Tu le sais, je le sais, qu'on peut mourir d'aimer. [Pv Adam]

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Mar 2 Oct - 13:15
Eh oh !
Je suis l’écho, doublant mot pour mot vos mélis-mélos, de vous à moi, rien de très beau. Entre mégalo et caliméro, je recueille tous les bobos de vos ego et croyez-le, ça donne un sacré concerto.

Ohé !
Mais regardez le sort que l’on m’a jeté ! Condamnée à répéter. Tandis que vous pouvez crier ce que vous voulez, je dois me contenter de figurer. Et je ne peux m’arrêter tant que vous ne l’avez pas décidé. Vous m’épuisez.

Je suis le roi du monde !
Immonde mensonge qui dans votre esprit vagabonde dès lors qu’un sourire vous vient d’une belle blonde. Elle vous dévergonde de ses formes rondes, poitrine profonde et hanches fécondes et déjà vous l’appelez Joconde. Gare à cette onde qui ne dure qu’une seconde.

Je t’aime !
Quel curieux problème que l’amour qui vous malmène. La belle humaine qui vous rend blême rien qu’à l’idée qu’il n’en soit pas de même. Et ces poèmes et autres litanies bohèmes que l’on sème, énième stratagème pour déposer sur son crâne de notre amour le diadème.

Pourquoi ? !
L’effroi du maladroit qui ne sait faire son choix. Il n’existe pourtant pas, ce désarroi. Ce n’est que votre foi qui aboie face à vos émois. Si vous restez pantois d’emprunter l’une ou l’autre des voies, c’est que d’aucune vous ne pouvez en être le roi. À vous d’être droit dans ce tournoi qui vous octroie la possibilité d’être l’exploit ou la proie.

J’ai peur !
Douce odeur que j’installe en vos cœurs. Puisque j’en suis les chœurs. Ah là, vous devenez bon entendeurs, quand il s’agit de terreurs. Cela demande dur labeur que d’être usurpateur, mais je me lance volontiers des fleurs quant à la douleur dont je suis l’auteur. Docteur des pleurs, je vous laisse receveur d’une idée mineure : vous êtes une erreur. Vous la rendez majeure en quelques heures, effaçant le restant de lueur qui aurait pu vous être libérateur. Quelle couleur abrite donc votre cœur, pour ne croire qu’en l’horreur ?

Je suis vivant !
Haha, pour l’instant ! Ce brin d’engouement qui te fait hurler au vent, je voudrais, moi aussi, en connaître le ressentiment. Je rêve de répondre à d’autres chants que ceux des oiseaux au soleil levant. Sentir, par exemple, sous mes pieds la douceur du sable blanc et le chuchotement fougueux de l’océan. Ou tomber amoureux de la Belle au Bois Dormant, n’avoir que ma volonté en guise de cheval blanc et mon charme hésitant pour épée d’argent, afin de gagner mon « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Les désenchantements aussi je les prends, si l’on me permet d’être doué de sentiments, je sais qu’après la pluie, vient le beau temps. Je veux cet échange infime et évident qu’un regard peut produire entre deux amants. Tout comme l’appui confiant qu’offre un ami en souriant. Ces petits riens qui sont grands, ces silences qui génèrent les volcans. Je veux avoir dix ans quand la simplicité déclenche mon émerveillement, mais quarante ans quand on me demande d’accepter ce monde effrayant. Retrouver mes vingt ans quand mon corps se déhanche sur les rythmes d’antan, mais pas moins de quatre-vingts ans quand la mort vient toquer à mon appartement. Me balader dans les âges mentalement, sans jamais quitter le présent.
Je veux être de chair et de sang pour découvrir les plaisirs ardents. Et que mes échos, dorénavant, soient ton nom quand j’atteins les firmaments.

Écho !
Je ne suis que l’écho. Je travaille sur les mots. Autant dire que c’est un fiasco. Alors, si vous pouviez m’en amener de nouveaux, histoire de changer des notes des oiseaux… Soyez originaux ! Dévoilez vos maux, ne retenez plus vos sanglots, à moi les fléaux !

J’en ferai mon tombeau.



Le délire est sans fin. Et des couleurs nauséabondes tournoient entre ses paupières closes. Eros s'imaginait pourtant être en paix une fois mort. Visiblement pas. Les hurlements des cœurs de Merkeley lui martèlent le crâne. Tout avait dégénéré si vite. Et soudainement c'était comme si l'amour n'existait plus, comme avalé par Ekter. L'image de son corps fiévreux, tremblant sur le parquet de son appartement l'aveugle. Privé d'amour, unique nourriture de son don, il était comme pris au piège de violentes décharges électriques. Et Echo, faiblissant à ses côtés n'y pouvait strictement rien. Dans un moment de lucidité la colère l'avait gagné. De ce foutu don. Que l'amour pour son âme, sa libellule, sa moitié de toujours ne suffisse pas à vaincre Ekter. Lui, le Cupidon, n'avait pas même le mérite d'être sauvé par l'amour. Tout à l'inverse, on l'en avait même privé. Le minuscule corps de la Demoiselle qui perd en lueur, s'échoue à terre et finit par devenir poussière... Si Eros était encore en vie, il vomirait de nouveau de cette vision.

Echo est morte. Et lui avec. Alors pourquoi toutes ces voix ? Pourquoi l'entendre scander ces rimes ? Les flashs ne cesseront-ils jamais ? Est-ce cela l'enfer ? L'enfer après l'enfer, après Ekter ?

-Monsieur ?

Ce timbre est nouveau. De toute la folie endurée jusqu'ici, il n'a jamais entendu cette voix. Il ne la connaît pas. Féminine, elle possède un fort accent, inconnu. Son anglais est très mauvais, en tous cas.

-Monsieur, restez avec moi ! Là, accrochez-vous, le remède fait effet. Vous pourrez bientôt ouvrir les yeux.

Remède ? Un remède à quoi donc ? Encore une hallucination, un supplice de plus. Il est mort. Bel et bien mort. Et malgré la torture endurée, il ne souhaite pas être autrement que mort.

-Ne prenez pas peur. Vous êtes en sécurité ici. Vous êtes sauf.

Sauf. Le mot semble déclencheur car soudainement ses paupières s'ouvrent avec violence et aussitôt il bascule sur le côté pour vomir ses tripes, sur les pieds de la femme qui visiblement lui parlait. Elle a un mouvement de recul, mais ne peste pas et s'empare immédiatement d'un linge et d'une bassine pour le nettoyer.

-Là... Calmez-vous. Tout va bien, vous évacuez les toxines du virus, ce n'est rien.

De retour sur le dos, Eros analyse la situation. Son torse se soulève avec panique. Les lumières blanches d'un très probable hôpital lui tiraillent la rétine. Aussi il se concentre sur l'infirmière. Puis les autres lits, certains cachés par des rideaux. Sauf. Il est réellement sauf. Vivant.

-...

Ce n'est qu'un râle rauque qui s'extirpe de sa gorge. Il aurait voulu hurler. Supplier qu'on le tue de nouveau. Mais aucun mot ne se forme. Echo. Echo n'est pas vivante elle. Ils ne l'ont pas sauvé. Il est tout aussi mort qu'avant. Mort vivant. Après un moment d'hébétement où il écoute avec aphasie le terrible anglais de la dame lui expliquant que son corps a été retrouvé près d'un lac, inconscient et qu'il a immédiatement été amené ici. Le reste du discours de norvégiens et de noms imprononçables, il n'en capte pas un mot. Une unique idée parvient à germer dans les ruines de son esprit. Mourir.

Il se redresse d'un bond, mais se retrouve très vite gêné par des tas de câbles reliés à des pointes plantées dans ses bras. Perfusions et compagnie. L'Amoureux déchiré découvre alors une marche étrange sur son poignet, mais refuse de s'y attarder car déjà l'infirmière appelle du renfort et tente de le rassurer. Il arrache avec hargne les liens le retenant au lit, faisant gicler son propre sang. Peu importe. Il ne peut plus ressentir aucune douleur. Il ne peut plus ressentir tout court. Sauter de sa couche est plus compliqué qu'attendu. Comateux depuis un temps incertain, son corps a perdu tout tonus. Et visiblement pas mal de kilos. Squelettique, faible, il titube plus qu'il ne court. Finissant par trébucher, il s'écroule dans des bras. Eros relève un visage défait, espérant parvenir à parler pour supplier. Et reconnaît le visage appartenant aux bras. Adam.

Aussitôt son don se remet en route. Faible également, par son manque de force physique et mentale, mais bien là, vivant lui aussi. Le constat est de trop. On a tué son âme, mais on lui a laissé son PUTAIN DE DON A LA CON ?!! Ses lèvres gercées, saignantes s'ouvrent en grand, pour en sortir un hurlement tout aussi déchiré que lui.


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Mar 2 Oct - 14:13
"ça va ?"

C'est une simple question, toute bête. J'étais sur l'ordinateur d'un interne, en train d'essayer vainement d'en tirer quelque chose quand cette interrogation est venue de nulle part. Mes pattes se sont tendues si bien que je ne peux plus travailler pour le moment. Pourquoi cela me choque ? Tout simplement parce que tu ne m'as jamais, de toutes nos vies, demandé si j'allais bien. Tu le savais, je le savais, il n'y avait pas besoin de mots. Je me retourne et te répond de la manière la plus naturelle dont je suis capable.

"Bien sur que non ! Cet enfoiré d'ordinateur n'est pas compatible avec la carte graphique qu'on a achété pour lui. Je pense qu'on a pas besoin de la remplacer pour autant mais je sèche un peu pour la marche à suivre. Soit désactiver certains programmes au démarrage pour éviter qu'il ne reconnaisse cette carte comme incompatible, soit télécharger un genre d'émulateur qui va modifier, du moins pour l'ordi, le modèle de la carte... Je ne sais pas sur quoi partir."

"Euh ... Essaye le second truc."

J'inspire un coup et me lance dans la procédure. Le téléchargement sera long à cause de ce foutu brouilleur.

"Ouais, tu as raison. Bonne idée ! T'es pas si nul en informatique finalement. Qu'aurais-je pu faire sans toi ? Mon sauveur."

Ma petite boutade plonge comme dans un lac. Ton regard est vide. Non, tu ne vas pas recommencer avec ces épisodes de dépression. Allez, on est bien tous les deux, on a besoin de personne. Je sais que tu ne m'entends plus et qu'il va falloir réapprendre à s'entendre mais ça se fera. Après tout, on ne s'est jamais autant parlé de vive voix que depuis qu'on ne s'entend plus dans nos têtes.

"On sort d'ici ?"

"De l’hôpital ? On a pas le droit, encore."

"Au moins ce cette chambre... J'ai encore... 89% de temps à accorder à une éventuelle sortie. Profites-en, on rencontra peut-être des personnes intéressantes." Tu me regardes, tellement interloqué que je m'empresse d'ajouter "Si je te proposes ça, c'est uniquement pour toi. Moi je m'en fiche d'aller voir des gens."

Tu te lèves alors et me tend la main. Geste simple mais que j'apprécie beaucoup. La perte de ton don est une chose atroce pour toi, ton pouvoir, ta "bénédiction". Souvent, tu regardes encore les gens à la manière d'un ahuri espérant toujours entendre quelque chose qui n'aurait pas été prononcé mais rien ne vient et il ne sert plus à rien de sonder qui que ce soit. Pire encore : tu as perdu ta sensibilité au contact de ce don si bien que tu ne sais plus lire les gens et tu dois désormais te contenter de ce qu'ils te disent comme toute information.

Après la chambre, nous avons pris le couloir et but un verre d'eau à la fontaine. Nous n'entendons désormais plus que les pas des infirmiers et parfois le souffle de quelques personnes, des toux, des raclements de gorges, c'est fou ce que les humains peuvent être bruyants au final ! Tu passes un autre couloir, prend un escalier au hasard. L'enfermement à tendance à te rendre un peu nerveux et tu feras durer cette petite balade le plus que tu peux, aller courir pour te changer les idées te manque atrocement, tu ne peux que te rendre à la salle de sport de l’hôpital pour y faire tes séances journalières pour te changer le peu d'idées que tu as. T'évader te manque, rendre service aussi.

Rendre service ... Je pourrais peut-être arranger quelque chose pour ça, pas tout de suite bien sur. Il suffirait que je trouve une personne dans le besoin et que je m'arrange pour que tu tombes nez-à-nez avec elle pour que tu puisses lui remonter le moral et te sentir utile à nouveau ! Après tout, cela doit être facile à trouver ici ! Au moins, vous vous rétabliriez ensemble ! Bonne idée moi-même ! Plus qu'à trouver quelqu'un de vraiment abimé et ce serait juste impecc' ! En fait, je pense avoir trouvé la personne parfaite, la seule qui t'a vraiment secoué sur toute ta carrière de psy et que ce serait vraiment impossible de rencontrer maintenant, j'ai nommé ....

"Eros ?"

Je regarde dans la même direction que toi, et effectivement, le voilà. Lui qui avait disparut de la circulation, lui qui était sois-disant faible, dont rien ne présageait la survie, et qui pourtant était là, en train de lutter férocement avec le personnel tant et si bien qu'ils appellent du renfort pour aider à le maîtriser. Là où il y a besoin d'aide, il y a toi, qui se met à courir vers lui, les bras tendus et lui, qui cours vers toi en retour, comme au ralentit, comme une fin clichée de film. Et il te tombe dans les bras.

"Bon sang ! Charlotte, tu m'avais dit qu'il n'était pas là ! Tu m'avais dit qu'il n'avais pas été transporté ! Pourquoi tu m'as dit n'importe quoi ?"

Tu hurles comme pour couvrir les cris d'Eros, très étonné et presque furieux. Paradoxalement, tu ne sais plus gérer tes propres émotions depuis que tu n'as plus à gérer celle des autres. Tu serres alors Eros plus étroitement et fini par le soulever de terre pour éviter qu'il ne chute. Tu te calmes instantanément alors que tu comprends à quel point il peut être léger.

"Je t'ai dis que ..."

"Je sais, que tu ne savais pas. Excuses-moi."

Et alors, une pensée te vient, tellement violente qu'elle me frappe de plein fouet : les sentiments d'Eros t'avaient beaucoup manqué et continuent à te manquer terriblement. Elles qui étaient aussi pures qu'une source d'eau, intactes comme la glace d'un lac en plein hiver et pourtant aussi chaudes et vibrantes qu'une nuit d'orages d'été. Tu inspires profondément, le nez enfouis dans le cou d'Eros et tes yeux se ferment sur deux larmes de détresses qui s'échappent de tes yeux. C'est à ce moment précis que tu te sens véritablement perdu dans ton don, te voilà au seuil de ton baptême du feu.

"Eros, je croyais t'avoir perdu."

Peu t'importe s'il t'entend. Avec lui, tu n'as pas l'intention de jouer la carte du "tout va bien, merci, non, besoin de rien". S'il y a bien une personne sur terre avec qui tu te sens trop faible pour tricher, c'est lui. Tu prend sa présence comme un cadeau que te ferait une entité supérieure pour se faire pardonner de t'avoir privé de ton don. Autour de vous, le personnel ne sait plus trop quoi faire quand une infirmière te fais signe discrètement de l'asseoir sur le lit ce que tu t'empresse de faire. Immédiatement, comme un signal, une armée de blouses blanche vous tournent autour pour rebrancher Eros de toutes part. Toi, tu passes ta main sur ton visage pour en essuyer les larmes, Eros à le droit de savoir, pas les autres. Moi qui ait toujours voulu savoir si tes sentiments pour ce garçon étaient sincères ou s'ils étaient dictés par les sentiments qu'il te transmettait et par mon vécu, me voilà renseignée. Mais autre chose capte alors mon attention ... Quelque chose d'absent, j'ai beau la chercher, je ne la vois nulle part.

"Echo ?"

Je sais très bien ce qui s'est passé, Eros n'a pas eu notre chance : ne plus avoir de don mais garder son Daemon. Et pourtant, même si toutes les preuves évidentes sont là, je ne peux pas croire que j'ai perdu Echo. Non, je ferais des recherches et je la trouverai. Ne t'inquiète pas, Eros, Charlotte est là !



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Mer 3 Oct - 16:31
Il s'écroule comme une vulgaire poupée de chiffon dans les bras du psychologue universitaire. Son tonus musculaire est aboli, il n'est rien de plus qu'une marionnette. Et mal empaillée. On le soulève avec une facilité déconcertante. Mais il n'y prend garde. Son poids l'importe peu. Il ignore à quand remonte son dernier repas ou verre d'eau. Les perfusions étaient là pour ça. Et avant ? Avant il croyait être mort. Qui se soucie de se nourrir quand on est mort ?

Épuisé, choqué, il se laisse faire, accepte qu'on le pique de nouveau. Il ne sent plus rien, plus aucune douleur. Tout est sourd, tout n'est qu'un immense trou béant dans son cœur. Seul lui reste la vision inespérée, inattendue d'Adam. Le hurlement cesse dans un hoquet, plus parce que ses cordes vocales viennent de se péter que par réel apaisement. Il sent encore l'humidité des larmes de l'homme du net dans son cou. Et c'est l'unique chaleur en ce monde. La gorge en feu, le visage tiraillé, Eros regarde Adam. Et voit Charlotte.

Une étincelle de colère jaillit. Unique, vive, jalouse. Elle s'éteint aussitôt, privée de force pour s'alimenter. Ils sont encore deux. Ils ont survécu ensemble. Un curieux mélange d'injustice et de soulagement lui tord les intestins. Il n'aurait pas souhaité autrement pour cet amour qu'il a encore une fois abandonné sur le côté sitôt que les choses ont dérapé. Mais pourquoi lui ? Pourquoi Echo ? Qui a bien pu décider de lui enlever l'unique être qui lui permettait de survivre, de se battre, de continuer à aimer ? Comment peut-on envisager de couper une personne en deux ? En laissant là l'autre moitié ? Qui est l'abruti qui l'a sauvé ?

Charlotte a compris. Eros le devine à son corps tendu en avant, à la recherche de la libellule, à ses multiples yeux effarés. Au moins, il n'aura pas besoin de le dire à voix haute pour en informer Adam. Pour autant il rouvre ses lèvres, mais seul une inspiration brisée émet un borborygme. Sa main de laquelle sort une nouvelle aiguille, les infirmières ne disposant plus de veines suffisantes pour le piquer au bras, se lève, tremblante. Il vient tapoter son cœur, indiquant le manque. Des tapotements naissent des frappes. De plus en plus fortes. A force de cogner, il finira bien par le faire cesser de battre, non ? Mais l'équipe médicale comprend bien trop vite. Et des sangles viennent l'emprisonner de tout mouvement.

Les iris vitreuses, toujours rivées vers son miracle de vie, il appelle Echo du bout des lèvres. Le front d'Adam vient se coller au sien, forçant Eros à se calmer. L'Amoureux a alors une idée. Stupide, mais une idée tout de même. Ce lien, qu'ils avaient forgé avec leurs deux dons, cet amour si puissant... S'il se reconnectait à l'empathe, peut-être pourrait-il alors sentir le souvenir d'Echo. Ou tenter d'absorber un peu du lien avec Charlotte. Juste un peu. Juste une dose pour remplir le trou, là... Incapable de parler, il ne demande pas l'autorisation. Il frappera à la porte de l'esprit d'Adam avec son don. S'il y parvient. Sa capacité physique n'aide pas. Paupières closes, il s'efforce pour autant de s'ouvrir, se concentre sur l'amour que lui a apporté le beau brun, sur leur passé intranet et leurs retrouvailles trop courtes. Le néant, suivi du soupir de l'intéressé lui rouvre les yeux avec horreur. Il n'y a toujours pas besoin de mots. Lui aussi a compris. Ekter ne lui a certes pas pris Charlotte, mais l'a privé de son don.

Si le jeune franco-irlandais donnerait tout au monde pour se débarrasser du Cupidon en lui et récupérer Echo, il sait combien Adam maîtrisait et avait appris à aimer son pouvoir. Il devait lui apprendre à gérer le sien. Ensemble ils devaient avancer, grandir, devenir plus forts. Quel avenir maintenant pour eux ? Une petite voix ressemblant à celle de sa belle Echo ne peut s'empêcher de lui dire qu'ils n'ont jamais été autant complémentaires, que c'est peut-être un signe. Mais ce n'est pas Echo. Ce n'est que le restant de son cœur d’artichaut, gonflé par l'unique chose qui lui reste : l'Amour et toutes ces histoires d'âme sœur. Son âme à lui est morte. Alors les sœurs, elles peuvent aller se faire voir.

Il ne repousse pour autant pas Adam et accepte sa main qui vient serrer la sienne. Étreinte forte, brisée, blessée, mais présente. Vivante. Cela le ramène un peu sur Terre et il prend le temps de regarder autour de lui. S'il n'a jamais vu l'hôpital de Merkeley, il sait ne pas y être. Ces accents étranges, cette langue inconnue parlée au loin, la pâleur de leurs visages, le mobilier, les inscriptions d'un autre pays... Fronçant les sourcils, il interroge son sauveur du regard. S'éclaircit la voix jusqu'à bredouiller, murmurer ses questions. Au premier son, il ne l'entend pas. Aussi Adam se rapproche, afin que les mots puissent lui parvenir directement dans l'oreille.

-Où ? On est... où ? Que... quoi passé ? Merk...

Eros ignore totalement le sort de Merkeley, puisque le coma l'a envahi juste avant le bombardement. Cloîtré chez lui, il a joué à l'autruche, ne ramassant aucun journal, ayant débranché la télé. Seul le nom d'Ekter le rendait fou. Et à la mort d'Echo... Le monde pouvait bien crever tout entier qu'il n'en avait que faire. La paranoïa lui avait envoyé des images de monstres, d'ombres énormes venant l'avaler. Il ne se souvenait de rien d'autre.

Raconte-moi Adam. Raconte-moi comment et quelle horreur humaine s'est encore abattue sur Terre ? Dénonce les coupables que je dois haïr pour ma perte. Et explique-moi pourquoi je suis encore en vie ?


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Mer 3 Oct - 18:11
Il y a eu cette lueur dans son regard, furtive, imperceptible, et coléreuse, quand il m'a vu. Il m'a fallut encore un moment pour comprendre, un très long moment.Echo n'était plus. Alors que tu es penché sur lui, cette question me trouble, une question que je m'étais jurée de ne pas me poser, jamais :

Aurais-tu préféré garder ton don et me perdre ? Ç’aurait été ça le plus agréable pour toi : toujours pouvoir lire les autres, et ne plus avoir de fichue araignée collée à tes basques et à critiquer tout et n'importe quoi. Je suis désolée Adam, désolée pour toi, désolée pour lui, que pour vous deux, le destin ai décidé de la pire solution. Tout ce que je peux dire pour ma défense est que ...

"... J'me suis quand même bien améliorée !"

Tu relèves la tête et tes yeux se tournent vers moi, toujours arrimée sur ton épaule. Tes sourcils se froncent d'incrédulité.

"De quoi tu me parles ? Tu me fais quoi là ?"


On va vraiment devoir réapprendre à communiquer sans passer par la parole, toi et moi. J'aurais pu me détendre, essayer de reprendre mes esprit, t'expliquer pourquoi je te disais ça de but en blanc, mais ç'aurait pas été vraiment moi. Je ferme alors totalement mon esprit. Non, je ne veux pas savoir si tu aurais préféré me perdre au profit de ton don.

"Rien. Rien du tout."

Eros a l'air totalement perdu, dans son lit blanc. Si avant il avait du mal à se sortir de sa propre tête, à présent, il est totalement assaillit par ses pensées les plus sombres. Toi, tu es retourné à lui, ta main sur la joue, les infirmières et les médecins vous laissent à présent un peu plus d'intimité et de liberté.

En parlant d'intimité, j'entrevois avec une certaine fascination que tu oses entrer en contact avec lui, sans craintes aucune à présent. Peut-être même certainement avec le secret espoir de retrouver au moins une parcelle de bribe de don. C'est une utopie mais je sais qu'avec Eros, tu espères une exception, un oubli, même s'il est mineur et insignifiant. N'importe quoi !

"Nous sommes en Norvège, Eros. Merkeley n'existe plus, elle a été bombardé. Nous avons été en quelques sortes téléportés ici, nous les survivants."

Tu colle alors ton front au sien et ferme les yeux. Le vide de ton don n'a jamais été aussi profond mais cela n'est rien, à présent, comparé à la souffrance de notre amoureux. De tout coeur, tu souhaites jeter ça au loin, ne plus penser à ce qu'on a perdu pour réapprendre à se débrouiller, pour apprendre à nouveau à vivre.

Tes deux mains sont sur ses deux joues à présent. Les larmes ont tracé des sillons salés sur tes joues. Si tes émotions ont déjà été aussi fortes, jamais encore tu ne les as laissé s'exprimer ainsi.

"Je t'en supplie, Eros, survie. Survie à tout prix, laisse-moi t'aider comme je te l'ai promis. Laisse-moi venir à toi comme personne ne t'a jamais approché."

Cette dernière tirade n'est presque plus qu'un murmure. Pour ma part, j'imite les infirmiers et m'éloigne un peu car votre besoin d'intimité se fait presque palpable. La dernière chose que je voit avant de sauter sur une table de chevet voisine sont tes lèvres qui frôlent doucement les siennes, timidement, comme pour demander une permission.

Autour de vous, il y a des regards désapprobateurs mais ... C'est vrai, tu n'entends plus les pensées !



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Ven 5 Oct - 11:10
S'il entend des brides de conversation entre Adam et Charlotte, Eros n'en comprend pas un mot. Il ne cherche même pas à essayer. L'effort de capter ce qui a bien pu leur arriver à tous est déjà trop conséquent pour sa santé physique et mentale. Il se demande encore s'il peut survivre. S'il veut survivre. Sans Echo tout paraît impossible. Un Cupidon sans ailes, sans flèches, sans cœur... A quoi cela sert-il ? Que lui dirait sa précieuse libellule à cet instant ? Où est-elle ? Existe-t-il un paradis des daemons ? Un lieu où elle se repose, heureuse de ne plus avoir à s'occuper des soucis amoureux de son humain ? Cette poussière dorée qui s'est évaporé de son corps, qu'est-elle devenue ? S'est-elle collée au ciel pour devenir une multitude d'étoiles ? Peut-elle encore veiller sur lui de si loin ? Même la plus romantique et belle des théories ne suffit pas à le consoler.

Il se souvient avec regret et amertume de leurs disputes. De son refus de lui parler à sa transformation définitive. De son franc parler qu'il critiquait tant de fois, de ses idées à la con, comme celle d'aller voir un psychologue universitaire... Idée sublime qui l'a amené à Adam. Jamais il n'a reconnu la raison d'Echo sur son hypersensibilité, jamais il ne s'est vraiment excusé. Lui a-t-elle pardonné pour autant ? Leurs multiples prises de tête ont-elles affaibli leur lien et est-elle la cause de la mort d'Echo ? Leur amour n'était-il pas assez fort pour vaincre Ekter ? La culpabilité grandit et il voudrait retomber dans le coma, pour ne plus avoir à penser à tout ça. Sa Demoiselle l'a sauvé tant de fois... Pourquoi n'a-t-il pas pu en faire autant ?

La vérité éclate. Merkeley n'existe plus. D'un claquement de doigt, là, comme ça, elle a été rayée de la carte. Ce renouveau tant espéré avec Echo dans cette ville s'est envolée avec une facilité déconcertante. Aurait-il dû rester en Irlande ? Revenir en France auprès de sa famille ? Se contenter d'être un lovomètre et cesser ses ambitions débiles d'être plus que cela ? Echo serait encore là, en tous cas. Téléportés. Juste comme ça. Téléportés en Norvège. La pilule est dure à avaler. Tant par l'impossibilité du truc que par l'absence d'explications. Pourquoi les norvégiens auraient-il voulu les sauver ? Et comment ont-ils réussi ? Possèdent-ils des dons différents des leurs ? Que leurs veulent-ils ? La paranoïa est de retour. Ne seraient-ils pas à l'origine d'Ekter ? Dans l'unique but de pouvoir faire des expériences sur eux... Comme celle cruelle et inhumaine de les séparer de leurs daemons et de suivre la possible survie ? Sitôt qu'il sera rétabli, il ne se laissera pas faire. C'est ce qu'aurait envisagé Echo. La méfiance avant tout. Il lui doit bien ça.

Les émotions et larmes non retenues d'Adam tempèrent son esprit tiraillé et le surprennent. Il ne l'a jamais vu si vulnérable. Est-ce un effet de la perte de son don ou simplement leurs retrouvailles ? Peu importe. Cela lui fait du bien. L'empêche encore un peu de vouloir crever, là, sur son lit d'hôpital. Comme en écho à ses pensées suicidaires, son amour perdu tant de fois le supplie. Le supplie de ne plus fuir, d'accepter, de l'accepter lui dans sa vie. Eros déglutit, hésitant. Plus rien n'a d'importance. Mais tout à la fois, il ne peut s'empêcher de refaire l'histoire. Et s'il ne s'était pas enfermé chez lui ? S'il avait accepté Adam dans sa vie à ce moment-là ? S'il lui avait fait confiance, malgré sa folie naissante ? Il aurait trouvé de l'amour dans ce monde. Son don n'aurait pas pété un câble. Et Echo serait peut-être encore en vie. Est-ce une simple leçon de la vie ? Un « tu vois, tu aurais dû t'ouvrir, accorder ta confiance, pour une fois. » Bien fait, donc ?

Ses lèvres se posent alors sur les siennes. Avec une douceur insoupçonnable. Un frôlement qui invite, mais ne prend pas. Pourtant cela ne doit pas être des plus agréable pour lui. Eros est en piteux état et doute que des gerçures et un squelette soit source d'envie. Mais il le fait. Il lui prouve sa présence. Encore une fois. Alors il accepte. Il se soumet à l'unique chose qui lui reste. Adam.
Avec la même précaution, il presse ses lèvres, lui rend le baiser jusqu'à le rendre plus palpable encore, plus intense. Entre les larmes et le désespoir, naît une étincelle. Le don s'active, faible, mais présent et pour la toute première fois il se fait réconfortant. L'amour est encore possible. Il ne lui envoie rien de plus, aucune question d'âme sœur ou quoi que ce soit. Juste la preuve que l'amour n'est pas mort. Et qu'il sera son salut.

Pieds et poings liés, Eros ne peut attraper le visage de son amant. Aussi se contente-t-il de se dévisser la nuque pour donner plus de force à leur union. Puis finit par laisser tomber sa tête sur l'oreiller, mettant fin au contact. Il plonge ses pupilles dans les siennes, refusant de quitter tout contact.

-D'accord. S'égosille-t-il.

Echo l'a amené à Adam. Avec ses convictions de se faire aider, elle a retrouvé le chemin de la vérité sur l'imposture de Charlotte. Elle lui a permis de trouver un appui et des sentiments inédits. Ce serait bien mal la remercier que de refuser encore cette main tendue. Là, il sait ce qu'elle voudrait. Qu'il survive. Qu'il lui prouve qu'il peut être fort, tout seul. Rien n'est gagné. Il ne peut rien promettre. Mais il peut essayer, se laisser porter. A-t-il réellement un autre choix, de toutes façons ?

Son approbation fait l'effet d'une potion magique, d'un élément déclencheur dans tout son corps. Sa gorge est sèche, mais plus que tout son estomac gronde.

-J'ai faim.

Le sourire de son sauveur est contagieux et se dessine en retour, timide, sur le visage du rescapé. Alors que Charlotte prend les rennes pour ordonner un véritable repas et non plus du liquide au travers des perfusions, Eros n'en oublie pas sa méfiance. Ses mots deviennent plus fluides, bien que totalement brisés de par son timbre éteint.

-Qui sont-ils ? Que nous veulent-ils ? Pourquoi nous sauver ? Est-on réellement en sécurité ?

Il a peur. Peur de devoir se battre de nouveau. Il voudrait ne plus avoir à fuir. Mais sans Echo... Il sera le premier à mourir, trahissant la promesse faite à Adam.


Please find me. 'Cause I can't find you, my Love.

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Hier à 20:29
Allez, à manger, et qu'ça saute ! Plus vite que ça ! Notre amour se meurt de faim. Fort heureusement, le plateau repas était déjà prêt. Pour une raison obscure, la nourriture était meilleure et plus riche que dans mes souvenirs préjugés d’hôpital de Merkeley.

Le regard d'Eros change légèrement, passant de la pure détresse à un semblant de détermination. Puis, les questions légitimes fusent, tu hésites un instant, probablement partagé entre l'envie d'y apporter des réponses rassurantes, et le besoin de repos d'esprit du rouquin manifeste. L'honnêteté a toujours été ton crédo et repousser l'inévitable ne servira qu'à angoisser notre rachitique ami. Tu inspires profondément avant de prendre ta voix la plus calme et apaisante, réservée aux enfants qui font des cauchemars et qui ne veulent pas retourner dormir.

"Nous sommes à Ókólnir. Une vieille légende raconte que c'est le point d'origine de tous les Daemoniens. Ici, on raconte qu'il y a des dieux vivants, une religion omniprésente, les Daemoniens y sont donc naturellement acceptés et respectés. Quand l'attaque a eu lieue sur Merkeley par le gouvernement, c'est l'un de ces dieux qui nous aurait conduit ici, nous les survivants, juste avant l'impact. Ils nous ont sauvés comme on sauve un frère et vu comme nous avons été traités jusque là, je pense que oui, nous sommes en sécurité."

Tu te retiens de justesse de lâcher un "enfin..." hésitant. Tu es profondément convaincu du bien fondé de l'entreprise mais les rescapés sont tous plus abîmés les uns que les autres. Tout ce qui doit nous importer à présent est de prendre un peu de repos bien mérité avant de se lancer dans le défis de survivre malgré tout. Malgré ces pensées rassurantes, quelque chose te trouble. Ce n'est pas visible mais je peux sentir que tu as quelque chose sur le cœur que tu brûles de partager mais que tu considères comme dérisoire à ce moment précis. En plus, tu ne veux pas embêter Eros avec ça ... Ha, c'bien mal me connaître ça !

"Adam à quelque chose à te dire qu'il n'ose pas te dire. Mais comme les secrets sont plus toxiques que mon poison, je l'aide." Dis-je avant de m'éloigner de nouveau.

Pour ta part, tes yeux arborent un regard partagé entre l'hésitation et l'amusement. Finalement, tu te résignes alors qu'Eros découvre son repas.

"Ce ... Ce n'est rien, vraiment." commence-tu, hésitant. Mais tu continue avant que j'aie le temps d'intervenir."C'est étrange de dire ça mais... Comment dire. Tes pensées... " Tu reprends ta respiration, essayant vainement de reprendre contenance. Crache le morceau, va !

"Elles vont terriblement me manquer... Tes pensées sont uniques. Enfin, les pensées de tout le monde sont uniques, mais les tiennes étaient très particulières, mélodieuses, colorées, poétiques. Jamais avant toi je n'aurais cru que quelqu'un pouvait me séduire juste par la pensée. C'était comme ... comme une musique ! Une musique enivrante de celles dont on ne se lasse jamais et qu'on arrive pas à arrêter d'écouter. Une musique qui semblait me parler à moi, personnellement, qui m'était adressée."

Tu reprends ta respiration, une inspiration presque tremblante.

"C'est dur de me dire que jamais plus je n'aurais cette musique. Cependant, j'ai été sincèrement honoré d'avoir pu l'entendre et, d'une certaine manière, d'avoir été le seul. Pendant tout ce temps, même quand tu étais loin de moi, je considérais cela comme mon petit privilège personnel. Enfin bref ... Merci."

Woah... Adam... Parle... De... Son... Ressenti...
On va avoir besoin de beaucoup plus de personnel médical, les gars, on a un soucis ! Non, Eros est un foutu magicien ! Non, j'ai mangé trop de cookies magiques et je suis en train d'halluciner, voilà, c'est ça ! Quel trip de dingue, je voudrais ne jamais me réveiller. Tu reprend d'une voix bien plus assurée à présent que ton âme est soulagée de cet aveux.

"Et ... désolé pour t'avoir embrassé de but en blanc comme ça. Autant la dernière fois, c'était facile de savoir que je pouvais le faire, autant là ... Si ça se trouve, tu es t'es marié et ta légitime est juste derrière moi avec une tronçonneuse."

C'est vrai que ça a un côté amusant de ne plus savoir.



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