S.O.S d'un parent en détresse [LIBRE]

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Ven 31 Aoû - 2:18
Cela fait déjà plus d’une semaine, ils lui ont donné un appartement, lui finit sa commande depuis un ordinateur fraîchement acheté. Il commande un nouveau violon, son précieux instrument est resté dans ce qui doit désormais être des ruines. Comme le reste de sa vie d’avant. Il sent sa gorge se serrer en imaginant. Une truffe fraîche lui touche le bras et il soupire. Du réconfort il n’en veut pas, il est en colère et elle aussi, ils leur ont tout pris.

Des pleurs, un nourrisson hurle à pleins poumons. Debout en une fraction de seconde il s’en va vers le lit d’enfant. Se penche et récupère son petit protégé, qu’il se ne résout pas à appeler son fils. Trop tôt, trop brusque.

Des berceuses, il en connaît des centaines et il en fredonne une tout en berçant le petit Noah. Qui possède enfin une identité, Noah Gabriel Singer, des papiers lui ont été fait, une date de naissance approximative donnée. Un parent pour le protéger est là, même si le jeune homme ne se sent pas prêt à être qualifié ainsi, la mairie d’Okolnir lui a permis de le garder, après vérification que ses parents ne le cherchaient pas. Ellias ne sait pas encore exactement ce qui lui a pris, ce qu’il veut pour cet enfant. Mais le petit le rassure et le maintient en vie plus que l’inverse, occupé par cet humain miniature, l’anglais n’a pas le temps de haïr le monde entier, ce qu’il déteste.

Alors il lui chante une chanson que sa mère lui chantait enfant pour le calmer. Tout en pensant qu’il va devoir lui acheter plus d’affaires, car ce petit bout n’a que le strict minimum, gracieusement fourni par la ville.

Déterminé, il s’en va à sa chambre, lui aussi aurait bien besoin de racheter quelques trucs pour lui. L’enfant posé sur le lit, un rottweiler de garde à son chevet pour rassurer l’homme. M. Singer s’habille rapidement, chaudement, le climat n’est pas clément ici, il enfile une couche supplémentaire au petit avant de le poser dans une poussette, posant ensuite Elena, la petite daemonne ayant repris une forme féline, un petit chaton gris dort près de son daemonien.

C’est parti. Il ne sait pas par où commencer mais va d’or et déjà dans les quartiers marchands de la ville, jetant un œil aux enseignes. Il va vraiment devoir apprendre la langue locale. Et suivre des cours sur « comment bien élever un petit humain ou daemonien en dix étapes ». Il est arrêté devant un magasin de puériculture, triture sa poussette et jette un œil au bambin qui lui fait un magnifique sourire. -C’est ça, souhaite moi bon courage. Le petit ne pleure que rarement, dieu merci, il gazouille actuellement dans sa poussette, emmitouflé, fixant ce protecteur bien perdu. Le daemonien a bien fait quelques recherches sur Internet, mais cela ne l’aide pas plus que ça, peut-être devrait-il en parler à sa tante ? Lui demander quelques conseils ne peut pas faire de mal, elle a trois enfants.

Il hésite, prend son téléphone, tape le numéro qu’il connaît par coeur, et se ravise, elle a d’autres choses à penser. Il ira la voir, il s’en fait la promesse.

Un jeune parent en panique, voilà de quoi il a l’air, après s’être traité intérieurement d’imbécile il pousse la porte et entre. Une jeune femme l’accueille avec un sourire. Un livre sur la maternité, il grimace, le feuillette, ce pourrait être la solution, un livre. Il sent ses joues s’enflammer face à son manque de savoir, comment aurait-il fait, s’il avait rencontré quelqu’un et eu un enfant ?

Le garnement s’agite en riant dans son moyen de transport, il ne sait même pas quelle taille de vêtement prendre exactement, n’a que quelques connaissances basiques en matière de bébé, n’ayant pas imaginé avoir d’enfant avant quelques années. Le petit Noah le regarde faire attentivement alors qu’Ellias tente de jauger quels vêtements conviendraient.

C’est qu’il aurait bien besoin d’aide. Il ressort, juste histoire de respirer, prend l’enfant dans ses bras et le regarde. -On va y arriver, me regarde pas comme ça, c’est pas ma faute si j’y connais pas grand-chose. Mais c’est une promesse, on va se dépatouiller, respirer un grand coup, et y arriver. Il se rassure, plus qu'il ne parle à cet interlocuteur peu loquace.

Calla est appuyée sur ses jambes, son petit singe dort, alors elle profite du repos. *Tu t’en fais trop, tu vas faire un parent absolument génial.* Il déglutit avec peine au mot parent. *Ce n’est qu’une appellation, ne te bloque pas là-dessus, puis c’est toi qui a accepté de le garder avec nous.* Il regarde l’enfant, sourit et espère que sa moitié ait raison, sur le parent génial qu’il pourrait être, même s’il ne se fait toujours pas à ce mot. Parent.


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Dim 9 Sep - 13:22
Òkòlnir, il ne lui en a pas fallu beaucoup pour charmer Darwin : la présence de son aimé et l’opportunité de vivre au grand jour avec sa moitié. Malgré ça, elle a continué à donner, à être un petit oasis de paix dans la tumulte d’un monde devenu fou devant l’inconnu. Il en a été reconnaissant. Il en a été écoeuré, aussi. Mais tout ça a changé. Òkòlnir est sortie de l’ombre ; Òkòlnir n’est plus un havre discret. Darwin ne regrette pas le changement, pas quand ça a permi de sauver autant de gens. Il aurait juste aimé que plus puissent être secourus. La volonté des dieux ? Il n’en savait rien, pauvre païen désireux de croire, mais trop sceptique pour vraiment y parvenir.

Le fait est que, à son rythme, la ville s’adapte à ses nouveaux enfants. Il y a plus de gens dans les rues, plus de têtes totalement inconnues, de visages à apprivoiser et de peines à panser. Darwin fait ce qu’il peut pour s’y habituer. Ça ne l’empêche pas, avec Betty, de garder les habitudes des années écoulées. Même s’il y en a quelques unes dont il se serait volontier passé. « Dépêche toi, tu avais promis qu’on irait aujourd’hui ! » Il lève les yeux vers le miroir et trouve le regard de sa dame. *On doit vraiment ? J’aurais aimé rempoté les plantes grasses et si je remet ça à la semaine prochaine...* Il s’interrompt devant la mine de chien battu que lui sert sa daemonne. « Ils peuvent pas attendre, tes pots ? Parce que la semaine dernière, c’était le bassinage des cactus. Enfin, si c’est urgent, je suppose que je peux encore patienter. » Il lève les yeux au ciel : savoir qu’elle tente de le culpabiliser ne rend pas sa technique moins efficace, surtout quand elle lui sert la pure vérité. Il crache le dentifrice dans le lavabo et se rince la bouche. « Bien, bien, on va aller faire du shopping. » Il n’aime pas capituler. Cependant, quand il est question de Betty, il n’a jamais vraiment eu d’autre choix, n’est-ce pas ? La joie qui court le long de leur lien, simple et pure, arrache un sourire au vaincu.

Quand ils sortent de chez eux, Betty prend les devant et Darwin la suit, longues enjambées tranquilles. Cela fait plus de vingt ans qu’ils habitent l’appartement au dessus de la boutique, dans le charmant quartier commerçant de la ville. La route est familière, la destination claire. Darwin ne peut enlever à Betty sa coquetterie. Ils approchent vite de leur objectif et, déjà, la daemonne se demande quelles perles elle réussira à dénicher ce jour-ci. La plupart du temps, elle est très bien dans sa fourrure de gris aux quelques reflets roux, mais certains jours, Madame se plait à adopter une veste, un pull ou un petit foulard. Et ces pièces, elle les déniche elle-même dans le rayon des 6 mois. « Tu cherches quelque chose en particulier ? » C’est un des petits miracles de la vie qu’une question aussi simple suffise à créer un élan d’affection chez Betty.

Il n’aime pas la boutique, elle le sait. Ca lui rappelle leurs rêves d’adoption, à lui et Michael. Pourtant,  il continue d’y entrer avec elle et de l’aider à fouiner les bonnes affaires. Il est prêt à tout pour elle, comme toujours, mais encore plus ces dernières années. Ça l’inquiète parfois : elle ne sait pas ce qu’elle pourrait demander qui lui ferait finalement refuser. Elle préfère ne pas y penser. « Des vestes. Il m’en faut une nouvelle en jean et après ça dépendra de ce qu’ils ont. » Ce n’est pas toujours aisé de dénicher quelque chose qui soit à sa taille tout en restant simple et pas trop enfantin. Ils visitent donc souvent la boutique, toujours présents à l’arrivée des nouveautés.

Quand ils tournent l’angle de la rue, ils constatent qu’il y a un jeune homme arrêté devant le magasin. Silhouette familière. « ...pas ma faute si j’y connais pas grand-chose. Mais c’est une promesse, on va se dépatouiller, respirer un grand coup, et y arriver. » Il lui faut un petit instant avant de retrouver le nom. Finalement, c’est le bébé qu’il reconnaît en premier : les nourrissons sont un peu plus rares que les adultes dans la boutique de Darwin. Il sourit. « Bonjour monsieur... Singer, c’est bien ça ? », il marque une pause, prêt à se faire corriger si besoin est. « Vous aussi, vous êtes là pour un peu de shopping ? » Son ton est amusé, mais c’est plus fort que lui, cet attendrissement devant le drôle de duo que forment l’homme et l’enfant. « Si ça peut vous rassurer, je suis certain que les rayonnages n’auront pas raison de nous. »



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Dim 9 Sep - 22:30
Le bambin lui fait un de ces sourires dont il a le secret, comme s’il comprenait les échanges silencieux de ce duo si uni. Le jeune père s’efface cette impression de la tête et regarde encore une fois le petit être au creux de ses bras, si petit, si fragile, il laisse l’enfant lui attraper les doigts maladroitement en le contemplant. Une voix le surprend et il se tourne, alors que la chienne à ses pieds sursaute, commence à s’hérisser avant d’identifier leur interlocuteur et de se rasseoir l’air intriguée, tête légèrement penchée sur la droite.

M. Payne, de la boutique de fleur où il s’était rendu quelques jours plus tôt. Noah semblait apprécier le personnage, s’était calmé presque aussitôt dans les bras de cet homme au milieu de ses fleurs. Il offre un sourire poli à l’arrivant. -C’est ça, mais vous pouvez m’appeler Ellias, M. Singer c’est un peu trop strict à mon goût. Et vous êtes M. Payne, si je ne m’abuse. Le fleuriste continue aussitôt et l’anglais écoute sa seconde question. Un peu de shopping, ce n’est pas exactement ça, il lui faut un nombre assez inquiétant de fournitures supplémentaires, il n’aime pas les surprises, mieux vaut trop que pas assez. -Je n’avais pas vraiment préparé son arrivée… alors il me faut pas mal de matériel pour ce petit bout. Il désigne d’un mouvement du menton l’enfant qu’il repose dans sa poussette. Petit singe qui attrape bien vite le chaton à ses côtés, la petite bête grise se métamorphose en un petit lion et se rendort aussitôt, ignorant le nourrisson accroché à son pelage court. Calla jette un coup d’oeil curieux dans le petit véhicule et s’attendrit devant les deux petits.

Le rottweiler s’attarde ensuite sur le raton-laveur qu’elle n’avait pas particulièrement regardé la fois dernière. *Ellias, c’est un raton-laveur, j’adore ces bêtes là…!* Le moignon qui sert de queue à Calla s’agite alors qu’elle se couche afin d’être à hauteur de l’autre daemonne pour la regarder en silence, fascinée. De tous, si elle doit avoir un animal favori, c’est sûrement celui-là. Ses grand yeux marrons rivés sur le petit animal qui accompagne M. Payne, elle se garde bien de prononcer quelque mot que ce soit, contemple en silence, se réjouit de voir ce raton.

*Moi qui pensait que tu n’étais qu’un rottweiler grincheux...* Elle lève les yeux au ciel et montre brièvement ses crocs en direction de sa moitié, avertissement silencieux bien capté.

-Je n’en suis pas aussi sûr mais je veux bien retenter le coup. Et vous, vous avez un enfant ? Pour le coup, il ne sait pas dans quel plat il met les pieds, mais il y va d’un coup. Surtout qu’il ne voit pas du tout le rapprochement entre cet animal qui plaît tant à sa liée et des vêtements, Calla ne portant d’intérêt qu’aux colliers pour chien, l’humanisation excessive de certains daemons ne lui est pas familière, sa moitié s’étant toujours comportée comme le bon chien de famille. Elle pense tel un humain, mais agit et montre ses émotions de manière canine. Comme cette excitation enfantine devant un raton-laveur, exprimée par son moignon de queue s’agitant. Il sourit en regardant ce molosse qu’il aime tant. Mais la récréation se termine et il pousse la porte. -Je propose d’y retourner avant que mon courage ne reparte en sens inverse.

Il entre, a une nouvelle fois droit au sourire aimable de la caissière, peut-être gérante ? Il se dirige vers les vêtements enfants encore une fois, s’arrête devant et examine les tailles, comme si une révélation allait le frapper soudainement.

-Le peu de vêtement qu’il possède est en deux mois, mais cela commence à être serré, et le trois ou quatre mois sera sûrement trop grand… Un dilemme de plus. *Un enfant ça grandit, il devrait le remplir à un moment.* Il examine les vêtements, puis il ne faut pas non plus qu’il soit habillé n’importe comment, pas que ce petit être ait l’air de s’en soucier, mais Ellias, lui qui n’a pas une fibre dédiée à la mode, s’en soucie. Et leur gamme de choix en taille trois mois semble assez peu fournie, alors il regarde son compagnon d’infortune, rencontre fortuite. -Puis j’ai peur de trop acheter pour une taille, à la vitesse à laquelle grandit un enfant… Il soupire, se sent à nouveau perdu, peut-être devrait-il voir un peu plus grand ? Acheter pour du plus long terme l’empêcherait de se retrouver dans une situation inconfortable en cas de poussée de croissance. Il attrape doucement une main miniature qui se tend vers lui. -Arrête de me distraire Noah, c’est assez compliqué tu sais…?

Il regarde son compagnon de shopping, remarque seulement que Calla n’est pas à ses côtés, mais assise quelques pas derrière la compagne de vie de Darwin, langue pendante, l’air satisfait. Il s’introduit dans ses pensées et étouffe un rire. Elle voudrait sentir le petit animal, son instinct lui souffle de le faire, mais cela risquerait d’être mal vu alors elle reste bien sagement en retrait. Le parfait chien de famille, exemple en direct.


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Mar 11 Sep - 12:22

« C’est ça, mais vous pouvez m’appeler Ellias, M. Singer c’est un peu trop strict à mon goût. Et vous êtes M. Payne, si je ne m’abuse. » Darwin hoche la tête avec un sourire. Il ne s’est pas trompé. La mémoire des prénoms, il l’a travaillée dès qu’il a ouvert sa boutique, soucieux de savoir qui passait lui acheter ses bouquets. « Tout à fait. Mais dans ce cas là, appelez moi Darwin, je vous en prie. » Il n’a pas de mal à utiliser le prénom de ses clients plutôt que leurs noms de famille, du moment qu’ils font de même. Ce détail réglé, il enchaîne par une question sur la présence du jeune homme devant le commerce qui les intéressent, lui et Betty. Betty qui est impatiente, Betty qui pourtant attend sagement. Darwin écoute distraitement la réponse pleine de sens qui lui est donné, tout en se penchant un peu au dessus de la poussette pour sourire au nouveau né. « Bonjour, Noah. Tu veux deviner qui est-ce qui avoir tout plein de cadeaux aujourd’hui ? Hmhmm, c’est toi, parfaitement. » Il sourit un peu plus alors que le petit daemon s’endort paisiblement, puis se redresse.

Betty, elle observe son daemonien sans mot dire, l’expression indéchiffrable. Elle sait à quel point il aurait voulu un enfant, un petit garçon ou une petite fille à choyer et éduquer. Ça ne s’est simplement pas fait. Darwin a depuis longtemps compris que ce n’était pas dans les cartes pour lui, mais ça n’empêche que le sujet est source de regret, le soir, quand il se laisse aller à y songer. Elle surveille donc, présence attentive, et ne relâche sa garde que quand elle ne discerne aucune pointe de tristesse en eux et aucune trace de tension dans les épaules du fleuriste. Peut-être que ce soir il se fera du mal avec des “et si”, mais pas là, pas maintenant. Il est juste attendri.

Elle se détend, Betty, et remarque enfin la deamonne de l’autre homme, une impressionnante rottweiler qui semble fixer le moindre de ses mouvements. Elle hésite un peu avant d’agiter sa main en un signe poli, façon muette de saluer l’autre animal. L’éclat de ses crocs soudainement dévoilés la surprend. Heureusement, le geste n’est pas dirigé vers elle : Betty est une dame et aurait mal réagi devant tant de familiarité envers sa petite personne. Tout ça est vite oublié quand les deux hommes se décident à ouvrir la porte de la boutique et elle se faufile à l’intérieur, rapide comme une bourrasque, saluant la vendeuse avant de commencer à fouiner.

Darwin échappe un petit rire devant le manège de sa compagne. « Non, je n’ai pas d’enfant. Mais des fois, je me demande si Betty ne s’efforce pas de remplir le rôle », il lève les yeux au ciel pour faire bonne mesure. « On est là pour lui trouver des vestes, apparemment. » Il est un peu dépassé pour tout ça, ne comprend pas bien pourquoi il est si important que la dame ait sa garde-robe quand beaucoup de daemons ne s’embarrassent de rien, mais il n’oserait jamais questionner quelque chose qui la rend aussi joyeuse. A la place, il accompagne Ellias et fronce les sourcils quand ce dernier lui expose toutes les difficultés qu’il y a à choisir des vêtements pour un enfant. « Il vaut mieux prendre un peu trop grand que trop petit. Trois ou quatre tenues de chaque taille, pour des temps différents. Ça vous ferait une bonne base, déjà. » Le raton est perché sur un bac à vêtements, en train de fouiller, et ne détache pas ses yeux du tas de tissus tout en parlant. Darwin jette un regard à Ellias et hausse les épaules. « C’est elle l’experte, pas moi. »

L’experte en question change de perchoir et attrape une veste en cuir. *Viens m’aider à essayer ça.* Darwin la rejoint et l’aide à enfiler les manches du blouson, puis la prend dans ses bras pour la porter jusqu’au miroir. Elle tourne un peu, coquette comme à leurs vingt ans, admirant le jaune moutarde du vêtement. *Tu es magnifique, Betty.* Elle échappe un petit grognement amusé et lève le museau vers lui. *Tu dis toujours ça. J’ai besoin d’un vrai avis.* Elle saute à terre pour rejoindre l’autre daemonne. « Je vais vous poser une question, et j’aimerais une réponse honnête », lance-t-elle d’un ton solennel. Le shopping est une histoire sérieuse pour le raton. « Que pensez-vous de ce blouson ? »



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Ven 14 Sep - 21:16
._.:
 

Porte ouverte, un éclair entre ses jambes, Betty a filé et la réponse à la question posée lui paraît soudain évidente. Pas d’enfants, un raton laveur coquet. Ce que lui confirme bien vite Darwin, la remarque du fleuriste le fait cependant sourire, amusé. Il s’attarde un peu, la regarde fouiner dans un bac rempli de linge. Calla a suivi la petite bête, bien évidemment, couchée sur le parquet frais elle attend que sa congénère ait fait son choix, curieuse. Des vestes, elle grimacerait si elle le pouvait, l’idée de porter des vêtements ne l’enchante pas.

Mais les faits sont là, l’experte en vêtements bébé, c’est elle. D’ailleurs elle répond aux interrogations non formulées d’Ellias. Le jeune britannique se met à fouiller sa mémoire, trouve soudain une idée, mais sa réflexion est interrompue par une trouvaille de la daemonne coquette. Une veste, jaune moutarde, que son daemonien, en bon gentleman, va l’aider à enfiler. L’échange silencieux est rapide et très vite voilà le musicien qui s’étonne de la voir se diriger vers sa liée, le molosse relève la tête et la penche légèrement vers la droite avec intérêt. La requête étonne, les yeux du chien viennent chercher ceux de sa moitié. Elle ne veut pas ouvrir la bouche, comme à son habitude, mais il trouve cela terriblement impoli, alors il fait les gros yeux, lui intime de bien vouloir répondre, et le miracle se produit. -Alors pour être honnête je ne suis normalement pas fan du jaune moutarde mais elle vous va plutôt bien, cette veste. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer. Le blond fait un clin d’oeil à sa compagne canine. *Mais Calla, c’est un miracle, t’es pas muette ! Je suis tellement soulagé !* Elle tourne la tête de l’autre côté, faussement vexée. *Oh la ferme...*

Cet évènement exceptionnel passé, il s’en retourne à ses idées et attrape quelques pyjamas, teste la matière. Depuis qu’ils sont arrivés ici, Noah tire désespérément sur ses pyjamas, comme frustré. Son père adoptif met cela sur le compte du tissu de ses pyjamas, sa tante couverte de poils met ce comportement sur la frustration de ne plus dormir avec eux, depuis que ce petit être possède son propre lit.

Il met dans un panier trouvé à l’entrée quelques pyjamas un peu plus grands que nécessaire, mais surtout très doux. Ajoute un nid d’ange en repensant aux températures qui pourraient vite devenir très fraîches. Une fois la question du sommeil de l’enfant réglée, il se laisse aller entre les rayons, repère quelques tenues qui lui plaisent, suffisamment confortables pour le petit. -Viens ici Calla, il me faut ton avis, avant que tu ne dises que je fais n’importe quoi. Il lui montre deux tenues qu’elle approuve après un instant d’hésitation, puis elle s’en va fouiner de son côté, bien décidé à trouver quelque chose qui lui plaise que cet enfant pourrait porter. Elle regarde le panier d’Ellias qui se remplit, attrape un second nid d’ange et l’ajoute. *Elena aussi pourrait avoir froid.* Une vraie mère poule pour le petit fauve qui ouvre justement les yeux, se transforme aussitôt en un petit chimpanzé qui descend avec agilité de la poussette pour aller s’accrocher à sa mère de substitution.

Son humain regarde la scène avec satisfaction, se replonge ensuite dans ses recherches, demande parfois l’avis de son accompagnateur/sauveur. Il ajoute également deux nouveaux biberons avec plusieurs tétines à ses achats. -Quand on sera sorti de là, je vais avoir besoin d’un bon thé. Qu’en dites-vous Darwin ? Invitation qu’il l’espère, l’autre homme va accepter, bien qu’ils soient loin d’avoir fini. Calla revient avec un paquet de couche dans la gueule qu’elle pose par dessus tout le contenu de leur panier. *T’as pas vérifié en partant, mais on va être à court. Le cerveau...* Et la voilà qui se dresse, bien droite, avant de le désigner, moqueuse. *Et les muscles.* Il lève les yeux au ciel et la remercie d’un sourire. Sans elle, il ne s’en sortirait sûrement pas, en réalité.


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Dim 30 Sep - 21:56
HRP:
 

Quand l’autre daemonne lève les yeux vers son daemonien, Betty patiente. Elle tient à ce petit avis de vérification auprès de la rottweiler et est prête à attendre s’il le faut. *Puisque je te dis que ça te va très bien.* Darwin la fixe. Il a les bras croisés et un sourcil haussé dans une attitude tout aussi amusée que légèrement agacée. Si elle l’écoutait, Betty pourrait tout porter et ils sortiraient du magasin avec deux sacs pleins à ras bord. Ils en ont les moyens, elle le sait, leur boutique ne manquant pas de clients réguliers depuis les vingts ans qu’ils sont installés. Le problème n’est pas là. Le problème est que Betty est coquette et apprécie avoir quelques accessoires tendance pour exposer son sens de la mode. Il est donc indispensable que la veste soit de la bonne couleur pour la mettre en valeur. C’est une chose que Darwin ne semble pas vouloir comprendre.

La chienne finit par répondre et le raton penche la tête sur le côté, l’air songeur. « J’hésitais avec la bleu ciel, mais si elle réussit à convaincre un public si difficile, je vais garder la jaune. » Elle incline la tête, oreilles dressées et petits yeux noirs pétillant de malice. « Merci pour votre avis. » Sur cette politesse, elle repart dans les rayonnages à la recherche de la perle rare, le blouson en cuir laissé aux bons soins du fleuriste. Ce dernier se sent vaguement inutile, qualifié ni pour le shopping de la Dame, ni pour l’achat d’affaires pour bébés. Il n’a pas vraiment sa place dans la boutique, homme d’âge mûr, comme le désigneront les plus polis, tiré à quatre épingles dans un costume gris anthracite. Cela a beau faire plus de vingt ans qu’il vit à Òkòlnir et exerce le métier de fleuriste et non celui d’avocat, sa garde-robe reste majoritairement composée de la même façon que s’il pratiquait toujours son ancien métier. Ou que se famille viendrait lui rendre visite à l’improviste.

Il reste donc hors du chemin des véritables clients. Il aide de temps à autre sa daemonne, que ce soit pour porter les affaires qu’elle a sélectionner ou l’aider à enfiler de nouvelles trouvailles. Il se retrouve avec une veste bomber aux motifs d’inspiration japonaise, une écharpe en cachemire et deux foulards aux couleurs vives. La dame se perche de nouveau sur l’épaule de son humain pour essayer ces derniers. Darwin ne peut s’empêcher de sourire, le cœur réchauffé par le bonheur de sa compagne de toujours, alors qu’il noue le tissu autour de son cou, puis le dénoue pour le faire différemment, petit soldat sous les ordres de Betty pour la matinée.

« Quand on sera sorti de là, je vais avoir besoin d’un bon thé. Qu’en dites-vous Darwin ? » Il se tourne vers le jeune homme, sourire encore un peu plus large devant l’invitation, réponse affichée sur un visage poli. Le thé, c’est sacré. La simple évocation de la boisson satisfait quelque chose de fondamentalement anglais en lui. « Ce serait avec plaisir. Rien de tel qu’une bonne tasse de thé pour se remettre de cette petite aventure. » Betty donne une légère tape de sa patte sur le crâne de Darwin pour signifier qu’elle n’apprécie pas la touche d’humour. *Arrête un peu d’agir comme si c’était une forme de torture, tu veux ?* Il a moitié envie de répliquer que ça l’est, réellement, mais même lui n’est pas de si mauvaise foi. Il concède le point par son silence. Il n’est apparemment pas le seul à avoir été béni de la présence d’une daemonne organisée et indépendante comme il le constate quand Calla dépose le paquet de couches dans le panier d’Ellias. « Vous êtes sur que vous allez avoir assez de bras pour porter tout ça ? » Il demande en haussant un sourcil en direction du panier du plus jeune qui se remplit encore et toujours.

Betty, elle, repart, cette fois pour mettre la main sur des petites tiares de princesse qu’elle considère un moment avant de préférer des fausses couronnes de fleurs. Encore un moment, quelques essayages et hésitations supplémentaires et, finalement, Darwin passe en caisse. Betty a un joli foulard aux vives couleurs autour du cou et le fleuriste a le reste de ses achats dans un sac. « Avez-vous eu le temps de découvrir quelques cafés et salons de thé de la ville ? »



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Jeu 1 Nov - 17:10
L’échange est bref, mais il tient déjà presque du miracle, Calla a ouvert la gueule, des mots en sont sortis et il sourit, se moque, mais ressent une petite pointe de fierté devant l’effort. La politesse du raton satisfait quelque chose au fond de lui et il reprend ses emplettes alors que Calla observe la petite daemonne s’éloigner. Le duo que forment Darwin et Betty semble harmonieux, comme lui et Calla peuvent l’être quand ils ne se chamaillent pas tels les grands enfants qu’ils sont restés malgré leurs nouvelles responsabilités. La coquette petite demoiselle profite donc de la présence de son fleuriste et moitié pour lui imposer arrangements, vêtements et il remercie le Ciel de ne pas avoir eu une accro au shopping comme moitié. Si Calla tente de l’entraîner quelque part, ce serait plutôt en balade ou dans un restaurant, ce qui le gêne quand même bien moins qu’une après midi d’essayages divers dans des boutiques.

Son panier se remplit et il ressent le besoin d’un réconfort bien anglais, un thé, qui lui ferait le plus grand bien est donc lancé au détour d’une invitation qui semble éveiller particulièrement l’intérêt de son compère. Qui se fait réprimander gentiment par le raton, arrachant un nouveau sourire à Ellias qui jette un coup d’oeil au molosse paresseusement étendu par terre jusque là, mais qui se lève afin de l’aider dans leurs achats. La pensée de ses réprimandes éveille un rire dans l’esprit de la chienne qui se souvient encore de la dernière morsure qu’elle a pu infliger à son âme-sœur. *Ce n’est pas drôle, tu me fais mal, et tu te fais mal en plus.* Petit éclat au fond des yeux marrons du rottweiler qui arrache un soupir, il la voit venir, la réponse. *Oui, mais ta tête, elle, elle vaut le coup, entre profonde vexation et indignation, un vrai régal.*

Il n’ajoute rien, pour ne pas ajouter à l’amusement de la chienne l’occasion de débattre ce qui lui ferait trop plaisir. Le fil de ses pensées est cassé cependant par la voix du quarantenaire qui fixe son panier. -Ne vous inquiétez pas, j’ai une poussette et une Calla, ce qui est amplement suffisant. Elle ronchonne un peu, la mentionnée aide, sans qu’il lui demande son avis elle se retrouve porteuse et cela ne lui convient pas, mais elle n’a pas le choix, il le sait. Peu de temps après et deux tenues de plus pour le petit dormeur dans la poussette, une peluche pour la petite demoiselle qui l’accompagne, il voit passer Darwin en caisse et juge que pour un premier jet, ses achats seront suffisants. Il suit donc doucement son aîné, attend sagement que son tour vienne. Alors qu’il pose le contenu de son panier sur le comptoir de caisse la question de Darwin le tire de ses calculs mentaux.

-Non, je n’ai pas encore eu l’occasion de découvrir en profondeur la ville, je n’ai repéré que certains commerces indispensables mais n’ai pas encore repéré cafés et restaurants. Même s’il faudrait que je m’y penche. Donc je vous fais confiance pour ça. La caissière finit de scanner ses articles et il s’en sort avec trois gros sacs, l’un finit dans le compartiment de rangement sous le petit Noah, le second accroché à une poignée du véhicule du poupon et le troisième et plus petit finit sa course dans la gueule de la chienne qui soupire. -Vous voyez, pas besoin de bras quand on a une Calla ! Il sert un sourire qui se veut innocent à sa moitié qui le fusille du regard de s’amuser de la situation en plus de la faire porter les courses. Sans perdre un instant, il paie et sort de la boutique, heureux de retrouver l’extérieur et l’air frais. Le petit chimpanzé dans la poussette serre contre lui la peluche qu’il lui rend et il sourit, attendri par la petite daemonne et son doudou.

Il se tourne vers son compagnon, jette un regard dans la rue, essaie de repérer une quelconque pancarte indiquant la présence d’un potentiel lieu où boire un thé. -Je vous suis, mes connaissances de la ville sont trop peu développées comme je vous l’ai dit, et je ne doute pas que vous connaissiez quelques bonnes adresses.


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LITTLE FLOWER
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Ven 9 Nov - 12:38

Darwin ne se fait pas prier pour payer les achats de sa Dame, le bonheur de sa daemonne résonnant clairement dans son esprit. Il y a quelque chose d’agréable à faire plaisir aux autres, mais encore plus quand l’autre en question est la meilleure part de soi. *Alors, ça valait le coup de laisser les plantes grasses de côté ?* Il incline la tête. *A toi de me le dire Betty.* Le raton-laveur observe attentivement le soin que prend la vendeuse à plier ses achats avant de les mettre en sac et elle hoche doucement la tête. De son point de vue, tout ce qui réussit à faire sortir Darwin de la boutique et de l’appartement en vaut le coup. Il rumine trop facilement quand il est laissé seul à vaquer à ses petites habitudes et ça ne plait pas du tout à Betty. Un regard rapide au jeune homme accompagné de sa daemonne rottweiler la satisfait encore plus. Si l’anglais est loin d’être un ermite, il ne prend plus assez d’intérêt pour ceux qui l’entourent, mis à part une politesse courtoise et avenante. Elle sait qu’il ne veut plus se laisser aller à s’attacher aussi facilement qu’avant, mais elle le regrette et prendra toute les occasions de changer ça. Ellias, avec son petit Noah, en est une.

Darwin écoute le jeune anglais répondre à sa question alors qu’il range son portefeuille dans la poche intérieure de sa veste, ticket de caisse soigneusement plié avec ceux de la semaine, attendant la fatidique moment des comptes. « Chaque chose en son temps, oui. Puis on ne voudrait pas que vous tombiez sur les mauvaises adresses quand on peut vous indiquer les endroits les plus sympathiques. » « Pour des gens de notre âge du moins, pas du vôtre. » Il peut toujours compter sur elle pour lui rappeler qu’il est quinquagénaire, au moins une chose qu’il ne risque pas d’oublier. Il lève les yeux au ciel, mais incline la tête. « Effectivement. Autant pour les salons de thé je me sens compétent, autant je suis moins dans mon élément en ce qui concerne les boîtes de nuit. » *On y a pas mis les pieds depuis, quoi, le début des années 90s ?* Dieu que le temps filait. *Est-on réellement obligé de mettre des nombres sur ce genre de chose ?* *Juste un Darwin. 56.* Il réprime un grognement à l’humour de sa daemonne ; il n’apprécie pas particulièrement en être la cible privilégiée.

Au contraire de Betty qui le laisse porter ses achats à elle, la daemonne d’Ellias participe à l’effort, permettant au jeune homme de garder les mains libres et concernées uniquement par la poussette. Le fleuriste s’autorise un sourire amusé devant l’échange muet qui a lien, air angélique d’un côté et regard noir de l’autre. *Je te jure que si tu les emmènes à ton café habituel je cache une chaussette de chacune de tes paires.* Menace qu’il ne ferait pas l’erreur de prendre à la légère parce qu’elle en était capable. Il ne pointera pas non plus que la majorité sont noires et qu’il n’aurait pas trop de difficultés à se passer de la moitié parce qu’il veut avoir ce plan de secours le jour où elle décide de passer à l’action. *Il est trop loin avec un bébé qui dort en poussette*, il rétorque sagement.

Il reprend à voix haute à l’attention d’Ellias et de la rottweiler. « Vous avez de la chance, il y a un café qui fait de bons scones à quelques pas. » Sans plus tarder il se met en route, court chemin de trois ou quatre minutes tout au plus, première à droite et deuxième à gauche. « Ce ne doit pas être évident de découvrir une nouvelle ville quand on s’occuper d’un bébé. Vous devriez penser à vous accorder une soirée de repos pour sortir un peu. » Il se permet de faire la remarque, ayant entendu assez de ses clients se plaindre de l’épuisement vécu après l’arrivé d’un nouveau-né sans jamais comprendre ce qui les empêchait d’engager une baby-sitter une fois dans le mois. Mais soit. Il n’a jamais eu d’enfant et ne peut donc pas en juger en toute connaissance de cause. Arrivé devant un petit café discret, il ouvre grand la porte pour laisser passer l’homme à la poussette. « Après vous. » Cette fois-ci Betty attend sagement, manières de dame enfin retrouvées.



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