le plaisir d’en apprendre plus sur cette femme et son daemon.

Interviewer - J’ai le droit de vous poser toutes les questions que je souhaite ?

Evidemment, mais je me réserve le droit de ne pas y répondre, fait-elle d’un clin d’oeil amusé.

Interviewer - D’où venez-vous ?

Je suis née à Gateshead, une petite ville au nord de l’Angleterre. Ca se trouve pas très loin du mur d’Hadrien et ma famille y tient le plus vieil hôtel de la région. Il est dans notre famille depuis une bonne dizaine de génération. Tout le monde nous connait, ou presque et il y a toujours des habitués qui viennent chaque année et que l’on accueille comme des membres de notre propre famille. Ils ont vu l’hôtel changer et ont même parfois contribué à ces changements.

La britannique a attrapé un papier et un crayon et gribouille sur la feuille à l’abri des regards curieux de son interviewer. Mais ce dernier est plutôt inquiet de l’animal qui veille au grain et ne semble pas concentrer par ce que la trentenaire lui raconte. Elle lui offre un très grand sourire avant de se retourner vers son âme tranquille et sereine. La bête se lève et se rapproche. Ses pas sont lourds mais d’un calme olympien. L’étudiant fait un mouvement de recul, prêt à bondir hors de sa chaise.

N’ayez crainte. Il ne vous fera pas le moindre mal, sauf si vous posez des questions trop personnelles.
Ne fais pas peur au gamin Jean. Tu vois bien qu’il me craint déjà assez comme ça.


Les deux semblent communiquer par la pensée, mais le jeune les regarde avec des yeux exorbités. Il sait que des êtres comme eux existent, mais il n’a jamais eu l’occasion d’en approcher d’aussi près. Il se détend peu à peu alors que l’animal s’assoit aux côtés du professeur.

C’est Oscar, mon daemon.

Interviewer - Vous êtes sûre qu’il ne me fera pas de mal ?

Elle acquiesce avec un léger rire avant de lui signifier d’un signe de tête qu’elle est prête pour la question suivante. Pendant ce temps, elle passe une main des plus tendres sur la tête du tigre qui finit par s’allonger. Elle peut ensuite reprendre son griffonnage tranquillement.

Interviewer - A quel âge est apparu votre daemon et comment vous y êtes vous adaptée ?

Oscar était là dès ma naissance. Aucun de mes parents n’en avaient et ils furent tous les deux plus que surpris. Ma mère était tellement heureuse d’avoir une petite à câliner qu’elle a fait fi d’Oscar. Et puis à l’époque, il n’était qu’un chaton sans griffes, donc sans défense. Quant à mon père… C’était autre chose. Il était là au moment où mon daemon est apparu. Il fixait le berceau avec attention et de la poussière s’est formé à mes côtés pour prendre l’apprenne d’un chaton tigré endormi et paisible. C’est lui qui m’a raconté ça évidemment. Mais il lui a fallu plusieurs années pour se faire à l’idée que sa fille n’était pas normale.
En grandissant, c’était naturel pour moi d’avoir Oscar. Il était mon meilleur ami, mon confident, mon frère, mon âme. C’est ce qu’il est. Il est certainement la meilleure partie de moi. Il est tout ce que je ne serais jamais. S’il est trop éloigné de moi, j’angoisse. S’il vient à mourir…


Elle semble frissonner et l’animal lève les yeux vers elle. Tous deux s’observent, se comprennent. Cet instant est si beau qu’il n’ose pas le troubler. Il se doute que le lien qui les unit est encore plus fort que ce qu’il a imaginé jusqu’alors.

Donc, comment je m’y suis adaptée ? Je ne me suis jamais posée la question. Ca toujours été une évidence. Maman n’a jamais voulu que j’aille à l’école, de peur qu’Oscar et moi soyons mal accueillis. Nous avions largement les moyens de nous offrir un professeur à domicile et c’est lui qui m’a appris la majorité des choses que je connais aujourd’hui. A côté de cela, j’ai commencé mon initiation avec l’art. Ca a débuté avec la musique, puis la danse. Je n’ai jamais osé apprendre un instrument de musique, mais j’aurais pu. Mais j’adorais chanter et danser. J’aime toujours ça d’ailleurs.

Interviewer - Pourquoi avez-vous décidé de devenir professeur en Histoire de l’Art ?

Et bien, avec le temps, ma passion pour l’Art n’a fait que s’accentuer. Moi qui, enfant, avait peur du noir, j’ai finalement appris à m’en servir. A 15 ans, j’ai voulu jouer avec les ombres et la lumière, et mon père m’a mis un appareil photo dans les mains. J’ai du faire plus d’un millier de clichés en quelques mois. Et ça ne me suffisait plus donc je suis passée à la peinture. Ca m’a permis de canaliser un trop plein d’énergie. Avec la peinture, j’ai été obligée de prendre le temps, d’observer, de demeurer calme. J’ai essayé différents styles jusqu’à trouver celui que je préfère. Mais ça m’a pris plusieurs années. Et plus je peignais, plus je prenais conscience du coeur que je mettais à l’ouvrage. Je ne me voyais pas être une artiste à part entière, je n’avais pas ce qu’il fallait selon moi. Alors je me suis dit qu’enseigner ma passion pouvait être la meilleure solution. Ca ne m’empêcherait pas de pratiquer et en plus je pourrais aider des jeunes peut-être un peu paumés au départ.

Oscar semble sourire et s’étire avant de retourner dans le fond de la salle. Le professeur Montgomery noue ses cheveux et les fait tenir habilement avec son crayon à papier puis en reprend un pour continuer ce qu’elle fait.

Interviewer - Vous ne vous êtes jamais mariée ?

La main qui tient le crayon semble trembler une fraction de seconde. Elle jette un coup d’oeil à son âme avant d’afficher un faible sourire à la question.

]-J’ai rencontré un homme quand j’avais 18 ans. Gareth. Après à peine quelques mois à se côtoyer, il m’a demandé de l’épouser. Je ne partageais pas ses sentiments. Il était impulsif, jaloux, possessif et manipulateur. Je l’ai toujours su mais n’arrivais pas à le quitter pour autant. Il était mon excuse pour fuir la direction de l’hôtel familial. Je voulais vraiment vivre de l’Art, d’une façon ou d’une autre.
Même Oscar n’avait pas réussi à me convaincre. Pourtant je ressentais la douleur qu’il ressentait chaque fois que le Boa constrictor de Gareth tentait de l’étrangler. Mais quand j’essayais de le sauver, c’était Gareth qui me tombait dessus. Il a fallu qu’un « étranger » m’ouvre les yeux. Finnegan Reyes. C’était le photographe auquel j’avais fait appel pour le mariage. On s’est rapidement bien entendu tous les deux. Nous partagions la même passion. Oscar m’en a voulu que je l’écoute plus que ma propre âme, mais il voulait mon bien, c’était le principal pour lui. Sans compter qu’il avait l’habitude que je n’en fasse qu’à ma tête. Evidemment, quand j’ai quitté Gareth, ce dernier n’a pas loupé l’occasion d’aller rendre visite à Finn. Il a cru que nous avions une liaison tous les deux et que c’était la raison pour laquelle je le quittais. Je lui avais pourtant bien dit qu’il n’y avait jamais rien eu entre nous même si je ne nie pas y avoir pensé un petit instant mais ça s’arrêtait là.
J’ai gardé contact avec Finn bien que la rencontre avec mon ex fiancé fut frappante. Je m’étais excusée à plusieurs reprises mais encore aujourd’hui, je ne pense pas que c’était suffisant.


◊ Tu aurais dû t’excuser de ne pas m’avoir écouté plus tôt.
Ca va… ça va… Tu avais raison, je suis désolée.


Après ça, j’ai donc fait mes études. J’ai été obligée de retourner chez mes parents et faire mes études à distance. Fréquenter une université accompagnée de mon daemon aurait été des plus compliqués. Surtout depuis qu’Oscar était passé du gentil minou inoffensif au grand prédateur aux dents acérées.

Comme pour illustrer ses paroles, ledit prédateur baille et laisse apparaitre les dents dont elle fait allusion. Le jeune interviewer déglutit difficilement, toujours craintif que l’animal ne se jette sur lui et n’en fasse qu’une bouchée.

Pour les financer, j’aidais mes parents avec l’hôtel et je n’avais accepté qu’à une seule condition : Tout travail mérite salaire.
Donc une fois les études terminées, j’ai profité un peu de l’argent gagné pour faire le tour des plus grands musées d’Europe. J’ai bien mis une année et j’ai eu la chance d’approcher des tableaux célèbres. Mon préféré a été Guernica de Picasso. Un chef-d’oeuvre. J’ai pu aussi assisté à quelques vernissages à Londres et à Prague d’artistes moins connus mais pas moins talentueux. Evidemment, nous n’avons pas toujours été bien accueillis. Il était difficile de passer inaperçu avec lui.

Tout ça pour dire qu’entre ma passion et Oscar, je n’ai pas laissé de place à une vie de famille. Encore aujourd’hui je n’en vois pas l’utilité… Du moins pour le moment.


Interviewer - Avec tout ça, comment êtes-vous arrivés à Merkeley ?

Après m’être rassasiée de nombreuses oeuvres, j’ai tenté de vendre certaines des miennes, totalement émancipée de mes parents. Evidemment, je n’ai pas trouvé le succès espéré, bien que je ne l’espérais pas tant. J’ai donc pris la décision d’enfin commencer à transmettre tout ce savoir acquis. L’université m’a ouvert les bras. La ville étant encore fermé aux humains, j’étais plutôt ravie d’arriver ici. Quoi de mieux qu’une ville où les daemoniens et leurs daemons pouvaient évoluer en paix. Oscar et moi étions plus que d’accord pour vivre ici.

Interviewer - Il y a un détail qui me perturbe… Vous n’évoquez pas la Grande Révélation. Quels ont été les impacts sur votre vie ?

Le professeur se pince les lèvres. Il n’est pas difficile de deviner ce qui a pu lui arriver, sans qu’elle n’en dise un mot. Non loin, les oreilles du tigre se sont redressées. Il semble à l’affût de ce que sa daemonienne va répondre.

Ca a été difficile pour tous les daemoniens et je pense sans me vanter que j’ai été plus que chanceuse. J’ai manqué de peu une grave agression dont je ne me serais certainement pas remise. Un chasseur de prime qui avait décidé d’ajouter deux nouvelles têtes à sa collection. Autant vous dire que ni Oscar ni moi n’étions prêt à embellir son mur de souvenirs de chasse.
On a couru aussi vite que possible mais on s’est retrouvé coincés dans une ruelle. Nous n’étions pas en ville depuis bien longtemps. Oscar s’est mis devant moi pour me protéger évidement, pendant que je cherchais comment nous échapper de ce mauvais. Il a fallu que la peur nous domine pour que nous ayons une chance. Les ampoules des lampadaires se sont mis à tressauter, clignoter, exploser, les unes après les autres. Pris de panique, l’homme a quand même tiré sans savoir ce qu’il visait. J’ai pris la balle dans l’épaule. Ca aurait pu être pire, je le reconnais. On a profité qu’il soit perdu pour s’enfuir rapidement. On a su que ce serait encore plus compliqué qu’avant pour « survivre ». Car c’était ça maintenant, une question de survie.
J’ai quitté la galerie dans laquelle j’exposais et suis restée cloîtrée chez moi de longs mois. Je ne voulais pas qu’il arrive quoi que ce soit à Oscar et lui pensait la même chose de moi. Quelques mois encore après, nous avons entendu aux informations qu’il y avait une terre d’asile. Il ne nous a pas fallu y réfléchir à deux fois et sommes partis pour Lindwen University.


Interviewer - Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui… Comme promis, j’enseigne mon savoir et les étudiants sont satisfaits, enfin je crois.

Elle rit pendant que le tigre s’étire et se rallonge.

Je continue de peindre et de faire quelques photos, en grande amatrice que je suis. Oscar demeure mon meilleur modèle. Je crois que je n’ai rien d’autres à ajouter.

Le professeur Montgomery met la touche finale à ce qu’elle fait et tend le papier noirci par l’encre du crayon à son vis-à-vis. Surpris, celui-ci s’en saisit et découvre avec surprise et enchantement un portrait de lui particulier fidèle. Il la remercie et rentre dans son petit studio avant de mettre tout ça au propre sur son ordinateur. Avec ces révélations, il ne sait pas s’il va finalement s’en servir pour son devoir.

  
MessageDim 7 Mai - 22:52
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Date d'inscription : 23/10/2015Nombre de messages : 1220Nombre de RP : 93Âge réel : 25Copyright : (c) aki'Avatar daëmon : Coyote
Kyllian GriffinMODO• I'm all kind of BAD luck
Bienvenue officiellement!

Je t'ai déjà dit que j'adorais tes choix d'avatar et de don, et maintenant je plussoie ton choix de daemon et de nom Jean, c'est tellement jolie, et Oscar, franchement, je suis littéralement fan xDD En plus britannique, prof d'histoire de l'art et artiste... elle à tout pour s'entendre avec Finn ♥️ J'attend ton MP si tu souhaites qu'on développe un lien avant ta validation, sinon j'irais squatter sur ta fiche de liens

Bon courage pour l'écriture ce ta fiche
  
MessageDim 7 Mai - 22:55
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Date d'inscription : 23/04/2017Nombre de messages : 147Nombre de RP : 32Âge réel : 25Copyright : .nephilimAvatar daëmon : Coati à Nez Blanc
Rafael GarcíasNothing will be the same...
Bienvenue à toi et à ta grande boule de poils ! !

J'ai hâte de voir ce que cette demoiselle va donner Bonne chance pour cette fiche !
  
MessageDim 7 Mai - 22:59
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Date d'inscription : 03/02/2017Nombre de messages : 204Nombre de RP : 33Âge réel : 20Copyright : Kyky!!Avatar daëmon :
Nollaig E. O'MalleyNothing will be the same...
Hello à toi!! Bienvenue à toi et bon courage à toi pour la suite. Et j'aurai peut être un lien si tu es interessée ou une idée de rp :) Bisouilles!
  
MessageDim 7 Mai - 23:08
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Date d'inscription : 22/11/2012Nombre de messages : 3241Nombre de RP : 155Âge réel : 23Copyright : Ronron (avatar) ; .TITANIUMWAY (signature) + Nora Roberts & Victor Hugo (citations)Avatar daëmon : Tatouage de phénix sur l'omoplate gauche. Un phénix qui s'enflamme.
Kayla P. LaneFire burns into me
It consumes me
J'ai cru que c'était un homme

Bienvenue :D

Chouette l'avatar et le tigre **

Bon courage pour ta fiche :D
  
MessageDim 7 Mai - 23:12
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Date d'inscription : 07/05/2017Nombre de messages : 70Nombre de RP : 10Âge réel : 26Copyright : Aki ♥Avatar daëmon :
Jean G. MontgomeryNothing will be the same...
@ Kyllian : Que de compliments, j'aime ! Merci :3

@ Rafael : Ma grande boule de poil se joint à moi pour te remercier.

@ Nollaig : Je suis plus qu'intéressée ! Ma boite mp est ouverte si jamais ;)

@ Kayla : C'est pour ça que j'ai choisi ce prénom ;)
Merci :D
  
MessageLun 8 Mai - 3:01
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Date d'inscription : 08/06/2014Nombre de messages : 1672Nombre de RP : 173Âge réel : 22Copyright : ShiyaAvatar daëmon :
Liberty B. SeagardBeautiful kinectic rainbow
Bienvenue je ne peux qu'approuver la célébrité et le daëmon bon courage pour ta fiche
  
MessageLun 8 Mai - 5:11
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Date d'inscription : 20/08/2016Nombre de messages : 243Nombre de RP : 45Âge réel : 27Copyright : Avatar ∞ miss Avatar daëmon :
Demelza FlyntMODO• Nothing will be the same...
Bienvenue parmi nous <3
  
MessageLun 8 Mai - 23:42
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Date d'inscription : 07/05/2017Nombre de messages : 70Nombre de RP : 10Âge réel : 26Copyright : Aki ♥Avatar daëmon :
Jean G. MontgomeryNothing will be the same...
@ Liberty : Merci :D

@ Demelza : Un très joli prénom que voilà ! Merci à toi
  
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