Retrouvaille inattendu (PV Keith Langdon)

 
  
MessageDim 22 Juil - 12:57
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Date d'inscription : 14/04/2018Nombre de messages : 55Nombre de RP : 30Âge réel : 21Copyright : sharovarka.comAvatar daëmon : Oophaga Pumilio
Atriom ZverevoNothing will be the same...
Tu es épuisé ! Une fatigue physique et psychologique. Physique parce que tu as fait du sport toute la matinée. Psychologique depuis ton agression. Avant, ça t’arrivais de te sentir lasse, mais tu prenais le dessus et tu te bougeais, mais depuis un mois, tu n’y arrives plus. Tu as toujours voulu affronté la réalité, quel qu’elle soit et à n’importe quel prix. La réalité que tu vis aujourd’hui t’épuise, draine toute l’énergie que tu possèdes pour paraître normal, banale. Tu réprimes ta colère et ta rage. Tu souffres de l’injustice et du mépris de l’homme. Assis sur l’un des fauteuils de la bibliothèque tu somnoles en tenant un comics.

Ici tu es bien, il n’y a pratiquement personne. Les seuls individus qui traînent dans le coin cherchent, comme toi, à s’isoler de la folie bruyante du monde. Le silence est synonyme de paix, de repos. Tu as toujours aimé les bibliothèques, mais maintenant plus que jamais. Le temps n’a plus la même valeur, il n’y a ni passé ni avenir, même le présent semble absent. Tel lecteur est en train de revivre la guerre de Sécession, l’autre voyage dans l’espace tandis que d’autre s’aventure dans des mondes dramatiques, comiques ou fantastique. Non, ici les règles du monde ne s’appliquent plus.

Tu regardes Nina, dans ton demi sommeille en train de lire sur ton portable que tu as posé sur la table basse juste devant toi. C’est ton coin, à l’écart, là où tu sais que personne ne vient jamais. Le plus étrange c’est que tu n’es même pas un grand lecteur. Les seuls bouquins que tu as lus sont ceux que ta mère t’imposait pendant ton cursus scolaire. Ils étaient bien, même très bien pour la plus part, mais tu ne les as pas vraiment lu par pure plaisir, plus part devoir et surtout pour éviter de voire ta mère se mettre en colère. Non tu n’es pas un dévoreur de livre comme certain, tu es même un petit consommateur.

Tu as finis par t’endormir, Nina t’observes. Elle est heureuse de toi voire comme ça. Elle sait très bien que tu as des difficultés à dormir la nuit. Elle n’aime pas ça, ce n’est pas bon pour ta santé. Elle aimerait tant retrouver son Atri, son garçon. Un mois déjà que ça s’est produit. Ce n’est pas comme les blessures du corps qui cicatrisent vite, c’est une blessure dans l’âme. Profonde et dont il faudra beaucoup de temps, de travaille et de patiente pour la guérir.  Elle aussi en souffre mais elle a une capacité de résilience surprenante. Pourquoi ça nous ai arrivé, parce que c’est la vie ! Il n’y a pas mille réponses à cette stupide question. Il faut l’accepté et avancé, point finale. C’est plus facile pour elle, elle était cachée, pour Atriom c’est une toute autre affaire. Lui on l’a rouée de coup, humilier et la mort pendant un instant à sembler vouloir l’emporter. Nina a vu ce qui s’est passé après qu’il se soit évanoui, c’est son secret, cette vérité qu’elle ne dira jamais.

Elle secoue la tête, elle lit une pièce de théâtre, mémorise les tirades qu’elle apprécie. Elle s’imagine sur scène en train de joué, déguiser et maquillée, une scène du Malade imaginaire de Molière :

* Je suis médecin passager, qui vais de ville en ville, de province en province, de royaume en royaume, pour chercher d'illustres matières à ma capacité, pour trouver des malades dignes de m'occuper, capables d'exercer les grands et beaux secrets que j'ai trouvés dans la médecine. Je dédaigne de m'amuser à ce menus fatras de maladies ordinaires, à ces bagatelles de rhumatismes et de fluxions, à ces fièvrotes, à ces vapeurs et à ces migraines. Je veux des maladies d'importance, de bonnes fièvres continues, avec des transports au cerveau, de bonnes fièvres pourprées, de bonnes pestes, de bonnes hydropisies formées, de bonnes pleurésies avec des inflammations de poitrine: c'est là que je me plais, c'est là que je triomphe; et je voudrais, monsieur, que vous eussiez toutes les maladies que je viens de dire, que vous fussiez abandonné de tous les médecins, désespéré, à l'agonie, pour vous montrer l'excellence de mes remèdes et l'envie que j'aurais de vous rendre service. *

Tu te réveilles surpris de t’être endormis. Ta montres indique 20h, l’avantage c’est que la bibliothèque est ouverte même la nuit, tu ne crains donc pas d’être enfermé à l’intérieur.

Nina n’est plus là…tu bondis sur tes jambes. Ton cœur bat plus fort à cause de la peur. Tu paniques, il faut que tu l’as retrouve avant que le pire n’arrive. Il suffit qu’on l’écrase et c’est la fin pur vous deux. Tu chuchotes doucement son nom pour ne pas déranger les autres et attiré l’attention, rien ne serais pire. Mentalement tu lui cris dessus. *Nina reviens immédiatement ! Où es-tu ?*

Tu récupères ton portable, il n’y a plus de batterie. C’est sans doute ce qui explique l’absence de ta daemonnienne. L’ennui à du la pousser à l’aventure. Elle doit se trouver à moins d’une dizaine de mètre, distance à laquelle tu ne ressens aucune douleur dû à l’éloignement avec Nina. Au-delà de cette distance, ton cœur commence à te faire mal.

Elle ne te répond pas, tu essayes de garder ton calme et commence à la chercher dans les différents rayons. Tu sais quand tu prends la mauvaise direction, la douleur est comme une boussole. Tu termines par réduire ton périmètre de recherche vers les rayons des livres de théâtre. Pourquoi n’y avais-tu pas pensé avant !

La vie est cruelle ! Si seulement elle pouvait attraper un livre et l’ouvrir pour le dévorer. Mais elle ne  peut pas, du haut de ses trois centimètres se monde n’est pas le sien. Elle voulait continuer sa lecture, lorsque le portable est tombé à plat elle était vers la fin. Elle veut connaitre la résolution de l’histoire ! Elle aurait pu réveiller Atriom, mais elle ne pouvait pas s’y résoudre, il se reposait enfin. Elle sait qu’elle est souvent dure et ingrate avec lui, elle lui mène la vie dure. Pourtant elle voudrait lui dire à quel point il compte pour elle, après tout ils ne sont qu’un à la base.

Devant le rayon elle repère une petite araignée, alors son estomac se met à gronder. Son instinct la fait grimper à une vitesse surprenante jusqu’à sa victime qu’elle avale d’une traite. C’est à ce moment qu’elle repère Atriom. Elle peut lire la panique sur son visage. Le pauvre a dû avoir peur de ne plus la voire à son réveille.

« Pourquoi tu ne m’as pas répondu j’ai eu peur ! »

« Désoler j’étais en train de chasser j’ai coupé la communication. »

Tu fronces les sourcils et tends ton bras pour qu’elle monte sur ton épaule. * Désoler je ne voulais pas te faire peur, je voulais revenir avant que tu te réveilles*. Tu regrettes de t’êtres mit dans un tel état, mais elle est si vulnérable ! *Pas grave, bon je finis mon comics et on rentre*

Tu reprends la direction de ton siège, c’est là que tu tombes nez à nez avec un jeune homme que tu reconnais immédiatement. Les souvenirs remontent, pénibles, douloureux de ton séjours à l’hôpital. On t’obligeait à bouger, malgré les terribles vertiges et maux de tête qui tu avais presque constamment. Tu faisais quelques pas jusqu’à l’ascenseur et tu allais te posé sur un banc dans le jardin de l’hôpital. C’est là que tu as rencontré Keith et Hiro.

« Salut Keith ! Tu te souviens de moi c’est Atriom, ça fait combien de temps, trois ans je crois…Comment vas-tu depuis le temps ? »
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