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Etre photographe? Non merci

 
  
MessageVen 11 Aoû - 10:42
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Date d'inscription : 03/02/2017Nombre de messages : 204Nombre de RP : 33Âge réel : 20Copyright : Kyky!!Avatar daëmon :
Nollaig E. O'MalleyNothing will be the same...
Le nom de la roche la fuit, dans un murmure pensif elle réfléchit:

-Il existe de l'ardoise, du grès.. Du granit...

D'autres noms lui viennent mais a quoi bon tous les citer si elle ne peut en assurer aucun. Elle fini son énumération d'un vague geste de la main. La jeune femme adresse à Otto un sourire un bref instant. Bien sur qu'elle ne l'a pas mal pris. Elle sait où est-ce qu'elle en ait et puis à quoi bon se vexer pour si peu?
Faire vivre des photos? Qu'est-ce que cela pourrait donner?

-Un peu comme celles d'Harry Potter? Mais les faire vivre ne serait pas en faire un film? Et puis n'est-ce pas le principe d'un photo de capturer un instant précis?

Tomas se détend petit à petit. Comme Edi'. Il est content. Il sent son humaine s'ouvrir, moins hésité avant de prendre la parole. Elle ose faire part de ses doutes et même lancer un débat. Finalement elle va s'en sortir de cette méfiance continuel. Le daemon se laisse aller sur les jambes de la jeune irlandaise, se laissant bercer par la voix de cette dernière. Elle est calme, rassurante. Il croit même y entendre une pointe d'amusement.

-Je pense que c'est normal. C'est assez vaste comme sujet. De mon côté, à part utiliser un appareil photo pour des choses simples.. Si tu veux savoir il existe différents types de roches. Elles sont plus ou moins difficiles à travailler, elles ne donnent pas le même rendu.. Et on ne les utilise pas toutes pour la même chose.

En entendant Otto parler des leprechauns, Nollaig ne peut s'empecher de repenser à son enfance. La bonne parti. Quand elle était chez son grand père.
Seanathair
La voix de Tomas résonne. Grondante, vibrante de sons presque oubliés. Elle se répète un instant le mot en silence, appréciant cette retrouvaille avec son héritage. Puis elle se voit, gamine, courir dans les bois, suivis d'Anna. Un peu plus lent, son grand père suit. Elle chasse les être fabuleux, un caillou creusé dans la main. Une lunette qui confère la Vue selon moi. Puis elle revoit le vieil homme laissé un paire de chaussure abimées dehors, pour les bonhommes verts. Puis la vieille lynx essayant de me faire mettre mon pyjamas à l'endroit. Enfant elle était persuadée que si elle retournait ses vêtements, aucune créature viendrait la chercher durant la nuit. Dans ces moments là elle n'était qu'une enfant normale, simplement bercer par des contes et des légendes.

Il ne lache pas le morceau ricane le lévrier.
Ce n'est pas plus mal d'ailleurs. Avoir des amis photographe, ou même artiste ne peut être qu'un plus.
Il faut juste rester prudent.


Tomas n'a pas besoin d'en rajouter plus. Elle a conscience de la prudence, de la méfiance qui guide leur vie depuis plusieurs années. Finalement elle ne va pas plus loin dans cette conversation de exposition. Après tous en faire une lui semble si loin. Improbable presque. L'irlandaise a tellement pris l'habitude de vivre au jour le jour, qu'elle a maintenant du mal à programmé dans le futur.

Il a parlé d'appeler non?

En réponse à la remarque, elle fouille dans son sac à dos, en tire une feuille recouverte d'esquisse et un stylos. La jeune femme y gribouille une serie de chiffre dans un coin encore vierge, qu'elle déchire ensuite. Fini, elle le tend au jeune photographe.

-Merci de la proposition. J'y penserai. Un sourire vient étirer ses lèvres. Et à l'avance, pas de pop art, non.
L’Irlandaise n'a jamais apprécier ce mouvement. Le museau de Tomas poussant une de ses mains lui fait baisser la tête.

Tu n'as pas faim? Moi si. On pourrait se prendre un morceau et aller manger dans la salle? Comme ça..
Et Otto?


La daemon se tourne vers le couple. C'est vrai qu'il n'y a pas penser. Est-ce volontaire ou non? Il se remet sur ses pattes, se secoue un instant .

Fais comme tu veux
Ce n'est pas cool
C'est TON nouveau pote artiste


Nollaig se retient de le contredire. Dans un soupire elle se tourne vers Otto, et désigne le lévrier du pouce.

-Monsieur Grognon ici présent a faim. Est-ce que vous voulez allez manger ou vous avez autre chose de prévu? Une brève hésitation et elle reprend avec un sourire discret. On pensait prendre de quoi grignoter et aller manger dans la salle ou je bossais. Mais si vous préférez aller manger au self, on peut.
  
MessageJeu 17 Aoû - 19:53
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Date d'inscription : 01/07/2017Nombre de messages : 30Nombre de RP : 15Âge réel : 18Copyright : ahkaAvatar daëmon :
Otto SpinelliNothing will be the same...

« On capture un instant, mais c'est aussi une histoire, il y a un message derrière, une émotion. Je ne pensais pas à quelque chose qui bouge, mais plutôt à ce que mes photos prennent sens pour les spectateurs, qu'ils entendent les vagues, discernent les pensées des modèles quand je les capture. Je dis vivre, mais c'est surtout ressentir. » Explique Otto. Lui-même n'y a pas vraiment réfléchi avant ; ses mots vagues s'inspirent de ce qu'il a vu et vécu lui-même. Le but de son art, c'est de partager la vie, partager sa vision à travers un cadre. Même quand il prend des clichés professionnels, il essaye de les rendre les plus vrais possibles, si c'est une personne, que sa personnalité ressorte de par sa position, son expression corporelle, faciale. Tout est dans le message à travers les images. Nollaig lui parle des roches ; ça ne l'aide pas vraiment, bien qu'il en comprend quand même un peu plus, il sait que de toute façon, il n'y est pas encore.

Il tient Mila près de lui, alors que les deux en face ont l'air d'engager la discussion par la pensée. Otto les observe, mais pas trop, leurs affaires ne le regarde pas, puis ça ne l'intéresse pas tant que ça. Va savoir de quoi ils peuvent bien parler, même si l'étudiante a adopté un air nostalgique après son commentaire sur l'Irlande. Ça doit lui faire bizarre, d'être ici ; c'est si loin, si différent. Otto serait bien rester dans la banlieue familiale s'il avait pu, il aurait tenu le stand de tir et il aurait pris en photo les trous de balle dans les mannequins en bois. Passionnant. Tu resterais cloîtrer dans ton lit, si tu le pouvais, ta pensée n'est pas fiable. Commente Mila, amusée. Et Otto ne peut la contredire, c'est vrai qu'il est flemmard, en plus d'être casanier. Un vrai ermite. « Pas de pop art, alors. » Il acquiesce à Nollaig, avec un sourire entendu. Ah, tout ne peut pas plaire à tout le monde. Il trouve ça intéressant, le pop art, Otto, mais il n'a jamais vraiment approfondi là-dedans.

La proposition de l'étudiante l'étonne un peu, mais ne lui déplaît pas. « Je vois ; même si ça me tente pas mal, je ne voudrais pas m'imposer. Je l'ai déjà assez fait, comme ça. » Il plaisante, sincère toutefois. Manger fait relever la tête de Mila, qui elle aussi, commence à avoir un creux. Otto prit dans la discussion, a complètement ignoré les désirs de son estomac, mais il sait que maintenant, qu'ils rejoignent Nollaig et Tomas ou non, ils iront tous les deux se prendre à manger. Un kebab ou une pizza. Otto se retient de lever les yeux au ciel devant la proposition de Mila, mais il est complètement d'accord. A l'instant, une pizza lui dirait mieux, mais c'est pas comme si ils devaient se priver. « Le self, c'était déjà pas fameux quand j'étudiais ici ; je ne préfère pas y retourner. » Avoue Otto, avec une grimace.
  
MessageDim 27 Aoû - 19:36
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Date d'inscription : 03/02/2017Nombre de messages : 204Nombre de RP : 33Âge réel : 20Copyright : Kyky!!Avatar daëmon :
Nollaig E. O'MalleyNothing will be the same...
Nollaig voit mieux ce qu'il veut dire. Cela resterait malgré tous difficilement réalisable. Quoi que.. Il pourrait y avoir un fond sonore durant l'exposition. Il serait composé des sons qu'il souhaite, avec un cycle programmé. Ce n'est qu'une idée, dont elle n'est absolument pas sur. Après tous elle n'est encore jamais allé dans une exposition d'art et elle a du mal à savoir ce qui peut se faire ou non. Elle reste pensive un instant, portée par son imagination. Jusqu'à ce que la voix grave de Tomas résonne dans son esprit.

Ce serait un peu un tintamarre ton truc non?

La jeune femme soupire ne cherchant pas à discuter. Un rictus vient étirer les babines de son daemon. Il sent l'hésitation de son Edi' grandir petit à petit. Elle n'aime pas imposer des choses aux gens, donc la réponse du jeune homme ne l'aide absolument pas. Après tous, continuer à discuter la tente, mais elle a cette envie de tranquillité qui est présente. Comme si elle avait épuisé son cota de sociabilité. Et Tomas n'est pour elle d'aucune aide. Il est pire qu'elle. Un vrai sauvage. Mais le lévrier ne souhaite pas que son humaine continu à rester refermé sur elle même. Elle aime les gens en réalité et pourrait se montrer plus sociable. Mais la vie laisse toujours des traces indélébiles.
La jeune irlandaise se lève, rajuste sa chemise en vérifiant que les manches sont à la bonne place. Puis elle déclare en haussant les épaules. Elle n'imposera rien. Si Otto ne veut pas venir il le fera savoir.

-Pas de problème. La nourriture, les gens.. Je n'ai jamais raffolé des selfs, et ne parlons pas de Tomas. Il y a quelques camions qui préparent des trucs sympas et pas trop chers vers la bibliothèque. Je pense que vous pourrez y trouver votre bonheur. En tous ca c'est là que nous allons chaque midi depuis notre arrivé ici.

PS:
 
  
MessageVen 3 Nov - 17:12
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Date d'inscription : 01/07/2017Nombre de messages : 30Nombre de RP : 15Âge réel : 18Copyright : ahkaAvatar daëmon :
Otto SpinelliNothing will be the same...
Otto n'attend ni invitation, ni quelconque offre de la part de Nollaig. Cependant, la curiosité le titille et l'envie de voir son travail ne lui est toujours pas passée. Manger ici ou ailleurs ne le gêne en rien, c'est à peine s'il y fait attention. C'est peut-être son ancienne université, mais il n'a pas eu que de terribles souvenirs ici. C'est sûr que ça n'a clairement pas été tout beau, tout rose pendant longtemps. Encore, aujourd'hui, il ne sait pas vraiment quoi en penser. Ce n'est pas le moment, la voix de Mila le coupe de ses pensées et c'est peut-être pour le mieux. Période compliquée et pas que pour lui, pour tout le monde et qui en a marqué plus d'un. « Allons-y, » s'exclame-t-il. « J'ai bien envie de m'imposer, au final. » Lui-même se relève. Maintenant qu'il est décidé, mais aussi guidé par la faim, le photographe s'avance déjà vers les camions. Il estime, par habitude, que l'étudiante le suivra. De toute façon, ils vont dans la même direction, étant donné qu'ils ont le même but.

Quelques camions se partagent l'espace jalousement devant quelques autres étudiants. Ils ont de la chance, ça ne grouille pas de monde, pour une fois. « Qu'est-ce que tu vas prendre ? » Demande Otto, distraitement. Devant tout ces choix, ça devient compliqué. Qualité ou défaut, il aime tout ; même s'il a des préférences, comme tout le monde. « Je me ferais bien un hamburger, ça m'aide pour l'inspiration. » Et ça le fait déjà saliver. C'est basique, tellement typiquement américain, mais Otto profite du patrimoine culinaire de son pays. Ils devraient tous s'en réjouir d'avoir accès à de la si bonne nourriture. Pas de pizza, alors. Soupire Mila et son humain ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire. Sa main vient frotter sa fourrure en signe de réconfort. Ce soir ou demain, qui sait. Promet-il. Même si on fond, le photographe se dit qu'ils devraient peut-être faire un effort sur la nourriture, juste un peu. « Je sais pas toi, mais la nourriture contrôle vraiment ma vie.. » Avoue-t-il, tout en se retournant vers Nollaig. Heureusement qu'il est actif et que le sport ne lui fait pas peur, ça lui permet de ne pas stocker la nourriture toute sauf saine, qu'il ingère.

La queue qu'Otto suit va plutôt vite et il rejoint sans tarder l'étudiante. La nourriture réchauffe ses mains et il n'attend qu'une chose, de croquer dans l'hamburger dégoulinant. « Ça, c'est de l'art. La cuisine, ça m'épate tellement. Genre, les gens viennent avec de ces combinaisons de goûts, c'est dingue, non ? J'adore le salé, mais j'ai quand même pas mal de place pour le sucré. » Le jeune homme blablate joyeusement, presque des étoiles dans les yeux. « J'évite de passer dans les boulangeries ou autres traiteurs, je dépense tellement à chaque fois. Ça finit par se voir... » Petite confidence qu'il laisse échapper, naïvement. Sa main libre vient attraper une de ses poignées d'amour. Otto finit par relever les yeux, une moue contrariée avant de hausser les épaules ; on ne peut rien faire contre la gourmandise.
  
MessageSam 11 Nov - 15:22
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Date d'inscription : 03/02/2017Nombre de messages : 204Nombre de RP : 33Âge réel : 20Copyright : Kyky!!Avatar daëmon :
Nollaig E. O'MalleyNothing will be the same...
Après que Otto se soit décidé et redressé elle lui emboîte le pas. Tachant de rester à sa hauteur, le sac coincé sur son épaule, le jeune femme reste silencieuse. Alors qu'ils traversent le campus jusqu'aux camions que l'on voit de loin, elle ne peut s'empêcher de douter. Le silence durant le chemin ne la rend pas à l'aise. Et est-ce qu'elle a bien fait d'inviter d'une certaine façon le jeune photographe ? Ne commence pas s'il te plait. Tous va bien ce passer. Ce n'est rien quelques mètres fait en silence. Arrête de te martyriser le cerveau inutilement Elle se force à respirer calmement, faisant le vide. remet tous en place à notre départ.

Content de voir que Edi' s'est calmée, Tomasse concentre sur les camions qui se font de plus en plus proche. Il ne semble pas y avoir trop de monde. Tant mieux. Mais il remarque que son daemonienne met par réflexe ses mains dans ses poches. Elle veut éviter le moindre contacte possible. Il faudrait vraiment envisager à aller à ce terrain du contrôle de soi. Elle ne peut rester à craindre son pouvoir ainsi son don. Mais Tomas garde cette observation pour lui. Ce n'est pas le moment.

Finalement ils y arrivent. Sans s'en rendre compte Otto se charge de détourner l'attention de Nollaig des gens qui les entourent. A la question du jeune homme, l'irlandaise scrute le tableau. Il ne lui faut pas beaucoup pour se décider et elle sait déjà ce que veux Tomas.

-Pizza pour moi, des pasta box pour Tomas. Pour l'inspiration je dirai plus que ce sont les choses sucrées qui m'aide.

Elle esquisse un sourire. C'est vrai que depuis sa rencontre avec Rafi elle redécouvre le bonheur de manger de la bonne nourriture et de manger juste pour manger. Bon elle arrive à faire attention et ne pas trop se goinfrer mais c'est un réelle bonheur de manger sans l'espèce de besoin d'espérer de se nourrir. Le vendeur attire son attention. Après qu'elle est énoncé la commande elle fouille dans son sac. Un échange d'argent pour la nourriture chaude plus tard et elle sort de la queue. Il ne faut pas longtemps pour qu'Otto fasse de même. Elle se met à écouter distraitement le jeune homme alors qu'ils commencent à s'éloigner des camions.

-Tu as l'habitude de cuisiner ?

Car avec ses dires elle n'est pas sur. Cela semble si surréaliste. Bien sur au début elle trouvait que Rafi avait des allures de magicien dans la cuisine. Quand elle s'y est mise à son tour elle a vu qu'il n'y avait peut être pas tant de raison d'en faire tous un cirque. Aujourd'hui elle utilise son instinct pour cuisiner, s'amusant plus qu'autre chose. Pour elle la cuisine n'a rien de sorcier si on s'y intéresse un minimum. Mais il faut le reconnaître, il y a quelques personnes qui sont de
véritables dieux culinaires. Elle ne peut s'empêcher de sourire quand il révèle son petit excès de gras. Pour sa part elle n'a pas à se plaindre : son sport et son stresse quotidien suffit amplement à lui faire garder sa ligne. Et puis elle a une longue période de jeûne à rattraper. Sans réfléchir réellement, se laissant porté par la conversation elle répond :

-Je pense que tu as encore de la marge. Et puis tant que tu en a conscience ne te prends pas la tête. Il y a pire que la gourmandise comme défaut.

Nollaig remarque que Tomas a prit les rênes de la petite troupe et se dirige en direction des bâtiments scolaires. Elle préfère ne rien lui dire et se tourne plutôt vers le photographe :

-Manger dans la salle vous va ? Il y a de quoi s’asseoir là bas.

Face à la réponse ils continuent tranquillement leur route. Ils ne croisent pas tant de monde que ça dans le bâtiment, après tous la plupart des gens sont au self ou mange de leur côté. Finalement ils arrivent devant la porte de la salle. Un bref instant Nollaig fouille dans une de ses poches avant d'en sortir une clef. Un tour de poignet et le serrure est débloquée. Lorsque la jeune femme appuie sur les interrupteurs les néons clignotent quelques fois avant de se stabiliser et ronronner discrètement. Voilà pourquoi elle a ramené son enceinte, elle ne supporte pas ce bruit là.. Alors que Tomas va se poster vers la table encore recouverte par la nappe, son humaine se tourne vers l'autre duo. Avec un sourire discret, et écartant légèrement les bras de son corps Nollaig déclare :

-Voici mon antre, bienvenue. On peut déplacer tous ce qu'on veut temps qu'on remet tous à sa place en partant.



PS:
 
  
MessageDim 26 Nov - 18:41
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Date d'inscription : 01/07/2017Nombre de messages : 30Nombre de RP : 15Âge réel : 18Copyright : ahkaAvatar daëmon :
Otto SpinelliNothing will be the same...
Parce que la vie aimait se moquer des gens, il fallait que Nollaig choisisse de la pizza. Otto ne l'envie pas forcément, mais Mila… Mila qui se trouve à ses côtés et qui à la mention de pizza s'est retournée vers son humain, lui portant un regard de foudre. Ah, il ne pouvait pas contrôler les envies des autres. Ils se dirigent ensuite tous les deux chercher leur nourriture, puis rejoignent Nollaig et Tomas. « Non. » Répond Mila, avant même qu'il ait pu réfléchir à la question. Otto lui lance un regard offensé, puis se concentre de nouveau sur l'étudiante. « Pff. Elle dit ça, mais quand je m'y mets à la cuisine, elle est bien contente. » Dément-il, lançant un regard désapprobateur à sa daemonne. « J'avoue que je ne prends pas forcément le temps de cuisiner, mais bon, quand je me motive, c'est pas trop mal, enfin je crois ? Il n'y a que Mila qui y ait jamais goûté. Ma mère refuse toujours catégoriquement de me laisser entrer dans la cuisine. » Avoue le photographe, qui au fond, trouve ça plutôt amusant qu'elle refuse autant son aide au sein de la cuisine. Elle se base sur les terribles habitudes alimentaires d'Otto et en déduit qu'il doit donc ne pas savoir cuisiner ou doit être terrible.

« Ah ça. Si seulement la gourmandise était le pire. Ce serait pas plus mal. » Si on avait qu'à se soucier de la rondeur de nos ventres, plutôt que notre profit au sein de la société. Si on se contentait de prendre un peu plus de gâteau, qu'un peu plus d'argent. Si on cuisinait plus pour permettre aux autres de profiter de cette gourmandise. « Ouais, bien sûr. » Manger dans une salle, manger dans un couloir, Otto est plutôt adaptable. Étant donné qu'il abandonne souvent sa table de salle à manger pour son lit, voire son canapé quand il se décide à regarder la télé, plutôt que l'ordinateur. Ils finissent par arriver devant la salle et Otto retrouve sa curiosité qui le rongeait plus tôt.

Otto observe la salle, qui tout comme celle d'avant, lui rappelle ses années à l'université. Il ne se rappelle pas particulièrement de celle-là, mais c'est tout comme. Les néons éclairent la salle de leur lumière crue pendant que le daemon de Nollaig se pose déjà sur qu'Otto estime être la table du modèle. Il esquisse un sourire à l'étudiante. « Pas de soucis. » Le photographe ne prévoyait pas de retourner la salle, mais c'est toujours bien à savoir, de toute façon, l'administration saurait le retrouver. « Alors, c'est ici que tu crées d’innombrables sculptures de ton daemon. Hâte de voir comment tu t'y prends. Ne me vient à l'image, que des mouvements imprécis et inexpérimentés qu'on pouvait avoir dans notre enfance quand les profs nous proposait de l'argile pour passer le temps. » Otto finit par entrer dans la salle qui pourrait offrir un peu plus de chaleur, mais les salles de cours partagent toutes, cette même atmosphère impersonnelle. Il finit par se poser sur une table, les pieds étendus sur une chaise. « Bon appétit. » Annonce-t-il, avant de reprendre, « Si je suis assez inspiré, j'essayerai peut-être de te convaincre de me laisser prendre quelques clichés de ton art. » Un fin sourire se détache sur ses lèvres.
  
MessageSam 9 Déc - 21:51
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Date d'inscription : 03/02/2017Nombre de messages : 204Nombre de RP : 33Âge réel : 20Copyright : Kyky!!Avatar daëmon :
Nollaig E. O'MalleyNothing will be the same...
Nollaig va poser la boite devant Tomas. Elle l'ouvre de façon que son daemon n'est aucun mal à manger, déchirant le carton si nécessaire. Le lévrier la remercie dans sa barbe avant de se mettre à manger. Quand à à la jeune irlandaise, elle se poste assise sur une chaise à ses côtés.

-Bonne appétit à vous deux aussi. Après avoir grignoter un instant sa pizza elle reprend : Je n'aurais pas dis innombrables. J'espère bien trouver un local pour bosser. Je pense être rapidement limité ici, que ce soit pour la taille des blocs ou autre chose, et puis je ne compte pas m'éterniser ici.

A la mention des photos, seul un sourire énigmatique vient étirer les lèvres de la blonde. Elle seule entend ensuite la voix de Tomas, elle résonne tel le grondement du tonnerre dans son esprit. Le daemon a redressé la tête, alors qu'un rictus vient étirer ses babines. Il observe un instant le photographe avant de replonger son attention sur sa pitance. En apparence

Bonne chance mon gars.

Nollaig préfère ne pas relever. Même si l'idée ne la séduit pas, elle ne sait pas si elle refuserait ou non la proposition. Il y a un risque pour qu'elle soit suffisamment absorber par ce qu'elle fait pour ne pas y faire attention. Quand elle se met à sculpter elle doit reconnaître que peu de choses trouve de l'attrait à ses yeux.

Et j'en fais parti
Peut être.


Mais cela inutile. Ils savent tous les deux que Tomas a raison. Après tous c'est son âme, comment ne pourrait-il ne pas avoir d'importance aux yeux de la daemonienne.
Alors qu'elle chiffonne entre ses doigts le sachet en papier qui contenait sa part de pizza elle déclare :

-En tous cas si tu veux expérimenter de nouveau la sculpture, il me reste de la terre. Je te montrerai deux ou trois trucs.

Elle se dirige par la suite vers la table, la pousse vers le centre de la pièce, proche de Tomas. Un grondement sourd remplace un instant le calme de la salle. D'un geste vif, elle retire le drap qui recouvrait le début de son travail. Elle le plie négligemment pour le poser sur une chaise. Pendant quelques secondes elle observe la terre modelée à l'effigie de Tomas, puis ce dernier pour se remettre en tête quelques détails qui auraient pu fuir sa mémoire. Une de ses mains attrape, puis elle fouille dans son sac pour en sortir sa trousse d'outil. Celle-ci est ouverte à ses côté, alors qu'elle s'assoit face au bloc de calcaire. Par réflexe elle remonte ses manches. Tomas le remarque mais ne dit rien. Il ne veut pas qu'Edi' continu à redouter le regard des autres. Ces cicatrices font parties de son histoire, de ses erreurs, de ses peurs.. Il remettra en place quiconque se permettra de lui faire la moindre réflexion.
Une inspiration, puis la voilà qui plonge dans son monde. Le burin vient attaquer la pierre a intervalle régulier. Un rythme se met en place au fil des secondes. La douceur se mélange à la brutalité. Le lévrier aime toujours autant la voir travailler. Il n'y a plus de fragilité à ce moment là, plus d'hésitation : juste une belle force. La sienne. La poussière vole dans le vide. Léger nuage éphémère. Puis il tombe en petite pluie blanche sur la table ou les bras de Nollaig, blanchissant un peu sa peau pâle.
Sachant que sa daemonienne peut devenir imperméable à ce qui l'entour dans ces moments là, Tomas tente de faire la discussion.

-Vous aviez prévu quelque chose pour cette après midi au départ ?
  
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