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Never thought you'd be the one to help ▬ Malcolm

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Nothing will be the same...

Lun 5 Nov - 19:25

*Ce n’est pas personnel, tu le sais.* Elle a raison, comme toujours, intelligente pour eux deux quand il se perd dans cette sensibilité à fleur de peau dont il ne réussit jamais vraiment à se débarrasser. N’empêche que quand le Campbell le fixe de ses yeux calmes et froids alors qu’il est partagé entre la panique et le soulagement de rencontrer enfin quelqu’un comme lui, ça semble être diablement personnel. *Tu ne peux pas plaire à tout le monde, Dada.* *Je peux essayer.* Parce que derrière son armure de désinvolture, il veut plaire, Darwin. C’est un jeu, parce que c’est aisé, la plupart du temps : armé de son sourire et de son humour, il a le contact facile. C’est aussi source de sécurité. Il n’a pas sa place au manoir familial, ne l’a jamais vraiment eu, alors il va la chercher autre part. La présence d’autres tout autour de lui lui évite de se perdre dans ce genre de sombres pensées, mais Malcolm ne l’a jamais apprécié. Il s’est laissé vulnérable, Darwin, quand il a compris qu’ils étaient semblables et le couperet est tombé immédiatement ; ça ne fait pas d’eux des amis. Message bien reçu. *On n’a pas besoin de s’en faire un ami. Juste d’avoir des réponses.* Il ne peut qu’acquiescer. Il la sent trembler contre lui, courageuse face à la peur d’être exposée ainsi à un autre que son humain et il s’inspire de sa bravoure pour maintenir la façade composée de Darwin Payne quand tout ce qu’il veut c’est de poser mille questions et s’extasier du fait qu’ils ne sont pas seuls. « J'ignore combien nous sommes exactement. Mais je sais que, sans être aussi nombreux que des êtres humains lambda, on est quand même un certain nombre. » Peut-être, un jour, en rencontreront-ils d’autres. Peut-être qu’ils en connaissent déjà d’autres. L’idée est grisante, mais Malcolm ne lui laisse pas le temps de la savourer, énervement soudain qui déclenche un malaise profond chez Betty et son daemonnien.

Ils écoutent les mises en garde. Ils savent déjà à un niveau instinctif que personne ne doit jamais mettre la main sur Betty. Que ce soit par peur innée de ces conséquences que mentionne Titania ou juste par une frayeur inculquée par ses parents que quelqu’un apprenne un jour à quel point il est contre-nature, Darwin ne peut le dire. *C’est un problème pour un autre jour.* *Ou jamais.* C’est plus facile d’ignorer que leur existence dégoûte leurs parents. *Mon existence, Darwin. Pas la tienne, jamais la tienne. Tu les rends fiers.* Sa main se crispe un peu dans la fourrure de Betty. Depuis quand pensent-ils à ce genre de sujets ? Ils sont bons, d’ordinaire, dans l’art d’éviter cet écueil particulier. La fatigue des derniers jours ne leur réussit pas, il faut croire, parce que cela fait des années qu’ils n’en ont pas discuté. *Toi et moi, c’est la même chose, Betty.* Ils réussiront les études de droit avec brio, décrocheront un poste dans la firme familiale et leurs parents seront contents. Ils auront enfin leur place. C’est le plan, un point c’est tout.

Cependant, la forme de raton-laveur est un obstacle imprévu à leur réussite. En Amérique du Nord, encore, pourquoi pas ? Mais ici, à Cambridge ? « Je pense que tu pourrais soit te cacher dans un sac, ou alors, Darwin, tu fais croire que t'as obtenu la garde d'un animal peu commun. Tu trouveras une explication, j'en suis sûr. » Il laisse échapper un rire incrédule. Ils savent tous à quel point il est difficile d’obtenir la garde d’un animal exotique, comment est-il supposé réussir ça ? « Une explication convenable pour me faire accompagner d’un raton-laveur jusque dans les salles de cours ? A quel point, exactement, penses-tu que je puisse baratiner le personnel ? » Malgré lui, pourtant, l’idée prend racine. Monsieur Mallowe l’apprécie et, s’il apporte un peu de ce thé que Monsieur Kensley aime tant avec quelques questions sur l’élevage de chiens de chasse… Le début d’un plan se dessine : gagner du support chez les professeurs et au secrétariat, trouver une histoire comique mais assez touchante pour attirer la sympathie, et ensuite seulement présenter le cas au doyen, au détour d’un couloir, quand les employés auront suffisamment jasé. « Ce n'est pas quelque chose qui peut changer. C'est comme si tu décidais que tu ne veux pas prendre une année de plus chaque année. » Bordel. Va-t-il réellement le faire ? Rien n’est moins sûr et, pour l’instant, il n’arrive pas à se décider. Pourtant, comme Malcolm le dit, les choses ne redeviendront jamais ce qu’elles étaient. Ils vont devoir s’adapter.

Il est encore en train de lister ceux qu’il sait pouvoir émouvoir et rallier à sa cause avec un peu de travail quand la voix de Malcolm coupe ses pensées. « Le daemonien découvre son don, après la stabilisation du daemon. » Il ouvre la bouche, mais le regard de l’autre jeune homme le dissuade de dire ce à quoi il songe. Il change donc de réaction. « D’accord oui. Pourquoi pas, après tout ? » La fatigue a ça de bon qu’elle le force à accepter les choses avec beaucoup plus d’aisance qu’un esprit vif et éveillé. Darwin préfère se laisser porter par les événements plutôt que de chercher à leur donner forme. « Au niveau urgence, l’apparition de ce “don”, je dois m’en préoccuper avant ou après la question de Betty à l’université ? » Parce que si, sur le planning, il lui reste quelques mois de battement, Darwin est preneur. D’un autre côté, il y a une question qui commence vraiment à le démanger. Au stade où ils en sont, il n’est plus à une interrogation près. « Et comment est-ce que tu sais tout ça ? » Il a fait des recherches. Ou plutôt, il a essayé de faire des recherches, mais il n’a jamais trouvé la moindre mention de quelque chose s’approchant de près ou de loin à leur condition, à lui et Betty. Alors comment cela se fait-il que Malcolm Campbell soit totalement dans son élément ? Comment sait-il ce qu'est la stabilisation du daemon sans même être passé par là lui-même ? Ça l'aurait aidé, Darwin, d'apprendre tout ça bien plus tôt. Ils n'auraient pas paniqué à ce point, ne se seraient pas enfermés des jours durant dans l'appartement.



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Lun 5 Nov - 23:40

C'est ironique quelque part, de s'efforcer de créer et suivre à la lettre tout un emploi du temps quand on est pris au dépourvu par une situation aussi inattendue que celle-ci. Il fait pourtant de son mieux Malcolm, pour enfouir la nervosité qui l'habite alors qu'il explique à Darwin et Betty ce qu'ils sont. Alors oui, c'est maladroit, parce que Malcolm fait difficilement les choses autrement. *T'as aucune fierté à tirer de ça.* l'interrompt la douce voix. *C'est juste un fait.* Il hausse les épaules mentalement et sa voix, épuisée attendrit sa daemone sur le moment. *C'est justement ça qui est triste.* marmonne-t-elle, que peut-il bien répondre à ça, de toute façon ? Cette discussion, ils l'ont eu à maintes reprises déjà et l'auront certainement encore plus dans le futur, c'est comme un vinyle qui continue de tourner alors que toutes les pistes sont passées. Il a un sursaut de réalisation : a-t-il éteint sa platine ? Qu'en est-il de l'eau chaude qu'il a mis à bouillir sur le gaz ? Et si à cause de lui l'immeuble prend feu, alors qu'il est là, au chaud ? Tous leurs biens ! Pis encore, ses cours ! Tous ses cours ! Et ses récits et ses livres ! Un claquement de bec le sort du tumulte de ses pensées. *Arrêtes d'être aussi dramatique, Campbell, tout est éteint. Même ton cerveau de toute évidence. Une chance que le mien fonctionne pour deux.* Une chance, en effet. Il passe la main sur son plumage. Les possibilités de perdre toutes leurs possessions dans un incendie, sont moindres, de toute façon, n'est-ce-pas ?

Peut-être la question est-elle rhétorique, mais il y répond quand même. Les subtilités du langage commencent certainement à lui échapper. « Une explication convenable pour me faire accompagner d’un raton-laveur jusque dans les salles de cours ? À quel point, exactement, penses-tu que je puisse baratiner le personnel ? » Deux paires d'yeux, l'une noisette et l'autre ambrée, fixent Darwin, peu impressionnées, pour ne pas dire blasées. Il peut pratiquement voir les rouages du cerveau de l'autre étudiant en train de réfléchir à un plan, même s'il se garde bien de répondre, ils sont deux à clairement montrer ce qu'ils pensent de cette remarque stupide. Il lâche néanmoins un souffle du nez, amusé, parce qu'il n'arrive pas à croire que Payne soit allée jusqu'à poser cette question. N'a-t-il pas conscience que la majorité de leur promotion ainsi que les professeurs lui mangent dans la main ? « Fais preuve d'imagination. » choisit-il par répondre doucement. Puis il a l'air soudainement hésitant, parce qu'une idée lui passe à l'esprit et il n'a pas le temps d'y réfléchir qu'il ouvre la bouche « Le temps de trouver une solution, je peux continuer de prendre les cours, si tu veux. » Et si sa respiration se bloque dans sa gorge alors qu'il termine sa phrase, ce n'est pas le cas de Titania. *Mais quelle brillante idée ! Pourquoi pas non plus lui donner tes essais, pour qu'ils puissent les rendre à temps, pendant qu'on y est ? Pourquoi pas lui donner un double de notre appartement ?* Il est juste épuisé, d'accord ? Oui, c'est ça, il est juste épuisé. Ça n'a rien à voir avec ce souhait inconscient d'être apprécié de ses congénères. Nope. Est-ce qu'un oiseau vient de s'envoler du toit du bâtiment d'en face ?

Il a conscience que la prochaine partie de la conversation paraîtra surréaliste, mais toute cette histoire l'est suffisamment pour que ça passe crème, pas vrai ? « D’accord oui. Pourquoi pas, après tout ? » Il retint une grimace, parce qu'il est certain que Darwin est loin d'avoir accepté ses paroles comme étant réelles. Compte tenu de son ignorance sur tout ce qui touche aux Daemoniens, Malcolm ne peut pas lui en vouloir, même s'il n'aime pas particulièrement avoir sa parole remise en question. « Au niveau urgence, l’apparition de ce “don”, je dois m’en préoccuper avant ou après la question de Betty à l’université ? » Il s'apprête à ouvrir la bouche pour répondre, mais l'anglais l'interrompt « Et comment est-ce que tu sais tout ça ? » Il se tend soudainement Malcolm, parce que ça lui donne l'impression d'être une accusation plutôt qu'une simple question. Le sujet est tellement précieux qu'il n'a pas l'habitude d'en parler en dehors du cercle familial. Expliquer le principe de la stabilisation est une chose, mentionner sa famille en est une autre. Il se mord les lèvres, parce qu'il a envie d'aider, mais ne souhaite pas attirer des problèmes à sa famille. Mais, si Darwin est un daemonien lui aussi, donc peut-être qu'il se fait du sang d'encre pour un rien ?

« C'est assez fréquent, dans ma famille. » Son visage se détend quand il pense à son père et sa daemonne qui lui ont lu des histoires plus jeunes. Puis il revoit le daemon de sa mère courir avec lui et Titania dans le jardin. Les Highlands lui paraissent soudainement si lointaines. Il fronce les sourcils et chasse ses images de son esprit. Titania partage la même mélancolie de son humain, les pâturages leur manquent. « Donc j'ai toujours su à quoi m'attendre. » C'est regrettable que ce ne soit pas le cas pour tout le monde, mais ça ne sert à rien qu'il ait envie de s'excuser. *Tu es irrécupérable.* Rien de nouveau là-dedans non plus. « Quant au don, ça dépend de tellement de facteurs... » ses épaules s'affaissent alors qu'il se frotte les yeux et retient de justesse un bâillement. « Ça peut être dans quelques mois, ou quelques années comme ça peut être la semaine prochaine. » Ou demain, mais valait mieux taire cette partie. « Ça peut être comme la stabilisation du ou de la daemon-e, c'est au tour de l'humain de passer cette étape. Mais son apparition peut être due à un événement choquant durant l'enfance, ou un bouleversement hormonal. » Il hausse les épaules et termine sa tasse de thé.

« En général, c'est vers la fin de l'adolescence, mais ce n'est pas toujours le cas. » Le fait de ne pas être plus précis l'ennuie, mais le fait est que le don reste mystérieux. « Et ça peut vraiment être tout ce qui est possible et inimaginable. C'est comme s'il n'y avait pas de limites » Il fronce les sourcils et se corrige « Si. Il y en a, dans l'utilisation du don en lui-même, ça peut complètement te vider de ton énergie par exemple. Mais en soi le don, ça peut être tellement de chose ! » Est-ce qu'il a l'air d'un enfant qui s'émerveille devant un sujet qui le fascine depuis toujours ? Probablement. Son regard se pose sur Betty et ça lui revient. « Par contre, c'est quelque chose que Betty et toi ne partagerez pas. » Tout comme Titania ne pourra pas utiliser le sien si jamais ce dernier finit un jour par se manifester. Sa Seigneurie n'apprécie pas ce rappel. « Enfin, là encore, je tiens tout ça que de ma famille donc ... » Donc peut-être qu'il n'a pas entièrement raison. Qu'en sait-il après tout ? Il n'a connaissance d'aucun registres. *Déjà, plus que Payne.* Il lui arque un sourcil en sa direction. *Ce n'était pas difficile, pour le coup.* Bien du challenge habituel.



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Ven 9 Nov - 21:56

Les cours sont bas sur la liste de préoccupations de Darwin. La proposition de son camarade lui passe d’ailleurs au-dessus de la tête alors qu’il réfléchit à comment faire accepter la présence de Betty à l’université. Il a besoin de savoir qu’elle sera en sécurité. La fatigue l’empêche de réfléchir à quelque chose d’autre pour le moment et les visages des professeurs à qui il peut demander de l’aide s’enchaînent, une histoire se crée, celle d’un raton-laveur frigorifié. En sang ? *Attaquée par un chien. Ce sont les aboiements qui t’ont fait sortir de chez toi pour voir ce qu’il se passait.* Tout à fait, parce que, dans cette fiction, il avait déjà eu des problèmes avec des chiens errants fouillant dans les poubelles et il n’avait pas vraiment le cœur de ramasser tous les déchets étalés comme la dernière fois. Bien, il faut toujours des anecdotes pour ancrer le récit dans la réalité, encore plus avec la touche d’humour et de sympathie que celle-ci peut apporter. *Il faudra qu’on te mette un bandage dans ce cas là.* *Je peux supporter ça.* Grosse concession de sa part, Darwin en est conscient. Une pointe d’inquiétude qui passe du jeune homme à sa daemonne. *Tout le monde te verra.* C’est terrifiant, comme idée, de laisser le monde entier s’apercevoir de la présence de Betty quand ils ont passé leur vie à la garder cachée. *On les a trop longtemps privé de ma présence.* Il sait que la bravade n’est que pure façade, mais il l’accepte avec un petit sourire, heureux qu’elle ait le cœur d’alléger la situation.

Ce qui les ramène au présent, c’est cette question de don. What in the bloody hell?  *Il se fiche de nous, Darwin. Arrête d’acquiescer à tout comme si ça n’importait pas ! Tu m’insupportes quand tu es comme ça.* *Emotionnellement et intellectuellement épuisé tu veux dire ? Puis c’est toi qui veux qu’on profite de sa présence pour poser des questions. A quoi ça sert si tu ne veux pas croire ce qu’il dit ?* *Oh, excuse moi de faire preuve d’esprit critique, j’ai compris, je me tais.*  Il lève les yeux au ciel, pas vraiment dans l’humeur pour surveiller ses réactions aux dires de Betty, mais essaie de recentrer la discussion sur le problème qu’ils traversent en ce moment même. Le reste… Et bien le reste, ça attendra. Là, maintenant, ce qu’il voudrait savoir, c’est comment diable Malcolm en sait autant ? Où a-t-il trouvé toutes ces informations et comment Darwin peut se les procurer lui aussi, les potasser sagement, comme un cours qui lui permettrait d’enfin comprendre ce qui est différent chez lui de chez les autres ?

« C'est assez fréquent, dans ma famille. Donc j'ai toujours su à quoi m'attendre. » La pointe de jalousie est aussi stupide qu’elle est douloureuse. Non content de savoir ce qu’il est, c’est qu’ils sont, Malcolm a grandi entouré de personnes semblables qui acceptaient Titania aussi facilement que lui. Il n’a pas eu à sa cacher jusque dans sa propre maison. Darwin, pourtant, il n’a pas le cœur à lui en vouloir vraiment, parce qu’il ne souhaite pas à de vivre de la même façon que lui. La plupart du temps, la situation ne le dérange pas, trop habituelle pour vraiment blesser, mais, lors de moment comme celui-ci, il se rend compte d’à quel point c’est nocif. Puis il se rappelle que rien ne changera vraiment ça et que c’est  lui de s’adapter, alors il le fait, bon petit héritier de son père. « Quant au don, ça dépend de tellement de facteurs... » Darwin tient sa langue, Darwin écoute et Darwin remarque enfin des choses évidentes qu’il a loupé depuis le début de la conversation. Premièrement : Campbell est épuisé, lui aussi. Deuxièmement : c’est la première fois que le jeune homme parle autant en sa présence. Et, la façon dont il le fait, concentré, une notion à la fois, donne l’impression d’un véritable effort de ne rien omettre. *Un mensonge solide repose dans les détails, Darwin. Et le capital sympathie avec la mention de la famille, c’est parfait.* *Je ne crois pas*, il fait doucement remarque à sa Betty, hésitant, *je pense qu’il est sincère. Je vois mal quelqu’un comme Malcolm sacrifier son précieux temps pour une mauvais blague. Même s’il avait su pour toi.*

Quand il annonce que Betty ne partagera pas le fameux futur pouvoir de Darwin -et sérieusement, ils sont en plein roman là, n’est-ce pas ? Darwin aurait surement dû bouquiner plus de fantasy et de science-fiction pour se préparer à cette discussion-, le raton laveur s’agite sur les genoux de son humain. Ce dernier hausse un sourcil, mais ne trahit rien d’autre. Il aura le temps de revenir sur le sujet. Pour l’instant, il se contente de prendre l’information : l’indignation viendra plus tard. « Enfin, là encore, je tiens tout ça que de ma famille donc... » Il regarde un instant Malcolm, rien que pour prendre le temps de mesurer tout l’impact de ce qu’il vient de comprendre, révélation récente qui change toute cette discussion et emporte le poids désagréable qu’il avait sur la poitrine. Un petit rire secoue l’anglais, pas moqueur, juste heureux et soulagé et il passe une main dans ses cheveux, brisant la posture de désinvolture étudiée pour redevenir un gamin de dix-huit ans. Il lui faut un instant avant de se calmer et le sourire ne s’estompe pas de ses traits. « Tu te soucies vraiment de nous, hein ? Tout ça », il désigne la table, les papiers et leurs deux personnes dans un geste de main, « ce n’est pas juste pour “gagner à la loyale” ou une autre connerie. » De nouveau un petit rire qu’il contrôle bien plus vite que l’autre. « Bordel, parle de messages contradictoires entre toutes tes bonnes intentions et la façon dont tu les présentes. Je veux dire, tu es venu m’apporter les notes de tous ces cours, manuscrites en plus, tu prends le temps de tout m’expliquer et tout ça est gâché par ton regard noir et ton air détaché pendant que je panique. Ce qui n’est pas une réaction qui aide à inspirer la confiance, je me permet de te faire remarquer. » Il parle un peu trop, Darwin, mais c’est tellement énorme qu’il a besoin de s’assurer de cette réalité à voix haute. Il est conscient qu’il se laisse une fois de plus vulnérable, mais il est prêt à tenter le diable, parce qu’il a juste envie de s’entendre avec tout le monde. Par bien des aspects, il est encore un enfant aux idées naïves. *Et il a proposé de prendre plus de notes de cours*, reconnaît le raton, maintenant qu’elle peut suivre le raisonnement de son humain. Ça, ça le fait cligner des yeux et pencher la tête sur le côté ; il n’avait vraiment pas réalisé. « Tu as proposé de prendre plus de notes, vraiment ? » Confusion momentanée. « Désolé, je n’ai pas remarqué, je devais être en train de me creuser la tête pour comment organiser le retour à l’université. Je suis tellement crevé que j’ai du mal à me concentrer sur deux choses à la fois. »



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